‹ Système de chimie (volume 3)Chapitre 55 sur 149 · Phallus impudicus. Ce champicnon si bien connu s · texte numérisé non relu

Phallus impudicus. Ce champicnon si bien connu s

Eir Vodeur fétide insoutenable^ qu'il exale , fut reconnu , par '^' raconnot, contenir, savoir :

De reau.

De la fimgnie , très-animalisée.

De l'albumine*

Une madère animale*

Du nracuSt

Du sur-acétate de potasse*

Un peu de sur-acétate d'ammoniaque*

De l'adipocire.

Une matière huileuse.

Dq sucre de champignons.

Un peu de phosphate de potasse.

Un adde combustible, uni a la potasse *•

17. Peziza nigra, ou Ljcoperdon truncatum* Ce champignon , très-commun sur l'écorce des chênes après qu'ils ont été abattus , est remarquable par la couleur noire de sa surfaice , tandis que la partie charnue , est gélatineuse ,

' Ann; d« Chim. LXXK, Soo.

9ft8 fARTlES DES Pl/àHT£$.

demî-tranij^areiite et âaati^e. Br&coniiot obtiol de 4<>^ parties de ce cbampignoo , qn'â analysa , savoir :

Eau i 4 376,0.

Cérâsîtfe. / 184.

Gomme.' i 4. 3,6.

Acide fuDgîqne , en grande partie Kbre. . 8,0,

Sncre de champignons. o\^

Matière solufale £ins l'alcool, très -peu

animalisée o^^

^latière grasse' i prenant une couleur

pourpre avec la potasse. o,4«

Potasse et chaut en petite quantités

^i^^g^g. iS. Lycoperdon tuber, ou tuber cibariumi C'est ttrf fongus elobuleux qi^on trouve à la profondeur de loa ou 125 millimètres sous terre dans des lieux boisés. Oiifle considère comme étant l'un des meilleurs champignons pour la table^ Bouillôn-Lagrange eti a fait Panalyse par un procédé analogue à celui déjl décrit pour les différentes espèces dé blé*.

La truffe , après l'avoir bien lavée et brossée ^' fut passée sur une râpe et délayée avec de Teau' s^ir un tamis juscfu'à ce que ce liquide cessât de lui rien enlever, Il re$ta sur le tamis une matière fibreuse noirâti:e. Le liaiude a'dtérait pas les couleurs bleues végétales. Abanaooné à* luimême j il déposa une matière brune , qui ne re^seoyble pas à l'amidon dans ^t% propriétés. L'eau froide a trè$*peu d'action sur les truffes ; mais l'eau chaude en dissout une petite portion, qui a tous les caraaères de l'albumine.

La truffe ayant été traitée avec l'acide nitrique, la, dissolution s'en opéra, et il se dégagea «i même-temps du deutoxide d'azote, du gaz acide carbonique ,. et du gaz azole^ et la dissolution donna , à la distillation , une liqueur qui contenait de l'acide hydroçyânique. Le liquide résida abandouna du principe amer , ude matière huileuse , et de petits cristaux , que Bouillôn-Lagrange considéra comme «tant une combinaison d'acide oxanqné et de principe amer. Il y soupçonna aussi la présence de l'acide malique.

• Ann. de Chim. LXXXVII, a53. • /ijrf. XLVI, 197.

CHÂB^PIGI^OICS/ 3ig

ti'akool dissoQt une petite portion de matière amère l)niiiatre, qui acquiert les propriétés de résine par son expoeition à l'air.

Si on réduit les truffes en pâte avec de Peau , et qu'on les abandonne ainsi à elles-mêmes , elles acquièrent l'odeur du fromage. Mêlées avé(^ du sucre et deTeau^ elles entrent en fermentation ;vil se dégage de l'acide carbonique ^ et il se forme de l'alcool.

A la distillation , les truffes donnent un liquide acide, une buile noire . du carbonate d'ammoniaque , de l'acide carbonique , et oe l'hydrogène carboné. Le cbarbon contient de la magnésie , du phosphate de chaut , de Tôxide de fer , et de la sifice ^

Robert et Antoine odt fait sur cette plante plusieurs expériences qui confirmerit celles de BouillonXagrange.

ïg. Rèticulafia kortensis / ou , mucor septicûs. Cette RéHcnlalirtf substance végétale singidière manifeste son apparence sur **"i«rdi«' ks feuilles de lierre et de hêtre , mais c'est le plus ordinairement dans les serres chaudes qu'on l'observe. Elle n'a ni dimension ni forme , mais elle est d'une belle couleur jaune ^ et elle se présente d'abord comme uae matière écumeuse effleurie« Au bout de a4 heures elle a pris la consistance dune croiite fine membraneuse, et au Dout de quel* qnes jours elle devient sèche, se convertit en une poudre fuligineuse adhérente à des filamens. Suivant l'analyse que Braconnot a faite de cette espèce de champignon , ses partief constituantes sont , savoir :

De la fungine très- divisée.

