La cérasine est insoluble dans l'alcool et dans l'élher
4- L'eau froide, acidulée avec des acides nitrique , sulfurique ou hydrochlorique , dissout une petite portion de cérasine-, et par l'application de la chaleur, elle se dissout en totalité dans ces liquides. Lorsqu'on verse de l'alcali dans la dissolution nitrique de cérasine , une portion seulement de cette substance est précipitée. En évaporant le liquide, on obtient le surplus de la cérasine converti en une matière particulière, de saveur amère.
Adragaate. La gomme adragante peut être considérée comme étant la cérasine pure. C'est celle qui est depuis le plus long-temps connue, et qui est le plus généralement employée. Par cette considération, il eût peut-êlre été aussi convenable de donner à la cérasine le nom d'adragante.
La gomme adragante est le produit de Xastragalus traga-> cantha , arbrisseau épineux qui croît dans lîle de Candie et dans d'autres îles du levant. La gomme exsude , dit-on , vers la lin de juin, de la tige et des plus grandes branches, et elle se dessèche aussitôt au soleil. Elle est en morceaux blanchâtres tortillés en forme de vermisseaux. Elle n'est pas aussi transparente que la gomme arabique, et elle diffère extrêmement des deux espèces précédentes dans beaucoup de ses propriétés. Mise dans leau, elle imbibe lentement une grande quantité de ce liquide; elle se gonfle considérablement, et forme un mucilage mou, mais qui n'est pas fluide. Si la quantité d'eau excède celle que la gomme peut imbiber de ce liquide, le mucilage devient une masse irrégulière , qui ne s'unit point au surplus du liquide. Il s'opère, a-la-vérité , par l'agitation, une dissolution apparente, et le tout prend un aspect séreux; mais en abandonnant la liqueur à elle-même , le mucilage s'en sépare de nouveau, comme auparavant, et leau devient transparente1. Si , dans cttte dissolution, on met de la gomme arabique, la gomme adragante mucila^ineuse se sépare plus promptemont up'k l'ordinaire, et ne forme point d'union avec la gomme arabique2. La gomme adi'agaute ,
■ T.o-vvis , NcumaTi's Cliem. p. liïs.
» Ibid.
CEAASINÉ. 8î
traitée avec l'acide nitrique, fournit en abondance de l'acide saccholactique, de l'acide malique et de l'acide oxalique , mais sans la plus légère trace de tannin artificiel1. 11 s'en développe par l'action de l'acide sulfurique sur cette gomme. En en faisant digérer dans cet acide , la quantité de charbon qu'elle fournit fut des 0,22 , ou considérablement moindre que celle produite par la gomme arabique dans les mêmes circonstances *. Cruickshanks obtint de 3i grammes de gomme adragante, qu'il distilla dans une cornue de verre, savoir :
gram.
Acide acétique , i5 ,83o
Charbon 6,»
Chaux avec un peu de phosphate 0,770
Acide carbonique et gaz hydrogène carboné. . . 8,4oo
3i,ooo
Lorsqu'on saturait l'acide acétique avec de la chaux , il se dégageait de l'ammoniaque en proportioa-beaucoup plus considérable que celle qui se développe dans les mêmes circonstances avec de l'acide acétique produit par la distillation de la gomme arabique. On trouva que les gaz consistaient dans environ 2,déc4 cubes de gaz acide carbonique , et dans 2;dec8 cubes de gaz hydrogène carboné 3. Dans le^ expériences que fit Vauquelin , sur cette gomme , il en obtint les o,o35 de cendres. Ces cendres se dissolvaient dans l'acide hydrochlorique avec effervescence, en développant une odeur d'acide hydrosulfurique. Elles consistaient principalement en carbonate de chaux, avec une petite quantité de fer et de phosphate de chaux, et elles contenaient également un peu de potasse 4.
On voit par ces expériences, que la gomme adragante contient plus d'azote et de chaux, et peut-être plus doxigène e* moins de carbone , que la gomme arabique.
Le docteur Bostock , en faisant digérer de la gomme adragante dans de l'eau, jusqu'à ce qu'elle fût devenue gélatineuse, et en la triturant alors dans un mortier avec de l'eau pure, formait un mucilage homogène , consistant dans 100
» Hatrhrtt. Fliil. Trans. i8<*5.
* Jlul. Third Séries of Experiments on artificial Tannin ; Phil. Trans. i8of>.
» Cruickshanks , Rollo on Dùbeles, p. 452. < Ann.deChim. HV, 3ia.
