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et glutincuse; d'autres fois c'est un liquide parfaiteraeut trans-
I)arent ; d'autres fois eniiu elle contient une matière de coueur jaune, qui se précipite de la bile lorsqu'elle est étendue d'eau.
La pesanteur spécifique de la bile du bœuf semble varier comme celle de tous autres fluides animaux; suivant Hartmann , elle est de 1,027 F; et selon Thénard , de 1,026 à la température de 6° centigrades. Lorsqu'on l'agite fortement, elle mousse comme du savon -, et c'est à raison de cet effet , aussi bien que d'après la théorie médicale concernant son emploi , que souvent on lui a donné le nom de savon animal.
La bile de bœuf se mêle facilement avec l'eau, en toute Action proportion, et prend une couleur jaune ; mais elle refuse de la ch3 tUf" de s'unir à l'huile. Lorsqu'on agite ces deux fluides réunis, des lmstantoù on les laisse en repos, l'huile se sépare et vient nager à la surface *. Cependant, la bile dissout aisément une portion de savon , et on l'emploie souvent pour ôter des taches de graisse de dessus le linge.
La bile , distillée à siccité , devient d'abord légèrement trouble ; elle écume alors très-fortement, et ensuite il passe dans le récipient un liquide incolore , ayant une odeur semblable à celle de la bile , et précipitant légèrement le sur-acétate de plomb. Le résidu dans ta cornue , étant bien séché , s'élève des 0,1 1 2 aux 0,1 20 de la bile employée. Ce résidu , qui est d'un jaune verdâtre et d'une saveur très-amère , est légèrement déliquescent à l'air , et se dissout presque entièrement dans l'eau et dans l'alcool. Par une forte chaleur il est décomposé , et donne les produits ordinaires des substances animales; si ce n'est que la proportion d'huile est plus grande et celle du carbonate d'ammoniaque plus petite. Il reste un charbon volumineux, contenant principalement de la soude, et plusieurs espèces de sels, tels que de l'hvdrochlorate, du phosphate et du sulfate de sonde; du phosphate de chaux, et quelques traces d'oxide de fer. La soude n'excède pas les o,oo5 de la bile.
Lorsqu'on ajoute un acide à la bile , môme en quelque petite quantité que ce soit, elle acquiert la propriété de
' Hallcr's Phvs. VI, 5^6.
a Ramsay, Thesaur. Mcd. Edim. II, 459 Maclurg, p. 10,
rougir les couleurs bleues végétales. L'addition d'un peu plus d'acide occasionne un précipité, et l'acide sulfurique en produit un plus considérable que tout autre acide. Dans tous les cas. ce précipité consiste dans une matière jaune, souvent visible dans la bile, et qui est insoluble dans l'eau. Si, après avoir séparé cette matière jaune , on continue d'ajouter de l'acide sulfurique , le picromel se précipite en état de combinaison avec l'acide, et le précipité constitue la matière verte, distinguée autrefois par la dénomination de résine de bile. Thénard séparait le picromel de la combinaison au moyen de l'acétate et du sons-acétate de plomb , et il la considérait comme formée de deux substances distinctes , auxquelles il donna les noms de résine et picromel. Berzelius a rectifié cette erreur. Je fis , il y a déjà bien des années , un mélange d'acide hydrocblorique et de bile de bœuf, et après avoir décanté la portion liquide de dessus le coagulum qui s'était précipité, j'introduisis ce liquide dans une fiole que je plaçai près d'une fenêtre sur laquelle le soleil donnait pendant plusieurs heures chaque jour. Au bout de quelques mois , je trouvai le picromel précipité au fond de la fiole , sous la forme de petites sphères. Sa couleur était blanche avec une légère teinte de vin , jaunâtre-, sa saveur était sucrée avec un peu d'amertume.
Parties En évaporant à siccité une certaine quantité de bile , en
calcinant le résidu, et en procédant a la manière ordinaire , Thénard parvint à déterminer la proportion des sels qu'elle contenait. Il obtint pour résultats de son analyse de la bile , sur 800 parties, savoir :
Eau 700,0
Picromel et résine 84,3
Matière jaune 4>5
Soude 4,o
Phosphate de soude 2,0
Hydrochlorate de soude. . . 3,2
Sulfate de soude 0,8
Thosphatc de chaux 1,2
Oxide de fer quelques traces.
800,0 L'albumine que Cadet ' et Ramsay 2 annonçaient être une
' Mena. Par. 1767, p. 340. » Thcsaur. Edim. II, 460.
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