BAUMES. I
d'huile. L'eau avait une saveur aigre, et rougissait le papier de
décim.
tournesol. Il recueillit 2,5 cubes de gaz dont les 0,1 1 1 étaient du gaz acide carbonique ; le surplus paraissait être du gaz hydrogène percarboné '. . . ,
J -w 1 - 1 • • • L J' ' * il. Action de
L acide nitrique agit avec beaucoup d énergie sur le baume racide nitrique de copahu. Si l'on en mêle une partie avec quatre parties de cet acide étendu de deux parties d'eau , et qu'on chauffe le mélange, on obtient une dissolution jaunâtre, semblable au baume, mais plus foncée. Lorsqu'on la distille, il vient avec le liquide qui passe dans le récipient , une huile de couleur vert-pomme, qui tapisse la voûte de la cornue. On n'a pas examiné la nature du résidu. On y aurait sans doute trouvé du tannin artificiel, si toutefois on avait employé une quantité suffisante d'acide*.
Traité par l'acide sulfurique , le baume de copahu donne térébenthine* du tannin artificiel 3.
On ne s'est point encore assuré si ce baume fournit de l'acide benzoïque. Ses propriétés semblent ne devoir pas rendre cette conjecture probable. Il a beaucoup de ressemblance avec la térébenthine , et ainsi qu'elle, il doit constituer une classe de corps intermédiaires entre les huiles volatiles et les résines, auxquels on pourrait donner le nom de térébenthins.
3. Cette substance se retire du toluifera balsamum, arbre qui croit dans l'Amérique méridionale. Le baume découle d'incisions faites dans lécorce de l'arbre. On l'apporte en Europe dan? de petites gourdes , ou coques de courge. Il est d'un brun rougeàtre , et d'une très- grande consistance-, exposé à l'air , il devient solide et cassant. Son odeur est suave , et continue de l'être ainsi lors même qu'à la longue le baume s'est épaissi. Dans sa distillation avec l'eau, il fournit très-peu d'huile volatile, mais il communique à l'eau son odeur et sa saveur : si l'on continue la distillation , il se sublime une certaine quantité d'acide benzoïque +.
Hatchett reconnut que ce baume est soluble dans les alca- défaillis , comme tous les autres baumes. En le dissolvant dans la
■ Schonberg , Gehlen's Journ. VI, 4çp. » Idem , ibid. p.. ^pg.
3 Hatcheit, Tnird Séries of Expérimenta on artificinl Tannin- Phil. Trans. 180S.
4 Lewis, iNenmann's Chcrn. p. q85.
moindre quantité possible de lessive de potasse , il perd entièrement l'odeur qui le caractérise , et en prend une autre des plus suaves , analogue à celle des clous de gérofle. « Cette odeur , remarque Hatchett , n'est pas fugace ; car elle existe encore dans une dissolution préparée dans le mois de juin, et qui est restée depuis quatre mois dans un vase de verre ouvert ».
Ues acides. Si l'on fait digérer le baume de tolu dans l'acide sulfurique , il se sublime une quantité considérable d'acide benzoïque pur. En évaporant à siccité la dissolution , et en traitant le résidu par l'alcool , on obtient du tannin artificiel; le cbarbon qui reste s'élève auxo,54 du baume employé x.
Hachett trouva qu'il se dissolvait dans l'acide nitrique en présentant à-pcu-près les mêmes phénomènes que les résines ; mais il acquiert l'odeur d'amandes amères , ce qui le porta à soupçonner qu'il y avait formation d'acide hydrocyanique. Pendant la dissolution dans l'acide nitrique, il se sublime de l'acide benzoïque. Par des digestions répétées , il se convertit en tannin artificiel \
Baume Le baume du Pérou est fourni par un arbre qui croît dans
les contrées chaudes de l'Amérique méridionale , auquel les naturalistes ont donné le nom de myroxylon peruiferum. Cet arbre est plein de résine , et le baume s'obtient en en faisant bouillir dans l'eau les jeunes branches. Ce baume a la consistance du miel-, il est de couleur brune, d'une odeur agréable et d'une saveur acre , chaude. En le faisant bouillir pendant quelque temps avec de l'eau , le liquide séparé par la filtration rougit les couleurs bleues végétales, et dépose par refroidissement des cristaux d'acide benzoïque. La liqueur ne contieut pas d'autre substance 3. Lorsqu'on distille ce baume avec l'eau , il donne une très-petite quantité d'huile limpide rougeâtre. Hoffman n'obtint qu'une partie de cette huile de seize parties du baume , soumises à la distillation 4. Litchtenberg distilla un mélange de 62 grammes de baume et de 248 grammes d'eau: les 62 premiers grammes d'eau qui
« Hatchett, Third Séries of Experiments cm artificial Tannin. Thil. Tiatis. 1806.
» Hatchett, Second Séries of Experiments on artificial Tannin, Phil. Trans. r8o6.
3 Lichtenherg , (Jehlen's Journ. VI, 48j>
4 Observ. pbys. chim. selecl. p. "jr.
du Pérou.