82 PARTIES CONSTITUAMES LES PLANÏi.S.
parties d'eau et une partie d'adragante. Le sous - acétate de plomb produisait avec ce mucilage un précipité abondant. Celui auquel l'acétate de plomb donnait lieu était léger, et s'augmentait par le repos, quoique cet acétate n'exerçât aucune action sur le mucilage de gomme arabique. L'hydrochlorate de peroxide d'étaiu produit également avec le mucilage de gomme adragante un coagulum ayant de la consistance, quoiqu'il n'altère pas le mucilage de gomme arabique. Avec le sulfate de peroxide de fer, il n'y a aucun effet produit. Le nitrate de mercure occasionne un précipité léger d'une teinte rougeâtre -, la potasse silicée n'a point d'action*.
Je suppose que la gomme bassora de Vauquelin est une variété de gomme adragante.
La césarine constitue une portion de la matière gommeuse qui exsude des prunus cerasus, prunus avium, prunus domestica , et du xanthorea haslilis. Ce fut par cette raison , je le présume , que le docteur John la distingua par la dénomination de cérasine. 11 peut être utile de présenter ici le résultat de mes expériences sur la gomme de cerisier. Gomme Le prunus avium , le cerisier et le prunier communs, ainsi cerisier. l'amandier et l'abricotier, fournissent une gomme qui
exsude en grande abondance d'ouvertures naturelles ou artificielles dans le tronc de ces arbres. Cette exsudation est d'un brun rougeâtre, en grandes masses; beaucoup plus molle, d'abord, que la gomme arabique, elle devient , en la gardant , plus dure qu'aucune autre espèce de gomme que j'aie examinée, excepté l'adragante. Lorsqu'on la met dans l'eau , elle se gonfle par degrés, et se convertit en une gelée demi-transparente d'un brun rougeâtre. Il s'en dissout une portion dans l'eau, mais il en reste à l'état gélatineux une quantilé considérable, qui ne se dissout pas, même par une ébullitionde quelques heures dans une très-grande proportion d'eau. Sous ce rapport, la gomme de cerisier diffère de toutes les autres espèces de gomme que j'ai soumises à l'expérience. La portion dissoute dans l'eau a l'apparence ordinaire du mucilage de gomme arabique , si ce n'est que sa couleur est plus foncée et qu'il est beaucoup plus faible , et par conséquent moins visqueux et filant. L'alcool n'en précipite pas
* IS'icholsoiffe Jouin. LYIII, 3o.
de l'incliné. 83
la gomme , et la potasse silicée ne produit aucun effet. L'action du sous-acétate de plomb, sur cette dissolution mucilagineuse , n'est pas d'abord sensible ; mais par le repos , le tout devient opaque, et à la fin il se forme un précipité qui se dépose. Le deutochlorure d etaiu fait gélatiniser immédiatement le liquide ; l'acétate de plomb et le nitrate de mercure ne produisent aucun effet. Il en fut de même avec tous les autres sels métalliques essayés. Le docteur Bostock trouva que ce liquide, traité avec l'acide nitrique, fournit une portion d'acide saccholactique.
Lors de la dernière malheureuse expédition au Congo, un de Gomme con»o. ceux qui en faisaient partie, ramassa, en longeant les bords de la rivière de ce nom , un gros morceau de gomme qui ressemblait beaucoup à la gomme cerisier d'Angleterre. Sa couleur était également foncée , et sa dureté aussi considérable- Par l'examen que j'en fis, je trouvai qu'elle consistait entièrement dans de la cérasine épaissie par une matière colorante qui était soluble en partie dans l'eau , et avait les caractères de l'extractif ; mais la cérasine conservait encore sa couleur foncée , même après que tout l'extractif, dont l'eau pouvait se changer, en eut été séparé.
Je reçus, il y a quelque temps, du docteur Clarke de Gomme la Dominique, des échantillons de gomme différant beaucoup, en apparence, de toute autre de celles que j'avais vues jusqu'alors. Elle était en gros morceaux comme des stalactites, de ioo à 125 millimètres de long, et de plus de 20 millimètres d'épaisseur , et formée d'un certain nombre de masses irrégulièrement cylindriques ; quelques-unes étaient creuses . cimentées ensemble , ou roulant les unes sur les autres. Je n'ai rien appris concernant la plante d'où celte gomme exsude. Elle est assez cassante , d'un brun jaunâtre clair et translucide. Je la trouvai composée de 3 parties environ de cérasine et d'une partie de gomme.
SECTION XVI
De II nu Une.
Rose a découvert récemment , dans les racines de Xinula heli'niitm ( clécampane ou aune'e), un principe végétal nouveau , auquel je donne le nom d'inujine.
