DES ANIMAUX
IViEN n'est plas aisé que de distiogaer les aDÎmaux des vé- Animaux gétaax, lorsqu'on les compare entre eux dans leur état le ** ^«*»'«' plos parfait La plante est restreinte à n'occuper qu'une place particulière où elle se trouve fixée, et elle ne manifeste aucun sentiment intérieur, ou inteUigence. L'animal au contraire peut se transporter à volonté d'un lieu dans un autre ; il est doué du sentiment intérieur, et il donne des signes non équivoques d'un haut d^ré d'intelligence. Mais lorsqu'on se rap- Î croche des limites contigues entre les substances animales et es substances végétales, on voit disparaître peu* à-peu ces distinctions frappantes. Les objets acquièrent un plus grand degré de ressemnlance, et ils présentent à-la-fin tant de conformité, qu'il est à peine possible de décider auxouelles des substances animales ouvégétales appartiennen'tquelques-unes de ces espèces placées sur l'extrémité de la limite.
Ce serait donc une tâche très-difficile, que de vouloir tra- iHfficn» cer la h'gne de démarcation, qui sépare les animaux des végé- * ^•*^«»~' taux ; mais il n'est pas nécessaire, quant à présent , de l'entreprendre ; car presque tous ceux des animaux dont les corps ont été soumis jusqu'ici à une analyse chimicpie un peu exacte, appartiennent aux classes les plus parfaites, et par conséquent, il n'y a aucun danger qu'ils soient confondus avec les plantes. En effet, la plupart des faits que j'ai à exposer ne se rapportent qu'au corps de l'homme , et à ceui d'un petit nombre d'animatix domestiques. Si l'on voulait analyser tous les corps animaux, il faudrait, pour exécuter une entreprise aussi immense, des siècles d'un travail non interrompu et dirigé avec une infatigable industrie.
Cette partie du sujet se divise naturellement en quatre chapitres. Dans le premier , je présenterai l'exposé des différens principes constituans trouvés jusqu'à présent dans les animaux , au-moîns dans cenx qoi ont été examinés avec quel-
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qu&^n ; je traiterai ensuite des différentes parties dont les corps animaux sont formés, et qui doivent résulter des combinaisons diverses de ces mêmes principes constituans ; le troisième chapitre aura pour objet les fonctions animales qtie la chimie peut éclairer ; et dans le quatrième, je terminerai , en examinant les akéralioBs que subissent les corps animaux après leur mort.