GÉLATINE
«eut la lUfaenr jasqu a ce qu'elle soit tr»-rapprochée y et en la laissant refroidir , on trouvera qu'elle a pri^ la forme solide, et qu'elle ressemble exactement à la matière tremblante connue sous le nom de gelée *, c'est la substance appelée dans le langage chimique gélatine. Si l'on pousse plus loin Pé^aporation, en exposant cette gelée à un air sec, elle se durcit, décrient demi-transparente avec cassure vitreuse; et dans cet état , c'est la substance si fréquemment employée dans diffsrens arts sous le nom de coUe^ru. La gélatine est donc, alors, la même chose que la colle-forte; n ce n'est qu'elle doit être toujours considérée comme exempte des impuretés qui accompagnent si souvent cette dernière substance.
a. La gélatine pure est demi-transparente et sans couleur. Sa consistance et sa dureté varient considérablement. Les P'^"*^^ meilleures espèces sont fort dures , se brisant ficilement , et ayant une cassure vitreuse. Elle est insipide et inodore.
Elle se gonfle beaucoup lorsqu'on la met dans l'eau, mais elle ne s'y dissout pas faolemeiiC ; lorsqu'on l'en retire, elle est moUe et gélatineuse; mai) en la laissant sécher, eUe re-
Erend sa première apparence. Si , lorsqu'elle est à l'état eéttineux, on la plonge dans l'eau tiède , elle se dissout trespromptement, et forme une dissolution de couleur opale, plus ou moins opaque , en raison de la quantité de gélatine qu'elle contient. La gélatine tremblante se dissout dans une très-petite Quantité d eau chaude ; mais elle se vend de nouveau en gelée à mesure que la dissohition refroidit. Si Ton ajoute de l'eau froide à celte absolution au moment où elle prend la forme tremblante, et qu'on agite le mélange, U dissolution s'opère com{^tement.
Les expériences du docteur Bostock nous apprennent, me lorsou on dissout dans 100 parties d'eau chaude i partie ac^colle de poisson , qui est la gélatine presque pure, la dissolution se convertit entièrement en gelée par le refroidissement ; mais que, dans i5o parties d'eau , cette partie de colle de po^s^oo ne se prend pdnt en gelée , quoique la dissohition soit jtisqu'Ji un certain point gélatineuse *,
La çéLuine sèche n'éprouve aucun changement qodque lon^emps qu'elle soit gardée*, mais à l'état gélatineux, ou
des acides,
44o SUBSTANCES AIÎIMALES.
lorsqu'elle est dissoute dans leau, elle se putréfie trés-prompteineut ; il s y développe d'abord un acide ( probablemefit Tacide acétique ) , il s*cxbale uoe odeur fétide , et il se forme ensuite de rammouiaque.
Exposée à la chaleur, la gélatine sèche blanchit et se replie sur elle - inéme comme la corne , puis elle norcit , se consume par degrés et se réduit en charbon : mais la gélatine trembiante.se fond d'abord^ et prend uue couleur noire. A la distillation, la gélatine fournit, comme la plupart des substances animales, un liquide aqueux imprégné d'ammoniaque, et une huile empyreumatique fétide, en laissant un charbon volumineux difacile à incinérer. La gélatine n'est pas une substance trésrcombuslible.
Actioo^ 3. Les acides dissolvent la gélatine avec facilité, lors ' *'^"*" même qu'ils sont étendus d'eau, surtout à l'aide de la chaleur. Mais des chaogeeiei^, qu Us peuvent faire éprouver à cette substance , on ne connaît que ceux produits sur elle par l'adde nitrique. Lorsqu'on la fait digérer-avec cet acide, il se dégage d'abord une petite quanuté de gaz azote , puis du deutoxide d'azote en abondance. Toute la gâatine est dissoute , à l'exception d'une matière huileuse qui parait à la surface, et qui se convertit en partie en acides, oxaUque et malique '*'.
L'acide bydrochlorique dissout très - facilement la colleforte. La di^lution est d'une couleur brune, et continue d ctre encore fortement acide. Elle dépose peu-à^peu une poudre blanche , et précipite aboadamment le tannin de sa dissolution dans l'eau ; on peut s'en servir avec avantage pour découvrir la présence du tannin, lorsqu'elle est masquée par un alcali. L'acide suUurique agit beaucoup plus lentement. La dissolution, qui est brune, devient peu-à-peu plus foncée; il s'exhale de Faclde sulfuveux pendant l'actipn de l'acide sulfurique sur la colle-forte. Les. acides sulfuriqne et bydrochlorique ne font éprouver aucun changement à la iiissolution de cette substance dans l'eau.