Du carbonate de chaux, en quantité notable*

De l'albumine.

Une matière animale.

Une matière adipeuse jaune.

Be l'acétate de potasse *.

90. Tremella nostoc. Je place ici cette substance véeé- Nà<io6 taie ^ à raiaoa de sa ressemblance avec l'espèce qui précède. •••«»■*• EUe se rapproche davantage de la nature des substances animales que de celles des substances végétales. Quelques

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■ BoiiiI]oii«LReraDee, AnD. de Chim. XLVIj 197. • Aon. de Chim. LXXX , 383.

33o FAftT.IES &ES PLANTES.

nataralistes pensent en effet que le nostoG est le frai de la grenoaille ou de quelqu'animal semblable. Braconnot, qui soumit cette substance à l'analyse, retira de 200 parties^ savoir :

Eau. i85,o.

Corasine i3,8«

Mueus ajant l'odeur de spermaceti. 1^2.

aoo^o*.

Maiière grasse.

Phosphate de chaux.

Carbonate de chaux. 1 «^ . , ,^.u^ .^«««u^

Hydrochlorate de potasse, f ^° »^P«f »« <P^^^^' Sulfate de potasse.

Potasse.

SECTION XIV

I^es Fucus,

Hittoirt. Les fucus sont des plantes bien connues, oui Tégètent dans la mer, et dont on obtient par combustion la substance alcaline impure, appelée cai/htis. On brûle, pour cet objet de fabrication , de grandes quantités de fucus sur les côtes deVEcosse et de l'Irhnde, et l'on fabriqué la même substance en France sur les côtes de Normandie; elle j est connue sous le nom de soude de vareck. Quelques-uns de ces fucus furent examinés en 1777 par Macquer et Poul* letier de la Salle, dans la vue principalement de reconnaître les différentes ^stances saimes qu'ik contiennent, et le résultat de leurs expériences fut publié par Macquer, dans la seconde édition de son dictionnaire , à l'article varech. Mais k cette époque l'art de l'analyse chimique n'était pas asses avancé pour qu'ils pussent y trouver les moyens de déterminer avec précision la nature des sels divers qu'ik avaient a réparer et à examiner. De plus , Macquer et rouUetier de la Salle opérèrent indistinctement par l'action du feu , sur les fiicus , sans s'atucher à établir de différences entre les diverses espèces de ces plantes, en les examinant séparément La découverte de l'iode dans la soude de varech, dut tta>

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♦ Ann. a« Chim. LXXXVH, !i65.

FUC179. 33l

tareflemeot porter l'attention des chimistes sur les fucus, qui produisent cette espèce de substance alcaline. En consé-

Suence, Hnmphry Davy en examina plusieurs en i8i4) et il écouvrit, dans leurs cendres^ des traces d'iode ^ En i8i5 il fut publié une analyse de six espèces différentes dé fucus, £ute avec beaucoup de soin , par Gaultier de Claiubry *. Dans la même année , le docteur John , paiement animé du désir de s'assurer s'il serait possible de découvrir la présence de l'iode dans les fucus, s occupait d'une suite d'expériences sur le fucus yesiculosus qu'il pubUa aussi '• Vauquelin avait précédemment fait quelques observations sur la matière sucrée que plusieurs fucus contiennent, et il 'avait reconnu que cette matière a les caractères de la manne ; ce

3 ni fut pleinement confirmé par les expériences subséquentes e Gaultier de Claubry. Je présenterai dans cette sectiofi l'éoumération des parties constituantes des dilTérentes espèces de fucus, qui ont été jusqu'à présent soumises à Fanaïyw.

I • Fucus saccharinus. Ce fucus est très-commun sur les Ypct^ côtes ^Angleterre; il consiste dans une simple feuille éliptique linéaire, sans aucune côte. Il est d'un vert de tan; parvenu à toute sa croissance, il a environ i,5 mètres de long sur à-peu-près 8 centimètres de large ; mais il varie prodigieusement dans ses dimensions. Gaultier de Claubrj analysa cette espèce de fucus , pris sur les côtes de Normandie en France, en le traitant, a'abord par Teau, et ensuite >ar l'alcool. Il examina aussi l'action sur cette substance es acidçs sulfurique et nitrique et de la potasse* Enfin^ il le soumit a la combustion et andyse les cendres qui en furent le résidu* Gaultier de Gaubry reconnut ainsi que la constitution du iiicus saccharinus était très-compliquée, pm'squ'il n'en retira pas moins de 21 substances dont Ténumération suit, savoir :

Une matière sucrée. Manne. Une matière colorante verte.

Domucilage en quantité con- De Toxalate de potasse.

ùdérable. Du malate de potasse.

De l'albundue. DasuUate de potasse.

Pbîl. Trans. i8i4, p. 5o5.

