‹ Systeme de chimie. Traduit de l'anglais sur la 5. éd. (de 1817) (volume 2)Chapitre 114 sur 228 · IV. 3o · texte numérisé non relu

IV. 3o

la matière colorante du sang , en faisant voir que ces propriétés sont à-peu-prês les mêmes que cell s de la fibrine. Ces expériences avaient été laites long- temps avant celles publiées par M. Brande ; elles avaient été insérées dans le second volume de son Djur chemien, imprimé en 1808, et cependant elles ne furent connues en Angleterre que par le Mémoire que nous venons de citer. Les expériences de M. Brande furent répétées, en 181 5, par Vauquelin, qui, les avant trouvées exactes, proposa un procédé qui lui paraissait plus simple et plus sûr pour obtenir la matière colorante du sang à l'état de pureté , et qui examina avec sa précision ordinaire , les propriétés de cette substance *. Pour obtenir la matière colorante du sang à l'état de pu- Pr«paration. rel(^ on m£]e je caj|)0t GU coagulum du sang , séparé aussi

complètement que possible du sérum , avec quatre parties d'acide sulfurique étendu de huit parties d'eau. On expose ce mélange à une chaleur de 700 centigrades , en le maintenant à cette température pendant 5 à 6 heures. Après avoir alors filtré la liqueur encore chaude, le résidu est lavé avec autant d'eau chaude qu'il a été employé d'acide. On évapore ensuite jusqu'à moitié les liqueurs , et on y ajoute de l'ammoniaque jusqu'à ce que l'excès d'acide soit presque , sinon complètement, saturé. La matière colorante se précipite. On décante la liqueur lorsqu'elle est devenue claire , et l'on verse de l'eau sur le résidu jusqu'à ce que les derniers lavages cessent de précipiter le nitrate de barite. On jette alors ce résidu sur un filtre de papier Joseph , et lorsqu'il est bien égouté , on l'enlève avec un couteau d'ivoire pour le mettre dans une capsule , et l'y laisser sécher \ propnéiéf. La matière colorante du sang, ainsi obtenue , paraît noire lorsqu'elle est sèche; mais, délayée et en suspension dans l'eau, elle a une couleur rouge vineuse. Elle n'a ni odeur ni saveur sensibles. Elle est insoluble dans l'eau froide. Mais , suivant Berzelius, l'eau bouillante agit sur cette matière colorante, à peu-près de la même manière qu'elle le fait sur la fibrine. L'alcool et l'éther la convertissent en partie en une substance adipocireuse, qui a une odeur très-désagréable.

Vauquelin et Brande trouvèrent cette matière colorante

' Ann. de Chim. et Phys. 1,9- • Vauquelin , ibul.

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