Lorsqu'on fait passer un courant de vapeur de chlore à trave/s une dissoludou aqueuse de gélatine , il se rassemble à la ^rface une matière blanche solide , et des filamens blanchâtres nagent dans le liquide. Cette matière solide, séparée
* Scbéele, Grell*» AnnaU. 11^ 17» Engl. uatts.
OilLATlirB. 44^
£«r le filtre et purifiée, a les propriétés suivantes. Sa coukur est laDche; elle est spécifiqQemeiit plus légère oue Teau; elle n'a que peu ou point de saveur ; lorsqu'on la fait sécher à l'air libre , elle tombe en poussière ; elle n'est pas soluble dans l'eau bouillante ; elle se dissout dans les acides nitrique et acétique à cbaud ; mais elle se précipite de nouveau a mesure qae la dissolution refroidit; lorsqu'on la triture avec la potasse , elle répand une odeur ammoniacale ; elle n'altère pas les couleurs bleues végétales'^. Bouillon- Lagrauge, à <^ui nous sommes redevables de ces faits , a donné à la gelatme ainsi altérée le nom de gélatine oxigénée.
Les alcalis dissolvent facilement la gélatine, surtout à D«taicaiit faide de la chaleur; mais la dissolution n a pas les propriétés **'** **'^*' du savon.
H parait qu'aucune des terres ne se combine avec la gélatine '; au-moins elles ne la précipitent pas de sa dissolution aqueuse. La table ci-jointe indique l'elfet produit par le mélange de différentes dissolutions terreuses avec une dissolution assez concentrée de colle-forte ordinaire.
Substances. Effets.
Eau de chaux Aucun changement.
Eau de stroniiane Aucun changement.
(Devient laiteuse. Précipité Eau de barite <. insoluble dans Facide ni-
f trique.
Hydrochlorate de barite. . . Le même que l'eau de barite.
Potasse silicée Aucun changement.
Potasse aluminée Aucun changement.
Oxalate d'ammoniaque Devient laiteuse.
Phosphate de soude ...... Devient légèrement laiteuse.
L'apparence laiteuse produite par plusieurs de ces réactifs n était pas due à leur action sur la gélatine , mais à la chaux et à Tacide sulfurique qu elle contenait.
Les métaux purs n'agissent pas sur la gélatine ; mais plu- De, o,ide* sieurs des oxides métalliques , lorsqu'on les agite dans une »***"»<i««»dissolution de gélatine , ont la propriété de l'enlever , en plus grande partie , à l'eau , et ils forment avec cette substance une combinaison insobble. Plusieurs des sels métalliques précipitent également la gélatine de Teau. J'ai présenté,
* Bouillen^Lagrange, Ifkhoboxi's Joaro. XIU, ^09.
44^ SUBSTAHCIS AHIMALES.
daos la table qui suit, les résultats que j'ai obteous du mé*' lange ^e plusieurs seb métalliques avec une dissdutioa coq* centrée ae gélatine.
Dissolutions métalliques. Effets*
(Précipité blanc jaunâtre abondant. Soluble lorsqu'on y ajoute de l'eau.
Nitrate d'argent Devient légèrement laiteuse.
nj., . j C Précipité très- abondant ana-
Nitrate de mercure { logue à la madère caseuse.
Percblorure de mercure *. . Précipité blanc abondant.
Sur-sulfatede peroxidede > j^cuii changement, mercure î ®
i. Les cristaux jaunissent, il y a apparence de flocons blancs I et le liquide devient transparent.
Cyanure de mercure. • . • Aucun changement.
Ifitrate de pcroxide de > Aucun changement
cujvre > ^
Hydrochlorate de cuivre. . Devient laiteux.
^"itL.**'. r'""?'. .^! } Aucun changement. Ammoniure de cuivre. . . Aucun changement.
Sulfate de fer- P .P"»^» "^"^"^ ^*<**^
i jaunes.
{Devient légèf«meiil lakeuae , comme quand on ajoute de i'alcôol.
Nitrate de peroxide de fer. . Prend une couleur d'oeill^.
Chlorure ae £er Devient verte.
Hydrocblorate d'étain ^ . . Ancua changement. Chlorure d*étain. Devient lentemeiK laiteuse.
