‹ Systême de chimieChapitre 3 sur 260 · SE L'AFFINITÉ TV GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

SE L'AFFINITÉ TV GÉNÉRAL

ainsi se presser entre elles puisqu'elle s'oppose à leur déi nion , et cette force doit être une attraction.

Ou voit ainsi qu'il existe une certaine force inconnue oui porte les corps les uns vers les autres, qui n'agit pas seulement sur les grandes masses de matière, comme le soleil et les planètes, mais sur les plus petites parties composantes de ces corps , et même sur les molécules dont ils sont formés. Cette force, qu'on appelle attraction, s'étend donc à toute la matière, et s'exerce réciproquement entre tout ce qui est matière. Elle n'est point anéanlie, à quelque distance qu'on puisse supposer les corps placés les uns des autres ; de même qu'elle n'est pas détruite, quelque rapprochés qu'ils soieut. Nous ignorons entièrement quelle est la nature de cette attraction ou la cause qui la produit; mais tous les phénomènes de la nature en démontrent l'existence.

i'inpubiMi ^n a attr,D"é pendant long-temps la cause de cette ' force d'attraction à l'action d'une certaine substance inconnue qui poussait les corps les uns vers les autres ; et les physiciens eurent recours à cette hypothèse d'après l'opinion anciennement admise comme premier principe « qu'aucun corps ne peut agir là où il n'est pas » : comme s'il eut été plus difficile de concevoir comment un changement peut être produit sur un corps par un autre qui est placé à une grande distance, que de se faire une idée de la manière dont il peut s'opérer lorsque ces deux corps sont rapprochés Non- Ma» seulement il est impossible d'expliquer les phénomènes d'attraction par impulsion ; mais il est aussi difficile de concevoir comment les corps tendraient à se porter les uns vers les autres par l'action d'une substance extérieure, que de s'ima- ;iner comment cette tendance résulterait d'un pouvoir in-

hérent à ces corps eux-mêmes. Le fait est que la chose ne se comprend pas mieux d'une manière que de l'autre, et que nous ne pouvons en assigner aucune raison.

Mais, en outre, nous n'avons aucune raison de supposer que dans aucun cas la matière soit en contact réel et immédiat. Car tous les corps diminuent de volume par le froid, c'est-à-dire, que leurs molécules se sont rapprochées les unes des autres , ce qui eut été impossible si , avant l'application du froid , il u y avait pas eu quelque distance entre elles. La pression produit cet effet de diminution de leur volume et du rapprochement de leurs molécules, sur presque

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