Le sucre d'urine diabétique
1. Pour obtenir le sucre de lait , on évapore du petit lait comment frais en consistance de miel , puis on laisse refroidir. Il se °" x obtieatprend en une masse solide qu'on dissout dans l'eau , pour la clarifier avec des blancs d'œufs. On filtre ensuite , on évapore en consistance de sirop ; et parle refroidissement, on obtient des cristaux cubiques blancs brillans , qui constituent le sucre de lait. Un Italien nommé Fabricius Bartholdi, fut le premier Européen qui lit mention de ce sucre. 11 le décrivit dans son Encyclopœdia hermetico-dogmatica , publiée à Bologne eu 1619; mais ce sucre paraît avoir été connu dans l'Inde long-temps avant cette époque. Nous devons à M. Lichtenstein la meilleure description qui ait été donnée de ses propriétés.
Lorsque ce sucre est pur , il est blanc , sans odeur , et propriétés. d'une saveur douceâtre, il cristallise en parallélipipèdes réguliers , demi-transparens , terminés par des pvramides à quatre faces. A la température de i3° centigrades , sa pesanteur spécifique est de 1 .543 ; à i5° centigrades , il se dissout dans cinq fois son poids d'eau, et dans deux fois et demie son poids d'eau bouillante; il est complètement insoluble dans l'alcool -, mais l'addition d'un peu d'acide sulfurique le rend susceptible de se dissoudre dans ce liquide. Chauffé à feu nu , il répand l'odeur de caramel , et présente absolument l'apparence du sucre qui brûle. A la distillation. il fournit les mêmes produits que le sucre, à l'exception seulement que l'huile empyreumatique qu'on obtient a l'odeur d'acide benzoïque*. Traité par l'acide nitrique, il donne de l'acide sacclwlactique. D'après les expériences de Voçel et de Bouillon-Lagrange , on voit que le sucre de lait est soluble
* ScU'Jele, II, 70.
4y8 SUBSTANCES ANIMALES.
dans les acides hydrochlorique et acétique -, le chlore décompose cette substance, et la convertit en eau et en acide carbonique; une forte dissolution de potasse la décompose à froid , et la transforme en eau , en acides carbonique et acétique, et dans une matière colorante. L'alcool ni l'élher ne la dissolvent1. Il paraît résulter des expériences de Bucholz, que le sucre de lait n'est pas susceptible d'éprouver la fermentation vineuse2. Saccho-iactate Le sucre de lait se combine avec le protoxide de plomb
de plomb. .. T , l l
en diverses proportions. Le compose neutre a une apparence muqueuse lorsqu'il est humide, mais il devient jaune et demitransparent lorsqu'il est sec. Ses parties constituantes, suivant l'analyse de Berzelius , sont :
Sucre de lait 36, 471 100 8,o3o,
Oxide de plomb. . .65,529 174,15. .1 4,
L'oxide de plomb mis à digérer avec le sucre de lait ne paraît pas d'abord avoir éprouvé la moindre altération; il est cependant converti en un sous-saccholactate de plomb, qui étant bien lavé et séché, est une poudre jaune, composée de
Sucre de lait 12,8 100 2,o55
Ox de de plomb. . .87,2 681 i4
On voit, par ces analyses , que le nombre équivalent pour le sucre de lait est 8,22 ; nous pouvons prendre 8,25 comme suffisamment rapproché.
Le sucre de lait a été analysé par Gay-Lussac et Thénard et par Berzelius. Suivant Gay-Lussac et Thénard , ses parties constituantes sont :
Composition. Oxigètie 53, 83^
Carbone 38,825
Hydrogène • 7,54i
Les nombres de Berzelius se rapprochent de très-près de
« Scliweigger,s Journ. II , 3^u.
» Ibid. IÏ, 359.
* An nais of Philosophy, V, 267.
* Recherches physico-chimiques, II , 2Ç)5.