GAÏAC
2. Lorsqu'on fait digérer le gaïac dans l'eau, il s'en dissout acùoq de tmm. une partie. L'eau acquiert une couleur brune verdàtre et une saveur douceâtre. Le liquide étant évaporé laisse pour résidu une substance brune qui a les propriétés de Xcxtractif, étant soluble dans l'eau chaude et dans l'alcool , mais très-difficilement dans l'éther sulfurique, et précipitaut avec les hvdrochlorates d'alumine , d etain et d'argent. Cette substance forme environ les 0,01) du gaïac employé '.
6. L'alcool dissout facilement le gaïac, et la dissolution AiemL est d'un brun foncé- L'eau rend cette dissolution laiteuse en en séparant la résine. L'acide bydrochlorique précipite le gaïac en un gris cendré, et l'acide sulfurique en un vert pâle. L'acide acétique et les alcalis n'y produisent aucun précipité. Le chlore liquide le précipite en un beau bleu pâle qui ne s'altère pas par la dessication. L'acide nitrique étendu n'y produit d'abord aucun changement ; mais au bout de quelques heures le liquide devient vert, puis il passe au bleu , et à la fin au brun ; et c'est alors qu'il se forme un précipité brun. On peut également obtenir des précipités verts ou bleus en mêlant de l'eau avec le liquide lorsqu'il a pris ces différentes couleurs 2.
4- L'éther sulfurique n'a pas sur le gaïac une action aussi L'éther. forte que l'alcool; mais les deux dissolutions se comportent de même avec les réactifs 3.
5. Les lessives d'alcalis, soit caustiques, soit à l'état de Alcalis, carbonates, dissolvent avec facilité le gaïac. 62 grammes
d'une dissolution saturée de potasse en prirent environ 4 1 grammes, et la même quantité d'ammoniaque ne se chargea que de 1 6 décigr. ; d'où il suit que le gaïac se dissout dans envirou i5 parties dépotasse et dans 38 parties d'ammoniaque. Ces dissolutions traitées par l'acide nitrique donnent un précipité brun semblable à celui qu'on obtient en mêlant la dissolution alcoolique avec le même acide. L'acide bvdrochlorique et l'acide sulfurique étendu occasionnent un précipité caillé de couleur de chair , qui se rapproche de l'extractif par ses propriétés 4.
6. La plupart des acides agissent avec beaucoup d'énergie Des a^de» sur le gaïac.
• Brande, Phil. Mag. XXV, io5. » Ibid.p. 106. 3 Ihid. « Ibid. p. 109.
iyO PARTIES CONSTITUANTES ©ES PLANTES.
L'acide sulfurique le dissout , et forme un liquide rouge foncé, qui mêlé avec de l'eau au moment où la dissolution a lieu, dépose un précipité couleur de lilas. Si l'on chauffe, le g*ïac est converti en charbon.
L-acide nitrique dissout complètement le gaïac sans le secours de la chaleur, et avec une vive effervescence. Lorsqu'on évapore la dissolution, elle fournit une très-grande quantité d'acide oxalique '. On ne voit point s'y former de tannin artificiel, mais plutôt une substance qui a les propriétés de l'extractif. L'acide nitrique étendu convertit le gaïac en une substance brune, semblable au précipité obtenu par l'acide nitrique de la dissolution alcoolique du gaïac. Cette matière brune a les propriétés d'une résine 2.
L'acide hydrocblorique u'agit que faiblement sur le gaïac, au mo}ren de ce qu'il se fond promptement en une masse noirâtre sur laquelle l'acide n'a plus d'action 3. Distillation. y. M. Brande obtint de cent parties de gaïac qu'il soumit à la distillation, savoir :
Eau acidulée 5,5
Huile brune épaisse a4,5
Huile empyreumatique 3o
Charbon 3o,5
Gaz, consistant en gaz acide carbonique, et
en gaz hydrogène carboné 9,0
Perte o,5
Le charbon après l'incinération laissa trois parties de chaux sans aucune trace de substance alcaline +.
8. Telles senties propriétés du gaïac, autant qu'on a pu les reconnaître jusqu'à présent. D'après l'exposé qui vient d'en être fait, il est évident que cette substance ressemble sous beaucoup de rapports aux résines ; mais elle en diffère par trois propriétés si remarquables, qu'on doit la considérer comme corps distinct particulier.
Miirnûlils ^a Prem'èredeces propriétés particulières du gaïac consiste — — ' — t — - — — — —
■ Hatchett, Second Séries of Experimeuts on 8rtiËcia! Tannin. Phil. Trans, iSofi.
■ Brande , Pl.il. Mog. XXV, 107.
< Ibid.