" Le docteur BosUk^ iioat Apprend , daai son excellent Mémoire snr les Fluides animniix , gne le perchlorure de mercure ne produit ancon effet sur la di.<«^ltttion d'une partie de colle de poisson dans cent parties d*eao. Mes expériences sur la oolla-forte •nMoaire ma donnèrent an résultat différent ^ ce qui éuit probablement d& aux impuretés que contenait cette substance.
* Rn partie \ Peut de per-sulfate. *
* Dissous i raicool. 4 At«€ excès d'acide.
lyiêêùlutions métalliques. Effets.
Nitrate de plomb \
Acétate de plonA } Aucun châDgement.
Plombate de potasse. • • • l
Plombate de cbaux '
Hydrocblorate de zinc. • • Aacun changement.
u j ui 4 j» •• • S Précipité floconneux abon- Hydrochlorate d antimoioe. \ , 1 J^
Tart«te anumonié de po- , ^^^^ changement.
^l'H^t^T^^^'^^ ] Devient Uiteuse.
tant par i eau. ...... ^
^*™î?!r^'^'*'"'P"' \ Aucun changement, par I eau j ^
Hydrochlorate d'arsenic. -. Aucun changement.
L'alcool ne dissout point b gélatine. Le mélange de ce li- d-aIcool quide avec sa dissolution la rend laiteuse; mais elle redevient transparente par l'agitation, à moins que la dissolution ne soit concentrée . et la quantité d'alcool considérable. Je ne crois pas qu'on ait essayé Faction de Féther sur la gélatine : il est probal^le qu'e^e est égateotient insoluble dans ce liquide.
Lorsqu'on verse dans la gâatine une dissolution de tan- De tanaio. nin, il s'y produit un précipité blanc trés-abondant , qui prend bientôt fa forme d'une masse élastique et collante semblable an glaten végétai. Ce précipité est composé de gélatine et de tannin. Il se dessèche promptement à l'air, et forme une substance résioeuse cassante, insoluble dans l'eau, capable de résister à la plupart des agens chimiques, et qui n'est pas susceptible de putréfaction. Elle rassemble exactement à du cuir sur-tanné. Davy observa le premier, que ce précipité est soluble dans la dissolution de gélaune. Le tannin n est pas non plus précipité cm totalité, à moins que sa dissolution et celle de la gélatine ne soient 1 une et l'autre un peu concentrées. La gélatine tremblante, ainsi que le remarqua d'abord le même chimiste . ne précipite pas le tannin ; mais si l'on emploie une dissolution de gélatine assez forte pour se gélatijûser par le refroidissement, et qu'on la chauffe jusqu'à ce . «
qu'elle soit complètement Nquéfiée , cette dissolution est celle ^
qui convient le mieux pour précipiter le tannin. C'est ordinairement par cette propriété qu'elle a de former avec le tan-
i'arliet coasiituantcf.
444 SUSSTÀKC£8 ARI1IAI.es.
Din un précipité blanc, qu'on découvre la gélatine dans ks fluides animaux. Ce n'est pas cependant un réactif parfaitement décisif, puisque IW^ttmZ/ie est aussi précipitée par le tannin. Le docteur Bostock a indiqué un moyen très-ingénieux pour reconnaître la présence de la gélatine dans un fluide animal , et pour en déterminer la quantité. Si le perchlorure de mercure n'y produit aucun précipité, on peut être certain qu'il n'y a point d'albumine. En mêlant alors l'infusion de noix de galle avec le liquide, dans une proportion telle que la liqueur filtrée ne précipite ni Tinfusion de noix de galle, ni le liquide animal qu'on examine, on obtient un précipité composé de ti parties environ de tannin et de 3 parties de gélatine. Ainsi ce précipité desséché au bain-marie, et multiplié par 0,6, donne, à très-peu-près^ le poids de la gélatine contenue dans le liquide ^
La gélatine ne se combine pas, strictement parlant, avec les huiles, mais elle les rend miscibles k l'eau, et forme avec elles une espèce d emulsion.
4* D'après les effets que produisent différons réactifs sur la gélatine, et la décomposition qu'elle éprouve lorsqu'on bt chauffe, on voit qu'elle contient du carbone , de l'hydrosène, de Tazote et de Toxigène. Cette substance fut soumise à fanalyse par Gay-Lussac et Thénard , qui la tirent brûler en état de mélange avec du chlorate de potasse, et qui reconnurent les produits de cette combustion.