Lorsqu'on fait bouillir dans l'eau les racines de ce végétal , et que l'on abandonne la décoction à elle-même pendant quelques heures, Yinuline se dépose sous la forme d'une poudre blanche semblable à de l'amidon. Les propriétés qu'on a reconaues dans cette substance sont les suivantes. propriétés. i. Elle est insoluble dans l'eau froide. Par la trituration on parvient à l'étendre uniformément dans ce liquide , au point de lui donner un aspect laiteux ; mais elle se précipite bientôt en une poudre blanche, et l'eau redevient complètement transparente.
Action 2. Elle se dissout facilement dans l'eau chaude. Le mé-
lange d'une partie d'inuline et de quatre parties d'eau bouillante formait une dissolution qui passait aisément à travers le filtre, quoique de consistance un peu mucilagineuse, et qu'elle ne fût pas entièrement transparente. Au bout de quelques heures, la plus grande partie de l'inuline se précipite sous forme d'une poudre blanche. Une dissolution dégomme arabique également concentrée est beaucoup plus épaisse et plus visqueuse.
Alcool; 3. Lorsqu'on mêle à la dissolution aqueuse d'inuline un
volume égal d'alcool, il ne se manifeste pendant quelque temps aucun changement, mais bientôt l'inuline se sépare, et il se produit un précipité blanc pulvérulent et volumineux. Une dissolution de gomme arabique, traitée de la même manière, conserve pendant plusieurs jours la couleur d'un blanc de lait saus qu'il s'y forme aucun précipité. Action 4- L'inuline étant mise sur des charbons ardens, se fond aussi
de u chaisur. facj]ement qUe le sucre, et répand une fumée blanche épaisse qui, quoique piquante, n'est pas désagréable. Cette fumée ressemble par sou odeur à celle du sucre qui brûle. Le résidu, qui est peu considérable, se réduit en charbon. L'amidon / émet une fumée semblable , mais il laisse un résidu plus volu-
mineux. Si l'on chauffe l'inuline dans une cuiller de fer, elle se fond et donne une fumée épaisse ayant la même odeur ; mais aussitôt que la cuiller devient rouge, elle brûle avec une flamme vive et ne laisse qu'un très-petit résidu charbonneux. 5. A la distillation, elle fournit un liquide acide de couleur brune, ayant l'odeur de l'acide acétique , mais sans aucune trace d'huile.
Action de G. Traitée avec l'acide nitrique, elle donne de l'acide ma-
^^•""'^"•lique, de l'acide oxalique, et même de l'acide acétique, si
AMIDOK-. 85
Ton emploie une beaucoup trop grande proportion d'acide nitrique ; mais il n'y a pas formation d'acide saccholactique, ainsi que cela a lieu avec les gommes : de même qu'il ne se sépare point de celte matière cireuse qui se produit quand on fait digérer l'amidon avec le même acide.
Telles sont les propriétés que Rose a reconnues dans l'inuline *. En distillant la racine de lelécampane, on en obtient une matière blanche solide, qui par sa nature parait tenir le milieu entre le camphre et l'huile volatile*. Ou ne connaît aucune autre substance végétale qui fournisse un produit semblable. Quel peut être son rapport avec l'inuline, c'est ce qui n'a pas encore été déterminé?
Le docteur John a trouvé l'inuline dans les racines de beaucoup d'autres plantes. Outre 1'inula hélenium dans laquelle Rose l'avait déjà découverte , il la reconnut dans les racines de l'anthemis pyrethrum, dans les noix de galle, et dans l'angélica archangélica ; il en soupçonne également la présence dans Xhyacinthus nonscriptus et dans plusieurs autres plantes3.
SECTION XVII
De V Amidon,
Si l'on fait une pâle avec de la farine de froment, et qu'on Anaiyse la pétrisse continuellement sous un petit filet d'eau iusqu'à de >a farine (,e
,. . j T i • 1 ri r • ' froment.
ce que ce liquide en découle incolore, la larme se sépare en deux parties constituantes distinctes.
L'une de ces parties est une substance tenace de couleur d'un blanc sale, appelée gluten, qui adhère à la main ; l'autre, connue sous le nom d'amidon , donne d'abord à l'eau un aspect laiteux, mais elle se dépose bientôt sous forme de poudre blanche. 11 reste en dissolution dans l'eau uue substance mucilagineuse d'une saveur sucrée.
L'amidon ainsi obtenu n'est pas entièrement dépouillé de prêra,mon gluten -, aussi n'a-t-il pas cette blancheur éclatante, ni cette de i,»™i.dt>nbelle apparence cristalline qui distinguent l'amidon du commerce. Les amidonniers font usage d'un procédé moins dispendieux et plus efficace.
