MATIÈRE COLORANTE DU SANG
i3. La fibrine existe non-seulement dans le sang et dans Espèce. les muscles des animaux , mais elle forme un genre qui renferme autant d'espèces qu'il y a de variétés dans les muscles des animaux, et la grande diversité de ces substances est bien connue. Les muscles des poissons, des volatiles et des quadrupèdes, ont à peine quelque ressemblances entre eux.
SECTION IV
De la J\Iatièrc colorante du Sang.
Le sang a été examiné avec beaucoup de soin par les pby- Histoire siologistes dans le cours du dernier siècle. Leuenboeck considéra la matière colorante du sang comme consistant dans des globules de couleur rouge flottans dans le sérum , et la description , qu'il en donna ainsi , fut confirmée par les observations microscopiques de Hewson , et autres pbysiologistes. Dans un Mémoire qu'il publia en 1797, sur ce sujet, le docteur Wells lit voir, par des argumens ingénieux et satisfaisaus, que c^tte matière colorante du sang était une substance animale '. Mais les chimistes furent détournés d'accéder à cette opinion par les expériences de Fourcrov et Vauquelin, dont l'objet était d'établir que le sang contient du sous-phosphate de fer en dissolution, et d'attribuer sa couleur rou^e à la présence de ce sel*. Cette opinion avait été généralement admise parles chimistes', lorsque M. Brande publia, en 1812 3, ses recherches chimiques sur le sang. Il y démontrait, par des expériences décisives , que l'opinion de Fourcrov et Vauquelin n'était pas fondée ; que la matière colorante du sang est une substance animale particulière , qu'il avait obtenue à l'état isolé , et dont il avait pu examiner les propriétés.
Vers la fin de la même année 1812, Berzelius publia, dans le 3.1, volume des Transactions Médico-chirurgicales de la Société de Médecine de Londres, un Mémoire avant pour titre : Considérations générales sur la Composition des Fluides animaux. Il y exposait en détail les propriétés de
* Phil. Trans. 1797, p. -\\6.
* Fourcrov, IX , i52.
J Phil. Trâns. 1812 , p. go.