ANALYSE »B3 COMBUSTIBLES
le soufre et les houilles. La houiHe est composée de char- M-tho4«
11,. », 1 • r 1 d'amlyr de U
bon, debmiraeet dune portion de substance terreuse. La v*"uill«présence des terres peut y être reconnue par la combustion complète d'une portion de la houille a analyser. Les cendres qui sont le résidu de cette combustion, constituent la partie terreuse. On en peut reconnaître la nature par te mode établi dans la première section de ce chapitre.
Nous devons à Kirwan les moyens de reconnaître la proportion de charbon et de bitume dans la houiHe.
Si l'on chauffe jusqu'au rou^e du nitrate de potasse, et qu'on jette du charbon dessus, il se produit nue vive détooation, et si le charbon est en quantité suffisante, le nitrate de potasse est complètement décomposé; d'où il suit qu'il faut une certaine quantité de charbon pur pour décomposer un poids donné de nitrate de potasse , et que cette quantité nécessaire peut être déterminée. Il résulte des expériences de Lavoisier, qu'en opérant la détonation dans des vaisseaux fermés, et sous l'eau, i3,ai parties de charbon peuvent décomposer 100 parties de nitrate dépotasse'; mais lorsque la détonation s'opère à l'air libre, dans un creuset ouvert, le même effet est produit avec une moindre quantité de charbon, parce qu'une portion du nitrate de potasse est décomposée par l'action de l'air anlbiant. Schéele observa que dans ces circonstances, 10 parties de plombagine suffisaient pour décomposer 96 parties de nitrate de potasse; et Kirwan trouva qu'il ne fallait qu'une quantité à-peu-près semblable de charbon, pour produire le même effet.
Macquer avait obsertétongtemps auparavant, qu'aucune matière huileuse volatile ne détonerait avec le nitrate de potasse, à moins «rtdle «hW été préalablement réduite en charbon , et qu'alors l'effet produit sur le tmrate de potasse, est précisément proportionnel au charbon que cette matière huileuse peut contenir 1 . ftirwan , en répétant l'expérience avec de la poix végétait et de /a malthe-, trouva que ces substances ne détonaient pas avec le nitrate de potasse; mais qu'elles brûlaient simpfèjÉait à sa surface , avec une flamme blanche ou jaune; et ti|*lprès leur entière combus-
« Mefti. sar. rtraog. XI, G/6.
• Dictionnaire de Macquer, deuxième édition, p. .{Si.
JOO ANALYSE MINÉRALE.
tion , il fallait encore, pour décomposer le nitrate de potast une quantité de charbon à-peu-prés égale à celle qu'aura: exigée la décomposition du sel, si on n avait pas do ta: employé de bitume *. Or, les houilles sont principaleœflî composées de charbon et de bitume. Kirwan pensa <fo: qu'il était possible de déterminer la quantité de clurboa <f* toute houille quelconque contient, en faisant détoner et» houille avec du nitrate de potasse; et en effet, puisque bitume que contient la houille n'a aucune action pour die» poser le nitrate de potasse, il est évident que la détour et la décomposition de ce sel ne sont dues qu'au charbon* la houille; et par conséquent, la quantité de houille woasr pour décomposer une quantité donnée de nitrate de porc indiquera la proportion de charbon qu'elle contient; et m proportion, ainsi que celle de la terre dans une hou*, étant connues, on aura facilement, par le calcul, celc * bitume,
Kirwan employa , dans ses expériences, un large crac qui fut placé dans un fourneau à vent, à une di>taocecoi* nable pour qu'il ne put pas y être porté des corps étno!# Ce creuset fut chauffé, dans chacun des essais qu'il eitr» prit, aussi également qu'il était possible. Au moment nitrate de potasse était rouge de chaleur, il y projet*1" ternps-en-tcmps, et par petits morceaux de la *ros*' d'une tête d'épingle, la houille par portions de 6 à is cet>* grammes à- la-fois, et il continuait ainsi, jusqoà ctf ct nitrate de potasse eût cessé de détoner. Il répéu expérience plusieurs fois, pour en obtenir des résolu |k exacts.
II trouva qu'il fallait 5o parties de la houille de Btar pour décomposer par cette méthode 4©o parties de potasse; il faudrait donc 10 parties de cette houille p*" décomposer 96 parties du sel , c'est-à-dire , précisea** ' même quautité de charbon qu'il eût fallu employer p*"" f duire le même effet ; d'où il suit que la houille est presque entièrement composée de charbon.
Kirwan trouva encore que 100 parties de la bouiv LT Cannel. bien incinérées, laissaient un résidu terreux de^ parties. II employa 66,5 parties de cette nouille pour decu
♦ Uimfr. II, 5*3.
poser 480 parties de nitrate de potasse ; mais il eût suffi de 5o parties de charbon pour donner le même résultat ; d'où il suit que 66,5 parties de houille de Caunel contiennent 5o parties de charbon et 2,08 parties de terre ; le surplus de i4i4* parties doit être alors la quantité de bitume contenue dans 66,5 parties de cette houille. C'est ainsi que Ton pourra reconnaître la composition de toute autre houille quelconque.
Quant au soufre, si l'on veut s'assurer du degré de pureté d'un échantillon de cette substance, il faut le faire bouillir avec trente fois son poids d'eau, ensuite avec de l'acide hydrochloriquc étendu , et le traiter à la ûn avec de l'acide hydro-cbloro-nitnquc. Ou pourra ainsi lui enlever les différentes impuretés qu'il contenait, sans attaquer le soufre pur ; au-moins si Ton a pris les précautions convenables, il ne s'agira plus alors que de le laver, le faire dessécher et le peser. La différence que l'on trouvera entre ce poids et le poids primitif, indiquera la quantité de matière étrangère qui se trouvait mêlée au soufre. On pourra faire évaporer les dissolutions , <juc l'on examinera ensuite selon les méthodes qui ont été décrites dans la première et dans la troisième section de ce chapitre.
SECTION III
D V Analyse des Mines,
La diversité des mines métalliques est si grande , qu'on ne aucum peut leur appliquer aucune méthode générale d'analyse. m**hr*u.g*7/ Nous allons donc examiner successivement les différens ordres, un à un, et donner pour chacun les moyens analytiques convenables. Dans les règles que je me propose d établir ici, je suivrai Bergman, à qui nous devons le premier traité précis sur l'analyse des mines, excepté dans les cas où ses méthodes ont dù être remplacées par celles perfectionnées des chimistes qui se sont occupés , depuis lui , de ce même objet.
l. Des mines d* or.
La présence de 1 'or se reconnaît facilement en traitant , Anaiy** par l'acide bydro-cbloro-nitrique , 1 échantillon de mine que*d* lw 8auf'
l'on suppose en contenir, et en versant dans la dissolution quelques gouttes d'hydrochlorate d'étain. Si cette dissolution contient un peu d'or, il s'y forme sur-le-champ un précipité pourpre.
L'oc natif doit étire dissous dans l'acide hydro-chloronitrique : s'il contient de l'argent, le métal se précipite à l'état de chlorure: ou peut le recueiHir sur un filtre, et eu prendre le poids. On verse alors dans la dissolution du sulfate de fer, et l'or se précipite à l'état métallique. Si la dissolution contient <k cuivre, on peut en séparer ce métal, en y plongeant une lame de fer. On y reconnaît 1» présence du fer, en versant quelques gouttes de teinture de noix de galle dans une portion de cette même dissolution *.
Les pyrites aurifères doivent être traitées par l'acide nitrique affaibli, qui dissout le fer et sépare le soufre. L'or reste insoluble, et se trouve en petits grains au fond de la liqueur.