On laisse tremper de bon froment dans ,de l'eau froide
« Gehlen's Journ. III, 217. » Neuman's Chem. p. \io.
3 John's Xabellender Pûanzen analysen, p. 17.
jusqu'à ce qu'il se ramollisse et qu'il donne par l'expression un suc laiteux. On le retire alors de l'eau , et on l'enferme dans des sacs de grosse toile qu'on soumet à la presse dans une cuve remplie d'eau. 11 en découle uu suc laiteux qui contient une grande quantité d'amidon et qui se mêle avec l'eau de la cuve. On répète l'opération tant que le froment continue de fournir de ce suc laiteux-, et lorsqu'il cesse d'en produire, on retire les sacs avec la matière qu'ils contiennent. L'amidon se précipite bientôt au fond de la cuve ; et l'eau qui le recouvre ne tarde pas à entrer en fermentation à raison des substances qu'elle tient en dissolution. Il s'y forme de l'alcool et du vinaigre, en partie, sans doute, aux dépens de l'amidon. Le vinaigre, ainsiformé, dissout toutesles impuretés et ne laisse que l'amidon. On le retire alors, on le lave à grande eau , on le fait ensuite sécher à une douce chaleur. Pendant que le séchage de l'amidon s'opère, il se divise ordinairement en petites masses scapiformes , qui sont d'une grande régularité. Vanquelin a fait l'analyse de l'eau qui repose sur l'amidon, et qu'on appelle eau sure; elle contient une trèsgrande proportion d'alcool et d'acide acétique. L'acide tient en dissolution du gluten un peu altéré, du phosphate de chaux et de l'ammoniaque *.
L'amidon était bien connu des anciens. Pline nous apprend que ce furent les habitans de l'île de Chio qui trouvèrent les premiers la manière de le fabriquer a.
Propriétés. i. L'amidon est d'une belle couleur blanche, et ordinairement sous forme solide en masses alongées. Il est presque sans odeur et il n'a que très-peu de saveur. Si on le conserve lorsqu'il est sec , il reste long-temps sans éprouver d'altération quoiqu'exposé à l'air.
Action dei'ean 2. L'amidon ne se dissout pas dans l'eau froide; mais il s'y réduit très-promptement en poudre et forme avec ce liquide une espèce d emulsion. 11 se combine avec l'eau bouillante, et se réduit en une sorte de gelée qui peut s'y délayer; mais lorqu'on laisse pendant un temps suffisant le mélange en repos, l'amidon se précipite peu-à-peu, et ce dépota lieu lors même qu'on emploie yo parties d'eau pour dissoudre une partie d'amidon ; mais alors il faut au moins un mois pour
* Ann. de Chim. XXXVIII, 24^- Voyez ia fabrique de l'a mid^u, par Duhamel du Monceau; et Gmehu's Hundbucb, der icchuisçb^ea Chemiee,H, 337. Phil. Mag XXIX > iCG,
î Lib.XVIIÎ, cap. -.
que l'amidon commence à se précipiter. Cette dissolution, si on peut lui donner ce nom , est glutineuse en raison de la proportion d'amidon qu'elle contient. Si la quantité en est considérable, le linge qu'on y trempe et qu'on t'ait sécher rapidement ensuite, acquiert, comme cela est bien connu, de la roideur. En évaporant la dissolution à siccité, on obtient une substance opaque et cassante qui diffère en apparence de l'amidon ordinaire, mais qui avec les réactifs présente àpeu-près les mêmes propriétés. Il est donc probable que la différence apparente est due à une portion d'eau qui reste unie à l'amidon qu'on y a fait bouillir. Si on laisse exposée à un air humide la dissolution d'amidon, elle perd promptement sa consistance , elle acquiert une saveur acide , et sa surface se couvre de moisissure.
3. L'amidon, loin de se dissoudre dans l'alcool, ne s'y ré- Alcooî, du't pas même en poudre à l'aide de la chaleur. Il ne se dissout pas non plus dans l'éther.
4- On n'a pas examiné l'action du gaz oxigène ni des corps combustibles simples et de l'azote sur l'amidon. Il est probable qu'elle n'est pas très-sensible.
5. Les métaux ne paraissent pas agir fortement sur l'ami- Dissolution» don. Cette subtance ne se combine pas non plus avec les meiiUiiu'soxides métalliques : ou du moins aucun des sels métalliques que j'ai essayés n'a la propriété de précipiter une dissolution aqueuse d'amidon. Les sels métalliques sur lesquels j'ai opéré, avec une décoction formée en faisant bouillir ensemble une partie d'amidon et quatre-vingt-dix parties d'eau, sont les suivantes :
Les chlorates d'or et de platine.
