Des mines de platine
Les grains de platine brut, qui forment la seule mine connue de ce métal, sont un mélange très-compliqué , dans lequel il ne se .trouve pas moins de huit métaux, et quelquefois même un plus grand nombre. Ces métaux sont : le mercure, l'or, le pkfioe, le fer, le palladium, le rhodium , l'osmium et l'iridium.
Le mercure peut être séparé par la chaleur, et Tor qui est en grains simplement mêlés avec les autres métaux, devient alors visible et peut-être enlevé. Le fer qui se trouve, au-raoîns en partie, à l'état de sable ferrugineux, peut être séparé au moyen de l'aimant. Quant à la portion qui est alliée au platine, s'il s'en trouve réellement de combiné ainsi , la séparation en devient plus difficile. La mine de platine après avoir ainsi subi un commencement de purification , doit être traitée par l'acide hydro-chloro-ni trique affaibli, qui dissout le reste de For. En ajoutant ensuite de l'acide hydro-chloro-nitrique concentré, et eu faisant chauffer, on opère la dissolution cm platine, du palladium et du rhodium. La poudre noire et les petites écailles métalliques qui restent insolubles, sont composées d'osmium et d'iri-
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♦ Bergman , U, 410.
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dium,qui peuvent être séparés par l'action alternative de la potasse et de l'acide hydrochlorique. On ne connaît pas de bonne méthode pour séparer, sans perte, k portion dfc ces métaux qui se trouvent en dissolution avec le platine* On précipite le platine, en versant dans la liqueur une dissolution concentrée oYbydroQhlorate d'ammoniaque , et on sépare le palladium au moyen du cyanure de mercure. Lie rhodium s'obtient en ajoutant de laydrocbloraGe de sonde à la liqueur dont on a ainsi séparé les autres métaux , eu évaporant à siccité, et en faisant digérer le résidu dans l'alcool. On trouvera de plus grands détails sur ces procédés, dans les dissertations ae VVollaston, Tannant), Descostils, Fourccoj et Vauqueko *.