‹ Systeme de chimie. Traduit de l'anglais sur la 5. éd. (de 1817) (volume 2)Chapitre 150 sur 228 · La bile de la raie et celle du saumon sont d'un blanc n · texte numérisé non relu

La bile de la raie et celle du saumon sont d'un blanc n

T-11 i u • . . , Des Prions;

jaunâtre. Elles donnent , par 1 evaporation , une matière qui a une saveur très-sucrée et légèrement acre. Elles ne paraissent pas contenir de résine. La bile de la carpe et celle de l'anguille sont très-vertes, très-amères, contenant peu ou point d'albumine , mais fournissant de la soude , une matière sucrée et acre, semblable à celle qu'on obtient de la bile de raie et de saumon 4.

6. La bile humaine diffère considérablement de celle de tous Bile bamîlj lesautres animaux examinés. Sa couleur est tantôt verte, quel-

1 Mém. d'Arcueil, 1 , 48, » Ilid. p. 49.

3 Ibid. p. 5o.

* Ibid. p. 53.

5j4 PARTIES DES ANIMAUX.

quefois d'un brun jaunâtre , et d'autres fois elle est presque sans couleur. Sa saveur n:est pas très-amère.Il est rare qu'elle soit complètement liquide , mais elle contient ordinairement une certaine quantité de matière jaune qui y est en suspension. Lorsqu'on l'évaporé à siccité , elle laisse une matière brune s'élevant aux 0,099 du poids de la bile employée. En calcinant cette matière , on en retire tous les sels qu'on trouve dans la bile de bœuf. Tous les acides décomposent la bile humaine , et y occasionnent un précipité abondant d'albumine et de résine. Une partie d'acide nitrique peut saturer 100 parties de bile. Le suracétate de plomb précipite la résine de la bile, et la transforme en un liquide jaunâtre qui ne contient que les sels de bile et quelques atomes d'une matière animale particulière , dont on n'avait pas recherché la nature. La proportion de ces substances , que Thénard obtint de 1 100 parties de bile humaine , étaient , ainsi qu'il suit , savoir :

Psriips ]?au 1000

consumantes, -n r • i • 1 1 i 1

Matière jaune , insoluble , de 2 a 1 o

Matière jaune en dissolution quelques traces.

Albumine 4^,o

Résine 4 1 ,°

Soude 5,6

Phosphate de soude , sulfate de soude , hydrochlorate de soucie, phosphate

de chaux , oxide de fer 4*5

Berzelius trouva pour parties constituantes de la bile humaine , savoir :

Eau 9°8,4

Picromel 80,0

Albumine 5,o

î-'oude 4»»

Phosphate de chaux 0,1

Hydrochlorate de soude 3,4

Phosphatede soude, avec de la chaux. 1 ,0

Djur Kcœien , II, /j8.

CÉRUMEN DE L OREILLE. 5^5

SECTION XVI

Du Cérumen de l'Oreille.

Le cérumen est un liquide visqueux de couleur jaune sécrété par les glandes du canal auditif, qui devient, par degrés, concret par l'exposition à l'air. Nous sommes redevables de tous les laits actuellement connus sur la nature et la composition du cérumen, à Fourcroy et Vauqueliu, et spécialement à ce dernier chimiste, qui en analysa une portion assez considérable.

Le cérumen est de couleur jaune orangé, et d'une saveur propriét«s. amére. Lorsqu'on le chauffe légèrement sur du papier, il se fond et tache le papier comme une huile , en répandant en même-temps une odeur légèrement aromatique. Mis sur des charbons ardens, il se ramollit, et répand une fumée blanche semblable à celle qu'exhale la graisse quand elle brûle; il se fond ensuite, se boursouffle, devient d'une couleur foncée, et répand une odeur ammoniacale et empyreumatique. 11 reste un charbon léger.

Lorsqu'on l'agite dans l'eau , le cérumen forme une espèce d'émulsion,qui se putréfie promptement, et qui dépose des flocons blancs.

À l'aide de la chaleur, l'alcool dissout les 0,620 du céru- contient men; les 0,3^5 qui restent ont les propriétés de l'albumine, de I'*u,0nîi mêlée cependant avec un peu de matière huileuse. Lorsqu'on évapore l'alcool, il laisse un résidu orangé foncé d'une saveur très-amère, ayant une odeur et une consistance analogues à celles de la térébenthine. Lorsqu'on le chauffe , il se fond et s'évapore sous forme de fumée blanche, sans laisser de résidu. En un mot, il ressemble beaucoup à la £. de ,a rfaiBfl résine de bile. L'éther dissout aussi ce corps huileux; mais il est beaucoup moins amer et d'une couleur plus claire. Lorsqu'on brûle la partie albumineuse du cérumen, elle laisse des traces de soude et de phosphate de chaux. D'après ces faits, Vauquelin regarde le cérumen comme une combinaison des substances qui suivent :

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