D'après leurs expériences, ses parties constituantes sont^ savoir :
Carbone 47tB8i
Hydrogène 7y9^4
V Oxigène 27,207
Azote 10,999
Comme nous n'avons aucun composé défini de gélatine et de toute autre substance quelconque , dont le poids nous soit
' Bdstock, Nicholsnn^s Joaro. XIV, i^\. Diaprés les dernières expériences da docteur Bostock, il paratt que le composé de tannin et de gélatine difiPére dans la proportion de ses parties constHaantes , suivant les circonstances. Ce moyen ne peut donc pas nous fournir une méthode pour découvrir la quantité de gélatine en dissolution. Iîicholson*s Journ. XXI , i.
i^ fiecherchespbysico- chimiques, II, 336.
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déjà comm, 3 n'est pa&. en notre ponvoir de déterinuier , d'après les résidtats de l'analyse de Gay-Lossac et Thénard, la constitution de la gélatine. Mais le pins petit nombre d'atomes qui correspondent le mienx à ces résnitats , sont les soirans, savoir :
i5 atomes carbone •••• = ii,a5 = 5o,oo 6 atdmesoxigène.... =: 6.oo = 26,67
i4 atomes hycupogène.. = 1,75 = 7,78 2 atdmes azote = 5,5o = iSjSS
5. La gélatine, comme toutes les autres parties consti* £,pèMu tuantes des animaux, est susceptible de varier beaucoup dans ses propriétés, et par conséquent, elle peut être divisée en no grand nombre d'espèces. Plusieurs de ces espèces sont connues depuis long-temps, et ont été appliquées a un grand nombre d'usages. Hatchett en a décrit beaucoup de variétés remarquables dans ses excellens mémoires sur Fécaille. les osetleszoophites, publiés dans les Transactions Philosophiques pour 1797 et 1800. Les espèces les plus importantes sont celles qui suivent*
x.Colk'forte. On prépare presque partout et depuis très- ccnc^orte. long-temps cette substance si bien connue, dont on se sert pour joindre ensemble divers morceaux de bois. On l'extrait , au moyen de Peau, des substances animales, et elle diffère dans ses qualités en raison des substances qu'on emploie. Les os, les muscles, les tendons, les ligamens, les membranes et les peaux fournissent de la colle-forte; mais c'est des peaux, et surtout de celles des vieux animaux, que provient la colle de la meiUeure qualité et la plus forte. On regarde la colle anglaise comme la meilleure, à raison du plus grand soin avec lequel on la prépare. Les rognures et parures de peaux , les sabots et les oreilles de chevaux, de bœufs, de ▼eaux, de moutons, etc., sont les matières qu'oD emploie à .cette fabrication en Angleterre, où l'on importe à cet effet de grandes quantités de ces substances. On les lait digérer d'abord dans l'eau de chaux pour les nétoyer, après quoi on les trempe dans de l'eau claire : on les entasse ensuite jusqu'à ce que 1 eau s'en soit écoulée, et on les fait alors bouillir dans des chaudières de cuivre avec de l'eau pure. On enlève les écumes ^.mesure qu'elles se forment à la surface -, et lorsque le tout est
446 SUfiSTANCSS ÂiriMALSS*
dissovs^oiiaijoiileaapeud'alimMde chaiizré(kite espoodre fioe. Lorsijn'on a contiotiépeDdâot <}aek|ae ceaips d'éemncr, on fut pâsserle tout k travers deâ mannes d'osier et o» busse repbser la liqaeor. On la décanteàTec précantion, bcsou^tUe est claire, pour la remettre daus la chaudière où on b fait ooiûl* lîr de nouveau, enajont soin derécumer, jus()u'à ce qu'elle soit réduite eu coQsistance convenable. Ou la verse alors dans de grands cbassis en charpente formant des espèces de moules découverts , où eUe se solidifie et se prend en gelée par le refroidissement. On coupe avec une bêche cette selée en gâteaux carrés, qui sont divisés de nouveau en tranches minces avec un61d'archal;ces tranches sont ensuite placées sur une espèce de filet de réseau , et on les j laisse dessécher à l'air ■. La meilleure colle est extrêmement dure et cassante, d'un brun • foncé et d'un degré égal de transparence sans aucune tache noire. Lorsqu'on la plonge dans reau froide, elle se gonfle beaucoup et devient gélatineuse, mais Sans se dissoudre. Lorsque la colle-forle se dissout dans Teau froide, c'est une preuve qu'elle n'est pas assez forte. La colle-forte desséchée contient^ suivant le docteur Bostock. io,S pour centd'eacu Il pense aussi qu'il s'y trouve de Falbnmine; mais d'après la manière de la préparer, cela peut difflcilement se supposer. siie. a. Celte autre espèce de colle, désignée en Angleterre sous le nom de size^ diffère de la colle -forte, en ce qu'elle est ^ans couleur et 4*une transparence plus parfaite. On la pré-