Les nitrates d'argent, de mercure et de plomb.
L'hydrochlorate d'étain ; l'acétate de plomb.
Les sulfate, nitrate et hydrochlorate de cuivre.
Les sulfate, hydrochlorate et nitrate de fer.
Les sulfate, hydrochlorate et nitrate de zinc.
Les ammoniures de nickel et de cobalt.
Le docteur Bostock trouva que le sous-acétate de plomb produit un précipité abondant dans la dissolution aqueuse d'amidon. Il obtint également un précipité, en employaut l'hydrochlorate de peroxide d'étain * ; doù il suit évidemment
* NichoUcm's Journ. XVIII, 33.
que son infusion d'amidon devait contenir une plus grande proportion d'amidon que la mienne, qui ne précipitait pas avec 1 hydrochlorate d'étain.
Terres g. 5j l'on mêle de l'eau de chaux avec la même décoction
d'amidon , il ne se produit aucun changement. L'eau de strontiane n'y occasionne non plus aucune altération sensible; mais l'eau de barite donne lieu a un précipité blanc, floconneux , abondant. Ce précipité, qui est redissous par l'acide hydrochlorique, reparaît par le repos de la liqueur, à moins que l'acide n'ait été employé en très-grand excès; cependant l'hydrochlorate de barile ne produit aucun changement dans la décoction d'amidon. La potasse silicée n'y occasionne point de précipité.
ie nokd» 7- Quand on triture l'amidon avec une infusion chaude de *>*llc- noix de galle , la dissolution s'opère complètement. Cette dissolution est transparente , et d'une couleur plusclaire que l'infusion de noix de galle ; mais par le refroidissement elle deJ vient opaque, et il s'y forme un précipité caillé abondant. Ce précipité se redissout à une chaleur de 49° centigrades, et la dissolution reprend sa transparence ; mais elle se trouble et dépose de nouveau en refroidissant. Je considère cette propriété comme un caractère principal de l'amidon. L'infusion de noix de galle le précipite de toute dissolution -, mais le précipité se redissout en chauffant le liquide à la température de 49° centigrades.
iamidou. Ce précipité est une combinaison de tannin et d'amidon, et ces constituans peuvent s'unir dans des proportions différentes ; mais le précipité le moins soluble est celui qui se forme dans une dissolution de i,kil5 d'amidon dans i5 centimètres cubes d'une infusion de noix de galle, formée en faisant bouillir ensemble deux parties d'eau et une partie de noix de galle. Dans ce cas, le précipité est composé d'environ trois parties d'amidon et de deux parties de tannin. Le tout ne se précipite pas; il en reste environ les 0,^5 en dissolution, paraissant contenir un excès de tannin. Cette combinaison d'amidon et de tannin est d'un jaune brunâtre clair, demitransparente et facile à casser/ Elle a beaucoup de ressemblance avec la sarcocolle ordinaire. Sa saveur est astringente. Quand on la mâche elle adhère aux dents à la manière de la gomme. Elle ne se dissout que très-imparfaitement dans l'eau froide, mais avec facilité et copieusement dans l'eau chaude.
L'alcool mis en digestion sur cecoraposé acquiert une couleur brune, mais il ue peut séparer en totalité le tannin de l'amidon. Lorsqu'on cliauffe ce composé il écume, se bnursouffle et se fond. 11 brûle alors avec une flamme vive, et laisse pour résidu une petite portion de cendres blanches.
8. Si l'on triture de la potasse avec de l'amidon , et qu'on , Ac'ion
, r . , 7 '., de la potassa.
y ajoute un peu deau , le tout acquiert , par le repos , 1 apparence d'une gelée demi-transparente. En augmentant la quantité d'eau, on obtient une dissolution de couleur opale dont on peut facilement précipiter l'amidon par un acide. Si c'est l'acide hydrochlorique qu'on emploie , il s'exhale une odeur aromatique particulière. Lorsqu'on verse de l'infusion de noix de galle dans la dissolution d'amidon dans de la potasse , il se manifeste un précipité blanc jaunâtre, mais qui se redissout immédiatement. Le liquide reste opaque , et prend une couleur brune foncée. Si l'on y ajoute de l'acide hydrochlorique, on a un précipité abondant , semblable au composé d'amidon et de tannin : mais l'acide nitrique et l'ammoniaque n'y produisent aucun précipité.
La décoction d'amidon n'est altérée ni par îa potasse , ni par le carbonate de potasse, non plus que par l'ammoniaque.