SUBSTANCES ANIMALES
se réanlt par degrés en une seule masse. Cette dissoluboo de fibrine dans l'alcali caustique est précipitée par TalcooL L'action de l'alcali sur la fibrine donne lieu à quelqu'altération dans la nature de cette substance , mais il ne se produit absolument rien qui ressemble à une matière savoneuse '• De lâ chiienr. '** Lorsquc la fibrine est exposée à la chaleur, elle se contracte très-rapidement en se repUant sur elle-même comme un morceau de corne, et en répandant en même-temps Todeur de plumes qui brûlent. A une chaleur plus forte elle se fond. Ala distillation a feu nu, cette substance donne de l'eau, du carbonate d'ammouiaaue, une huile fétide, épaisse , pesante , des traces d'acide acétique, d'acide carbonique et de gaz hydrogène carboné '. Le charbon est beaucoup plus volumineux que celui que laissent la gélatine ou lalbumine, ainsi que Hatchett s'en est assuré. Ce charbon est très-difficile à incinérer, ce qui est dû à la présence du phosphate de soude et d'un peu de phosphate de chaux , qui forment sur sa surface une coucne vitreuse. Il reste aussi, après l'incinération de ce charbon, une proportion considérable de carbonate de chaux '•
12. La fibrine fut analysée par Gay-Lussac et Thénard, qui la trouvèrent composée de
Carbone 53,36o
Oxigène 1 9,685
Hydrogène,.. 7,021
Azote 199934
100,000^ Le plus petit nombre d'atomes, correspondant aux résul-* tats de cette analyse, est savoir :
18 atomes carbone = i3,5o 53,94
5 atdmes oxiçène = 5,oo 19961
i4 atomes hydrogène = 1,75 6,86
3 atomes azote = 5,25 ao,59
25^5o 100,00 D'après cette détermination , la fibrine diffère de l'albumine, en ce qu'elle contient un atome de plus de carbone, d'hydrogène et d'azote, et un atome de moins d'oxigène.
' Berzelius, AnnaU of Philosophy. Il, ao.
• Fourcroy. ^
• Hatchett. Fourcroy.
4 Recherches phyftico-diîmiqnes , II, 33o.
Corrpoiilîcn.
ï3c Là âb^ifie' existé «dti-sealeiûent dans le sang et dans È«pMct. les màsdês des âoittiftu^E , mais elle forme im genre qui renferme Autant d'espèces qu'il y a de variétés dans les muscles -des ahiAiflUX, et là grande diversité de ces substances est inen connue. Les muscles des poissons, des volatiles et des ^idrupièdes, ont à peine quelque ressemblances entre eux.
SECTION IV
De la Matière colorante du Sang.
LE À^t)g a été examiné avec beaucoup de soin par les pliy- nutos^ biologistes dans le cours^du dernier siècle. Leuenhoeck considéra la matière colorante du sang comme cotisistant dans des globules de couleur rouge flottans dans le sérum , et la description , qu'il en donna ainsi , fut confirmée par les obser- Tationb microscopiques de Hewson , et autres physiologistes. Daiis un Mémoire qu'il publia en 179^, sur ce sujet,, le docteur Wells lit voir, par des argumens ingénieux et satisfaisans> que cette matière colorante du sang était une substance animale *. Mais les chimistes furetit détournés d*accéder à
|>hate de ter ed dissolution . et d attribuer sa couleur rouge ; a présence de ce sel*. Cette opinion avait été généralement admise parles chimistes. lorsque M. Braude publia, ea tSia*, ses recherches chimiques sur le sang. 11 y démontrait, |)ar des expériences décisives , que Topinion de Fourcroy et* Vaitquelin n'était pas fondée ; que la matière colorante du sang est une SutstatiOe animale particulière, qu'il* avait obtenue à l'état isolé , et dont il avait pu examiner les propriétés. . , !
Vers' la fin de la même année tSia, Berzelius publia-,
'danS.îe 3.^ volume de^ Transactions Médico-chirurgicales de
•la Société dé Médecine de Londres, un Mémoire .ayant pour
'^re : Considérations générales sur la Composition des
Fluides antmattct. W y exposait en détail les propriétés de
« PhîL Traus. 1797, p. 416. . r.,.
• Fourcroy, IX, i5a. ,..,''
* Phil, Trans. iSia , p. 90.
468 SUBSTANCES AITIICALXS.
UDC odeur semblable àcelle des matières animales, fenrok do carbonate d'ammoniaque , et une huile d'un riouge pourpre, sans qu'il y ait à'^peine développement de gaz. Le volume du résidu charbonneux est le même que celui de la substance originale ^
Il n'a point été fait d'analyse ^e la matière colorante du sang. Il est cependant évident, d'après les observations de Berzelius, que ses propriétés se rapprochent de très-prés de celles de la nbrine ; d'où l'on peut inférer, qu'il est pr(J>abIe que sa constitution est à-peu-près lamême.Eile contient néanmoins une proportion considérable de fer, dans quelqu'état qui nous est inconnu.
SECTION V
jDu Mucus»
Il n'est pas de mot qui ait été employé en chimie avec moins de précision que celui de mucus. Il en a été fait usage ar un trop grand nombre d'expérimentateurs comme 'un nom commun , pour toute substance animale qu'on ne peut rapporter à aucune autre classe. Le doi:teur Bostock^ dans ses excellens Mémoires sur l'Analyse déis Fluides animaux , a essayé de fixer la signification du mot , en déterminant les propriétés du mucus pur. Fourcrpy et Vauquelin ont publié un Mémoire intéressant sur le même sujet *.
D après les expériences de Bostock , il paraît que , si la matière solide obtenue par l'évaporation à siccîté de la salive , est redissoute dans l'eau et filtrée , la dissolution ne contient presque que du mucus. Il en obtint aussi , en faisant 'macérer une huître dans l'eau, et en évaporant le licpiide K Le mucus ainsi obtenu , a les propriétés suivantes : - ri^i^ 1. Il a beaucoup de l'apparence de la gomiûe arabique, si * ce n'est, qu'en général, il est un peu plus opaque; comme elle , il a peu de saveur, se dissout facilement dans l'eau ^ el forme une dissolution visqueuse.
a. Lorsqu'il a été évaporé à siccité , il est transparent y sans élasticité , et avec l'aspect de gooiime. H est insoluble
« Vauquelin.
• Ann. du Mus. d'Hist. nat. XII, 6t. ~ "