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peut le supporter, on filtre le liquide aussitôt qu'il est rendu, et on v mêle nu peu décide hydrochlorique ; s'il y a eu de l'acide urique dissous, la liqueur deviendra blanche. Le précipité qui s'v forme est une preuve que le calcul est formé d'acide urique. Si l'acide hydrochlorique , étant resté dans la dissolution alcaline pendant quelques jours , le précipité blanc ne s'y manifeste point , il y a lieu de soupçonner dans le calcul la présence des phosphates ; et ce sera par conséquent le cas d'employer en injection une dissolution faible d'acide hydrochlorique. Si, après que cette dissolution a été rendue , on y ajoute de l'ammoniaque , le phosphate de chaux se précipitera, si le calcul en est composé. Si l'une et l'autre de ces dissolutions ne se chargent de rien , et que les symptômes ne diminuent pas , il faut supposer que le calcul est tonné d'oxalate de chaux, et avoir alors recours à l'acide nitrique. On doit persister dans l'application de ces différentes dissolutions , et varier au besoin leur force à mesure qu'elles perdent de leur efficacité, afin de dissoudre les différentes couches du calcul. Tels sont les moyens indiqués par Fourcroy et Vauquelin. Il est sans doute inutile d'observer, qu'on doit évacuer la vessie de l'urine qu'elle peut contenir, avant de procéder aux injections, et qu'il faut préalablement porter la dissolution employée à la température du corps humain.
Fourcroy et Vauquelin , le docteur Pearson , M. Brande, calculs ainsi que plusieurs autres chimistes , ont examiné les calculs aYimauTintétrouvés dans les vessies des animaux inférieurs ; et d'après rieuriles expériences faites jusqu'à présent , ces concrétions se rapportent principalement aux trois espèces qui suivent.
1. Carbonate de chaux. Ces calculs ont une couleur blanche ; ils sont opaques , et on les reconnaît facilement par l'action d'acides. C'est à Fourcroy et à Vauquelin qu'on en doit la découverte. Ils se rencontrent le plus souvent dans la vessie des animaux herbivores. La chaux y a pour ciment une matière animale. On a trouvé des calculs de cette espèce dans la vessie du cheval ', de la truie* , du lapin3 et du bœuf4.
2. Phosphates terreux. Le docteur Pearson semble être le premier qui ait examiné ces calculs : ils appartiennent prin-
' Pearson. 3 Pearson.
1 Brugnatelli et Fourcroy. 4 Fourcroy.
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dpalemerit aux animaux carnivores. Ils consistent quelquefois dans du phosphate de chaux et une matière animale , et quelquefois dans un mélange de phosphate de chaux , de phosphate ammoniaco-magnésien et de matière animale. On les a trouvés dans la vessie du chien» , du cochon8, du rat et du chat3 : un calcul de cheval, examiné par le docteur Pearson, était évidemment composé des deux phosphates. J'ai trouvé le calcul d'un cochon composé en totalité de phosphate de chaux4.
3. Oxalate de chaux. Fourcroy et Vauquelin ont observé des calculs composés de cette substance, trouvés dans la ■vessie du chien et du rat5.
La table qui suit présente les différentes parties constituantes des calculs de différens animaux, d'après les analyses qui en ont été faites par M. Brande.
Phosphate de chaux6 .
Carbonate de chaux. .
Phosphate demagnésie
et d'ammoniaque . .
Matière animale
Perte
Cheval.
Chien.
Plusieurs calculs de la vessie du bœuf, également examinés par M. Brande, étaient composes de carbonate de • baux et de matière animale 7.
' Pearson. a Raflholdî.
3 Fourcroy et Vauquelin. 4 Aimais of Philosopliy, II, 5ç>. ? Atm. du Mus. d'Hist. nat. IV, 338.
15 Le premier calcul , dans la table, provenait du rein; tous les autres étaient des calculs de la vessie. ' Piiil. Mas;- XXXII, i.j5.
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Il paraît ainsi, que les calculs des auimaux carnivores ressemblent aux calculs humains dans leur composition, si ce n'est cependant qu'on n'y a jamais découvert la présence de l'acide urique.