Mcdûriank

• Anfi. de Chili). XCIII* ^5 et ii3.

* Schweiggcr^ft Jonrn. Xill» 4^4.

93a^ PARTIES DBS PLAITTSS.

Da snlfate àe soude. De Thydriodaie de potasse^

Da solfate de magnésie. De la silice.

De rhy drochlorate de potasse. Do sons-phospliâté de chanx^

Derhydrochloratedesonde* Du sovs- phosphate dé ma-

De Fhydrochlorate de ma- gnésie.

gnésie. De Toxide de fer, probable-*

De i'h vposuUite ie sonde '« meot combiné avec l'acide

Da- carbonate de potasse, phosphori(|iie.

Du carbonate de sonde. De Tosakle cLediaux**

Dj'i^mon a. Fucus digitatus. Ce fucus, de couleur olive, consiste dans une tige cylindrique, de la grosseur d'une canne, et longue d'environ 6 décimètres. Le soi&met delà tige se dilate subitement en une feuille plane, quelquefois de 3 décimètres de large et de 4 ^ ^ décimètres de long, qui se divise, presque jusqu'à la base, en segmens ou espèce^ de Ismières pointues, au nombre de 4 à i^ environ. On fait un gfand usage de ce fucus en Ecosse, cbmme engrais. A l'analyse <jue Gaultier de Claubry fit de cette espèce , elle lui fournit les mêmes substances que l'espèce précédente, mais dans des proportions différentes. La quantité d'hydriodate de potasse y était beaucoup moindre '.

vt»îcnio«i. ^' Fncus vesicnlosus. Ce fucus, quî est très-commun , consiste dans une feuille dichofome, dont fès bords sont entiers, et qui est parsemée, près de ce^ bords, d'un certain nombre de vésicules pleines aair, de la grosseur à-peu-près d'aune noisette, et qui semblent destinés à faire flotter la

Ïlante dans l'eau. Il parait, d'après l'analyse de Gaultier de llaubry, que les parties constituantes de ce fucus sont à-peuprès les mêmes que celles des espèces précédenteij. Il n'en obtint pas la matière mucilagineuse qui se trouve si abondante dans le foctrs saccharinus. Le fucus vesicutosus con« tient aussi moins d'acide malique et moins d'iode que le fucus saccbaiinus'i mais les autres parties composantes sont les mêmes ^. John retira de loo parties du nicus vesidulbsus desséché, savoir:

" le ne eonnais pas ce sel , et î*ignore comment il pourrait étr# formé. Il est probable qne le sel obtenu par Gaultier de Claubry était du sulfate de soude.

• Ann. dcChîm. XCIII, 83.

• Jbid, p. ii3.

4 ihid. p. ii6. '

rucus. 333

Une ontlêre glsâreuse , rouge brunâtre. . . . • ^ Un extrait, rouge de chair, avec un peu de > 4

sulfate et d'hydrocUorate de soude j

Un acide particulier —

Une résine srasse %

Du sulfate de soude avec un peu d*bydro-

chlorate de soude ' S^iS

Du sulfate de chaux avec beaucoup de sulfate de magnésie et un peu de phosphate

de chaux x^>S7

Des traces d'oxides de fer et de manganèse. — Une matière membraneuse ou albumine des

fucus jZ

De la silice ? »

4. Fucus serratus. Ce fucus est , comme le précédent , s«rnLtiM. une feuille dichotome; mais «es bords sont dentés en scie,

et la feuille n'a point les vésicules d'air qui caractérisent le fucus vesiculosus. Le fucus serratos, analysé par Gaultier de Claubry, fournit en abondance du mucilage et de 1 albu* mine. L'aJcool en sépara une substance amere d'un rouse brunâtre, et aussi une matière verte qui se précipita parle tefroidissemeot de l'alcool , et qui avait une saveur amèré et désagréable. Les sels obtenus étaient les mêmes que cent des espèces précédentes. Mais ce fucus contient plue d'iodlé que les fucus digitatus ou vesiculosus. Il contient aussi, une plus grande quantité de carbonate de sonde \

5. Fucus siliquosus. Ce fûcus consiste en une tige co- saiqaoïu». riacée, d'environ un mètre de long , disposée en un grand nombre de rameaux, de couleur olive foncée lorsque la plante, est fraîche, et qui devient entièrement noîre lorsou'elle est sèche. Les fructifications ont l'apparence de petites sillques applaties. Gaultier de Claubry ontint de ce fucus ^

par l'analyse, de l'albumine en abondance, une espèce de substance mucilagineuse d'un rouge brunâtre , une substance àmère , soluble dans l'alcool , une substance d'un brun verdâtre, insoluble & froid dans l'alcool, mais se dissolvant

'Scliweîgger*sJoani. XIII, 464, « Aon. de Ghim; XGIII » iig.

FUttoi.

Vlcèm.

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