Eare de la même manière, mais avec encore plus de soin, es substances dont on l'obtient sont les peaox d'anguilles, le vélin, le parchemin, certaines espèces de cuîf bknc, les peaux de chevaux , de chats , de lapins , etc. Elle est ordinairement inférieure en force à lacolle*forte. Les papetiers s'en servent pour fortifier leurs papiers , ainsi que les faibricans de toile, les doreurs, les fonrbisseurs, les peintres, etc. *. Coiu 3. Co//^^e/>omo;z. Cette espèce de colle se rapporte à celle
qui précède , en ce qu'elle est transparente ; mais elle est beaucoup plus belle et plus déKbate, c'est pourquoi on l'emploie quelquefois comme objet d'aliment. On la prépare en Russie avec les vessies natatoires et autres parties de poissons qui se trouvent aux embouchures des grands fleuves; et particulièrement de
> Cleunel, JohnsoD^s Histor^ ofunimal Chemîsiiy. I, 3i5. • Jhid.
d« poiMon.
jMKfWmsfpèccs à*accipenser,tfllkB qoele êtunastêtlatM^ ïthuso ruthenus, ainsi qaele«//»râ^i!2ntf.0neDlèye la vessie au poisson; on la lave, oneo sépare la membrane extérieure, et après i'avdr coupée en lon^eor , on en forme des rouleaux ; on la dessèche ensuite à l'air libre. La bonne colle de poisson doit être blanche, demi-transparente et sèche. Elle se dissout plus difficilement dans Feau que la colle-forte, probablement
Sirce (pi'elle n*est pas originairement formée oar dissolution, n voit par Fanalyse qui en a été faite par Hatcbett, qu'on peut la convertir presque entièrement en gélatine, en la dis^ solvant , et en la faisant bouillir. 5oo parties de cette substance laissèrent après l'incinération i,5 parties de phosphate de soude , mêlé d*un peu de phosphate de chaux.
On extrait aussi une espèce de colle de poisson , mais beaucoup moins délicate, des loups marins, des marsouins , des requins, des sèches , des balemes et de tous les poissons sans écailles. On en fait bouillir dans l'eau la tête, la queue, les ouies, ect; on écume et on filtre la liqueur, on la concentre ensuite par l'évaporation jusqu'à ce qu'elle puisse devenir gélatineuse par le refroidissement. Lorsqu'elle est parvenue à ce point de coi^ntration , on la coule sur des plaoues de pierres polies, €ft lorsqu'elle s'est prise en gelée , 00 la coupe en tablettes. On se sert de cette espèce de colle pour clarifier des liqueurs, pour donner de Tapprèt a la soie,
EoMS la fabrication des tauetas gommés, et on l'emploie à eaucoup d'autres usages *.
6. La gélatine existe en grande quantité dans les animaux, sabittam formant un principe constituant de leurs parties solides, u ooatimMBt Elle Constitue une partie essentielle des os, des ligamens, des tendons, des membranes, de la peau, des muscles, des poils, etc.
y^, Ses usages sont*trés-multipIiés. A l'état de gelée , elle uugM, constitue un de nos alimens les pins nutritifs et les plus agréables. Elle est la base des potages. On connaît aussi les applications nombreuses de cette substance à l'état de colle-forte, de size et de colle de poisson.
^ FabricinSy de Icbthyocolla , Jackson on Britisth Isinglats , PhiK Trant. LXIJI, et Johoson's animal CbçiQistrj, I, 33i,
448 StTBSTAirCES AirilCALES*
SECTION IL JDe P Albumine,
CMttBae l'SS œufs des volatiles coDlienoent deux substances biea dass !•• ceadk différentes ; une matière jaune de nature huileuse , qu'on appelle, d'après sa couleur, le jaune d* œuf , et un liquide incolore, luisant et visqueux, qu'on a nommé le blanc d!œufi c'est cette dernière substance que les chimistes sont convenus de désigner par le mot albumine '. Le blanc d'œuf n'est cependant pas de l'albumine pure , puisqu'il contient aussi du mucus, ae la soude et du soufre ; mais comme l'albumine ne se trouve jamais parfaitement pure, et qu'on ne connaît aucun moyen de la séparer sans en altérer en même-temps les propriétés, les chimistes sont forcés de l'examiner dans son ctat de combinaison avec ces corps.
