‹ Systeme de chimie. Traduit de l'anglais sur la 5. éd. (de 1817) (volume 2)Chapitre 147 sur 228 · SALIVE · texte numérisé non relu

SALIVE

chlorique et sulfurique ; mais elle ne s'y dissout pas. Elle est soluble dans la potasse caustique, dont les acides la séparent. Cette substance s'incinère facilement, et les cendres contiennent une portion considérable de phosphate de chaux , quoiqu'on n'y découvre pas la présence de ce sel avant l'incinération.

C'est cette substance particulier qui adhère aux dents, et donne lieu à la formation du tttrtre dont elles sont souvent encroûtées. Ce tartre est composé , suivant l'analyse de Berzclius, de

Phosphates terreux 79,0

Mucus non-décomposé 12,5

Matière salivaire , particulière. ... 1 ,0 Matière animale , soluble dans l'acide hydroehlorique 7,5

Telles sont les propriétés de la salive humaine. Hapel De- sai lachenier analysa en 1780 la salive du cheval. Il en recueillit 3^2 gr. dans l'espace de 24 heures, en faisant des piqûres au conduit salivaire. Sa couleur était jaune verdàtre; elle était savoneuse au toucher ; son odeur était faible et désagréable , et sa saveur salée. L'eau bouillante et l'alcool la faisaient coaguler en partie , comme cela avait lieu avec les acides. En employant l'acide sulfurique, il obtenait du sulfate de soude. Elle se putréfia dans l'espace d'environ i{ jours ; et en l'abandonnant à l'évaporation spontanée , elle laissa un résidu noir terreux. À la distillation, elle fournit un liquide aqueux et insipide, des cristaux de carbonate d'ammoniaque , une huile empyreumatique épaisse noire , de l'hydrogène carboné, et de l'acide carbonique; il ne resta qu'un charbon.

Il est assez surprenant qu'il n'ait été fait jusqu'à présent aucune expérience sur la salive des chiens : quoiqu'on ait ordinairement attribué X hydrophobie à l'infusion de la salive de cet animal, rendue morbifique parla maladie2.

Le suc pancréatique n'a jamais été examiné avec beaucoup d'attention ; mais d'après les expériences qui ont été faites, il ne paraît pas différer beaucoup de la salive.

* Annals of Pliilos'iphy, II, 38 1.

* Les remarques du dncleur ^lead, dans ses Essais sur les Poisons , sont trop hypothétiques el trop absurdes pour être cii-

du t.. '.

SECTION XV

Lie la Bile.

La bile est un liquide vert jaunâtre, onctueux au toucher, qui est sécrété par le foie; elle a une saveur amère et une odeur particulière. On en trouve ordinairement des quantités considérables déposées dans la vésicule du fiel de la plupart des animaux.

Les médecins ont beaucoup étudié ce liquide, parce que Histoire, autrefois on attribuait à son aclion un grand nombre de maladies, et même d'affections de l'esprit. Boyle , Boerhaave, Verheyen , Ramsay et Baglivi, ont fait plusieurs observalions importantes sur cette matière. Maclurg et Fourcroy ont aussi augmenté le nombre des faits sur la bile , et ils ont contribué à en faire mieux connaître la nature; mais les analyses les plus exactes qui en eussent encore été faites, étaient celles qui avaient été publiées par Cadet, dans les Mémoires de l'Académie des Sciences de Paris, pour 1767, et par Van Bochante , en 1778, lorsque Thénard lut à l'Institut, en i8o5, ses expériences extrêmement ingénieuses sur cette substance*. Berzelius avait, à-la-vérité, donné une analyse encore plus exacte de la bile dans le second volume de sa Chimie animale^ publiée à Stockolm en 1 808 ; mais comme cet ouvrage était écrit en Suédois , les résultats de l'analyse de Berzelius étaient Testés inconnus aux chimistes jusqu'à l'époque où il inséra en 1812, dans le 3.e volnme des Transactions Médico - chirurgicales , son Mémoire ayant pour titre : Vues générales sur la Composition des Jluides animaux.

Je commencerai par décrire la nature et les propriétés de la bile de bœuf, et je traiterai ensuite de la bile d'autres animaux, autant qu'elle a été examinée.

1. La bile de bœuf est un liquide d'un vert jaunâtre, et Propriétés quelquefois d'un vert foncé; sa saveur est trèsamère, mais

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bœuf. en même- temps légèrement sucrée. Son odeur est taiole , mais particulière et désagréable. Elle n'agit point sur les couleurs bleues végétales. Sa consistance est très- variable; tantôt c'est un mucilage léger, tantôt elle est très-visqueuse

* Mémoires d'Arcucil , I , a3 et /,6.

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