‹ Système de chimie (volume 3)Chapitre 50 sur 149 · S^S PARTIES DIS PI.ÀNT^S · texte numérisé non relu

S^S PARTIES DIS PI.ÀNT^S

Unsj et c'est eacore à ce chimiste infatigable que nons eo devons l'analyse. U en obtint de 384o parties :

Matière .fibreuse 72a

Albumipe 44

Phosphates terreux, mêlés d'm

peu d'albumine. • aa

Extractif , soloble dans Falcool. . 130

' Haiière gommeuse aSo

Amidon i a6o

Matière ycgéto-animale ^ i4^3

Perte 11

La proportion de la matière végéto-animale y est encore plus grande que dans le haricot.

Fourcroy et Vauquelin examinèrent des lentilles ; mais oa ne peut savoir si elles étaient de la même espèce que celles sur lesquelles Einhof avait opéré, puisqu'ils ont omis d'em indiquer le nom botanique. Le liquide dans lequel on avait fait macérer la farine de ces semences, n'était pas acide; il avait une légère saveur assez désagréable^ l'infusion de noix de galle, le chlore et le sulfate de fer, y produisaient de^ précipités abondans. Enfin, il présentait à-peu-près les phénomènes décrits par Einhof Lorsqu'on fait digérer de la fa« rine de lentilles dans l'alcool , ce liquide prend une couleur jaune verdâtre. et acquiert une saveur acre et amère. Lors-

Ju'il a été distillé , il a une odeur très-forte de vanille ; mais en prend une désagréable, lorsqu'on le mêle avec de l'eau. Le résidu est d'un jaune verdâtre ; il a l'apparence d'une dissolution épaisse de savon , et une couche d'huile verte le le surnage^ La cosse des lentilles contient une portion de tannin*.

Lupin Mtnc II. Lupin blanc. Où doit, à Fourcroy et à Vauquelin l'analyse des semences du lupinus albus , dont la farine , d'apresleurs expériences, diffère de celle de toutes les autres plantes légumineuses examinées jusqu'à présent, puisqu'elle ne contient ni amidon ni matière saccharine. Ils y trouvèrent une huile verte jaunâtre d'ime nature acre , se rapprochant

' Gchlen'sJoufD. Vl.Sia.

? Ann. du Mus. d'Hist. nat. N.o XXXVII, p. 10.

«les huiles fixes par ses propriétés ; une matière végéto-auimaie, (jui parait ressembler beaucoup au gluten ; une proportion considérable de phosphate de chaux et de phosphate de magnésie , et des traces de phosphate de potasse et de phosphate de fer'.

1 3. Graines de chéneçis. Ces graines ont été analysées chéot^îu par Bnchols, et il obtint les résultats suivans :

Seise parties de eraines de chénevis donnèrent , par expression , au-delà oe trois parties d'une huile colorée en jaune. Sa «aveur était douce , et elle avait tous les caractères ^es huiles fixes. En faisant digérer le résidu dans Teau, et en coagulant parla chaleur, il en relira 3,5 parties d'albumine et un peu moins d'une demi partie de matière ^euse; les pellicules et les enveloppes insolubles pesaient 6,ia5 parties. On obtint par Faction de l'alcool euTÎron les o,a5 d'une partie de résine colorée en bma, et à-peu-près la même quantité d'une substance que Bucbolz appelle sucre mucilagineux et extrait savonenx , et environ i. 5 parties iFextractif gommeux *.

i3. Café. On appelle ainsi les semences du cofea ara- c«fé. bica y arbre toujours vert, et ordinairement de petite dimension. Il ne fut connu en Europe qu'en i65o, et nous fut apporté d'abord de l'Arabie *. Le fruit entier ressemble à une cerise. An-dessous d'une peau pulpeuse se trouve une fève ovale, qui se sépare longitudinaiement en deux parties, dont chacune est recouverte d'une enveloppe mince, et sillonnée en longueur' sur le côté applati, où elles se réunissent. On fkit sécher le fruit mûr au soleil , et on passe dessus des rouleaux très-lourds , au moyen desquels les semences sont détachées et les enveloppes brisées. On sépare ensuite les semences de ces enveloppes en les vannant.

Les chimistes ont fait beaucoup d'expériences pour reconnaître les parties constituantes du café et ses qualités. Neumann, Geoffroi, Dufour, Kruger, Westfeld, etc., ont publié successîvenient le résultat de leurs essais sur cette substance. Les analyses les. plus récentes , août celles . de Herman ^ et de Cadet ^ Cependant ces analyses ne se trouvent d'accord ni entre elles , ni avec celles précédemment faites. On doit probablement attribuer ces différences

• Ano. du Mlle. d'Hist. nat. N.» XXXVII, p. la.

» Neatnann't Chen. p. 378. » Gchlcn's Journ. VI , 6i5.

4 CreU'» Aaa. 1800, Il ; i*8. ! Adu. de Gbim. LVIH , ^^^

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