Eik Mcoacaie L'albumine se dissout facilement dans l'eau , et à raison de k ^m£. la soude qu'elle contient, la dissolution a la propriété de verdir les couleurs bleues végétales. Lorsqu'on là chauffe à la température de 74** centigrades * , elle se coagule en une masse Manche solide: et toutes choses égales d'ailleurs, la consistance qu'elle acquiert ainsi, dépend,en quelaue sorte, de la durée du temps pendant lequel elle a été exposée à la chaleur. La masse coagulée a précisément le même poids que la substance lorqu'elle était liquide. C'est celte propriété de se coa- Suler lorsqu'on la chauife , qui caractérise l'albumine , et la istingue ae tous autres corps.
La saveur de l'albumine coagulée est très-différente de celle qu'elle a dans son état de liquidité. Son aspect et ses propriétés sont aussi entièrement changés *, car elle n'est plus soluble, comme auparavant, ni dans reau chaude , m dans l'eau froide.
La coagulation de l'albumine a lieu lors même qu'on interdit tout accès à l'air; et lorsque cette coagulation s'opère à l'air, l'albumine n'en absorbe point, et son volume n'est pas changé^. Schéele reconnut que les acides ont la propriété
, Du motlatia albumen , blaDc d^œaf. Les physiologistes l'introduisirent les premiers dans In chimie.
> Calleo.
* Garradori , Aon. de Chîm. XXIX, 98.
ALlUXINr. 449
Ae coaguler Talbiimiae '. Ualcool produit aussi fasqu'à ua certain point le même effet., Ainsi la chaleur^ les acides et ^alcool, sont les agens dont on peut se servir pour coa« guler Falbumine.
Il esta remarquer que si l'albumine est étendue d'une suffisante quantité d'eau , elle ne peut plus être coagulée par aucun de ces agens. Schéele mêla le bianc d'un œuf avec dix fois son poids d'eau, et quoiqu'aiors il fit bouillir le mélange , il ne s'y forma point de coagulum. Il est vrai que les acides et Talcool le coagulèrent même alors dans cet état , mais ils perdent aussi cette propriété si l'albumine est étendue d une beaucoup plus grande quantité d'eau, ainsi que cela a été constaté par un grand nombre d'expériences. Or, lorsqu'on ajoute de l'eau à 1 albumine, ses molécules intégrantes se trouvent être séparées davantage entre elles, et leur distance doit augmenter en raison de la quantité d'eau dont l'albumine est étendue. On voit donc ainsi, que l'albumine cesse de se coaguler toutes les fois ^ue sts molécules sont séparées entre elles au-delà d'une certame distance; et il est évident qu'il ne s'y produit point d'autre changement; car en concentrant suffisamment la dissolution aqueuse par l'évaporation , la coa» gulation a précisément lieu comme auparavant au moyen det agens convenables.
Il ne parait pas que la coagulation influe sur la distance des molécules entre elles ; car l'iubumineoccupe alors absolument le même espace sensible que lorsqu'elle était liquide '.
Or, quelle peut être la cause de la coagulation de l'albu- ii«ciicrche mine? On ne peut pas concevoir qu'il se produise aucun chan- ^ ** ******* gement d'un état liquide à celui de solidité, sans qu'il s'en opère on quelconque dans la forme des molécules du corps qui a subi cette modification. Or , un semblable changement peut avoir lieu de trois manières, i^. La forme peut être changée par l'addition de quelques molécules nouvelles à cha* cune des molécules du corps, ofi* Quelques molécules peuvent être soustraites de chaque molécule intégrante du corps. 3o. Les molécules dont les parties intégrantes sont composées, peuvent entrer dans des combinaisons nouvelles , et former ainsi de nouvelles particules intégrantes , d'une forme diffé*
■ ■' ' 'Il ■— — I n I I ■■ I I ■■w.^P^WW^ ■■ ■'
'ScHe1e,II,5$.
' Carradori.
45o SUESTANCBS ANIMALES.
rente de celles des motécoles intégrantes anciennes. II fiuii i|ne Tnne ou Taatre de ces trois circonstances ait lieu pendant la coagulidon de ralbumine.