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i. On obtient ce baume de X'amyris gileadensis , arbre Opobaisamm»
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qui croit en Arabie, et spécialement pies de la .Mecque. Les de giiea*. Turcs en font un si grand cas qu'on ne nous en apporte que très-rarement en Europe, et par conséquent sa nature ne nous est pas bien connue. On dit qu'il est d'abord trouble et blanc, d'une odeur forte et aromatique, et d'une saveur amère, acre et astringente ; mais en le gardant pendant quelque temps il devient limpide, et sa couleur passe d'abord au vert , puis au jaune , et finit par être celle du miel. Il a la consistance de la térébenthine '.
2. Le baume copahuQsi le produit du copaifera officinalis, Copah». arbre qui croit dans l'Amérique méridionale , et dans quelques-unes des îles des Indes occidentales. Il découle d'incisions faites au tronc de l'arbre. Le suc ainsi obtenu est transparent, d'une couleur jaunâtre , d'une odeur agréable, et d'une saveur piquante. II est d'abord de consistance buileuse, mais il devient peu-à-peu aussi épais que le miel. Sa pesanteur spécifique est 0.960 2.
Lorqu'après l'avoir mêlé avec de l'eau on le distille , il Foamit passe avec leau une très - grande quantité d'huile volatile. d'}ah"é!fnVfd" Lewis en obtint jusqu'aux 0,00 du poids de ce suc3 , et Schonberg retira, par ce procédé, de 248 grammes de baume de copahu , 100 grammes d'huile. Elle était sans couleur, très-limpide et d'une pesanteur spécifique de 0,900. Elle avait la saveur et l'odeur du baume de copahu , mais à
*■ C'est la description que nous en donne le nro lé par Lewis. Keuinann'sChcm. p. a84" * SchonberE;, Gehlen's Journ.. \'{ , fo^. 5 ]Neumann\« Chçn», p. 2?5.
fesseur Alninus ,
un plus haut degré. Cette huile se dissolvait dans 8 parties d'alcool; mais le baume de copahu lui-même est beaucoup plus soluble *. L'huile cesse de passer avant que toute i'eau soit parvenue dans le récipient. Le résidu est par conséquent composé de deux substances ; c'est - à - dire , de la portion aqueuse, et d'une matière jaune grisâtre, déposée au fond . du vaisseau , qui se dessèche par son exposition à l'air, en devenant cassante et transparente; lorsqu'on la chauffe elle se fond , et présente tous les caractères d'une résine. A la distillation , elle fournissait une huile épaisse et jaunâtre , de l'eau acidulé ,et un gaz consistant, pour les 0,1 66, dans du gaz acide carbonique , et dont le surpins paraissait avoir les caractères du gaz hydrogène percarboné 3. De ces faits , qui étaient depuis long-temps connus , on inféra que le baume de copahu est une combinaison d'une résine et d'une huile volatile, qui se dégage à une chaleur d'un degré inférieur à celle de l'eau bouillante ; mais d'après les expériences de Schonberg . il est devenu beaucoup plus probable, que le baume est décomposé dans sa distillation avec l'eau , et que l'huile et la résine sont des produits nouvellement formés. Distillation. Lorsqu'on distille ce baume au bain-marie , il ne passe autre chose que quelques gouttes d'eau , et une ou deux gouttes d'huile5. Si l'on continue l'opératio:i à une température de 1 19. à i25° centigrades, on n'en obtient guère plus que lorsque la distillation se fait au bain-marie. A la température de 2620 centigrades le baume commence à bouillir doucement, il se développe un gaz, et les gouttes se succèdent avec plus de célérité dans le récipient ; à 2880 centigrades il bout avec force , et la distillation va rapidement. Il passe dans le récipient une huile limpide jaunâtre , mêlée par fois d'une ou de deux gouttes d'eau. A mesure que la distillation avance, l'huile devient de plus en plus jauue. Le baume est alors aussi liquide que de l'eau , et il bout saus se boursouffler, ou sans former d écume. Après cela l'huile devient jauue, et sa couleur passe au rouge brunâtre; mais elle conserve encore assez de limpidité. Schonberg obtint ainsi de 1 24 grammes de baume de copahu , 96 grammes
1 Schonberg Gehlen's Jonrn. VI, 4o4 1 Idem. Gehlen's Journ. VI 1 497* 3 Idem, iliid. p. /jç)5.