GOMME
La dissolution , connue sous le nom de mucilage*, est épaisse et collante; on s'en sert souvent sous forme de pâte, pour donner de la roideur et du lustre à la toile. Lorsqu'on l'étend en surface mince, elle se dessèche promptemmt et prend l'apparence d'un vernis; mais elle attire facilement l'humidité, et devient glutineuse. L'eau la délaie complet ement. En évaporant le mucilage, on obtient la gomme sans aliéiation. On peut garder pendant plusieurs années cette dissolution mucilagineuse sans qu'elle éprouve de putréfaction 11 existe à peine aucune autre substance végétale qui soit moins susceptible de décomposition. Cependant à la fin, il s'y développe une odeur sensible d'acide acét.que.
La gomme exposée à la chaleur se ramollit, se boursonffle, mais ne se fond pas; elle dégage des bulles d'air, elle noircit, et lorsqu elle est à la fin presqn'entièrement réduite en charbon, elle donne une petite flamme bleue. Cette flamme se manifeste plus tôt , si l'on tient justement au-dessus de la gomme uue substance enflammée. Après que la gomme est consumée , il reste une petite quantité de cendres blanches , consistant principalement dans des carbonates de chaux et dépotasse.
i. Il ne paraît pas que le gaz oxigène ait aucune action sur la gomme. Si on expose à l'air une dissolution de gomme dans l'eau, elle se moisit bientôt à la surface, mais elle reste long-temps ainsi sans éprouver d'autre changement. L'action des corps combustibles simples sur la gomme a été à peine examinée. Le gaz azote semble ne produire aucun effet sur cette substance.
La gomme n'agit pas sur les métaux; mais elle a la propriété A^'é°"u'
* Hermstadt emploie ce mot dans un sens différent ; il fait une distinction entre la gomme et le mucilage. La dissolution de la gomme dans l'eau est transparente et glutineuse , et on peut la tirer en fils \ tandis que celle du mucilage est opaque, non glutineuse au toucher, mais glissante , et nYtant pas susceptible de s'allonger en fils. On peut séparer la gomme du mucilage par le procédé suivant:
On dissout dans la plus petite quantité d'eau possible delà gomme, qu'on soupçonne être mêlée avec du mucilage, ei qu'on a préalablement réduite en une masse sèche , et on verse par intervalles drus la liqueur de l'acide sulfurique étendu. Le mucilage se coagule, et la gomme reste en dissolution ; lorsqu'il ne s'opère plus de coagulation, on laisse reposer le mélange pendant quelque temps ; le mucilage se précipite au fond de la liqueur, et prend la consistance àtr gelée. On dtcante le liquide, et on é\apore à siccité à une douce chaleur, jusqu'à consistance de corné. Journ. Méd. et Pliys. 111, 370.
5e sels ques.
de se combiner avec plusieurs des oxides métalliques , avec lesquels elle forme des composés; au-moins quelques-uns des sels métalliques versés dans des dissolutions de gomme , y occasionnent des précipités. L'effet le plus curieux est celui produit par l'hyd; oclilorate de peroxide de fer. Quaud on verse de la dissolution concentrée de ce sel dans une liqueur mucilagineuse très-forte, le mélange se forme en une gelée brune, demi-transparente, qui se dissout difficilement dans l'eau. Lorsqu'on fait sécher cette gelée, elle devient d'une couleur plus claire et prend a-peu-près l'apparence de la gomme. Sa saveur est un mélange de celles de gomme et de fer. J'ai présenté , dans la table qui suit , les effets de différées sels métalliques sur la dissolution de gomme dans l'eau, autant que mes expériences me les ont indiqués. Le mucilage dont je me servais était composé de huit parties d'eau sur une partie de gomme. Il était transparent et parfaitement fluide, quoiqu'un peu filant.
Dissolutions salines.
Effets.
i. Hydrochlorate d'or Aucun changement.