‹ Systeme de chimie. Traduit de l'anglais sur la 5. éd. (de 1817) (volume 2)Chapitre 56 sur 228 · CAOUTCHOUC · texte numérisé non relu

CAOUTCHOUC

<3e carbone , d'hydrogène, d'azote et d'oxigène. Mais on ne connaît pas la nature de la combinaison de ces principes entre eux.

Le caoutchouc paraît exister dans une grande variété de. Pintes qui

. ...r. /• i î le contiennent

plantes-, mais il y est ordinairement confondu avec les autres parties constituantes. On peut le séparer des résines par l'alcool. Il s'extrait de diverses espèces de gui au moyen de l'eau , avec laquelle il se combine facilement à l'état fluide, tel qu'il est dans ces plantes. Lorsqu'il est mêlé avec de la gomme ou de l'extractif , ou peut l'en séparer en faisant digérer une partie de la plante qui le contient, dans l'eau d'abord et ensuite dans l'alcool, jusqu'à ce que toutes les substances solubles dans ces liquides soient extraites. On dessèche le résidu , et on le fait digérer dans cinq fois son poids de pétrole rectifié. On en retire la partie liquide en exprimant la substance dans un linge. On laisse reposer le liquide pendant plusieurs jours. Eu décantant alors la portion qui est claire, on la mêle avec les o,33 de son poids d'eau, et on distille. Le caoutchouc reste '.

L'opium contient , suivant Bucholz , une quantité considérable de caoutchouc *; et , ainsi qu'on l'a déjà observé , la partie du mastic qui est insoluble dans l'alcool a les propriétés de cette substance.

SECTION XXXI

Du Coton.

Le coton est un duvet tendre, qui enveloppe les graines de diverses plantes , spécialement des différentes espèces de gossypium, qui fournissent le coton du commerce. Ces plantes sont indigènes des climats chauds ; elles croissent Origine dans les bois en Asie , en Afrique et en Amérique , en deçà des tropiques ; et on les cultive dans les Indes orientales et occidentales. Selon M. Edwards , le plus beau coton se distiugue d'après la couleur de ses graines , sous le nom de coton à graines vertes1 , et peut-être il est le produit du

» Hermbstadt, Me'd. et Phys. Journ. III , 372.

' Ann. de Chim. XXXIV, i33.

* History of the west Indics. II, 26^.

gossypium hirsutum. Il y en a deux espèces , dans l'une desquelles le coton ne se sépare pas facilement des graines. Mais la plante de coton qui se cultive ordinairement est un arbrisseau, dont M. Edwards compte cinq espèces, savoir : /'espèce commune de la Jamaïque , celle à barbe brune , le nankin, le coton français ( gossypium arboreum) , et le coton faséole*. Lorsque les graines sont mures , les cosses s'ouvrent et étalent le coton , qu'on recueille et qu'on sépare des graines au moyen de cylindres.

Le coton, lorsqu'il est filé et tissu , fournit des vêtemens à une portion très-considérable du monde civilisé ; la quantité qu'on en apporte chaque année en Angleterre , et qui y est filé au moyen de machines , s'élève à plus de neuf millions de kilogrammes , et le nombre d'individus occupés à le travailler est au moins de 700,000. Cet objet forme une des branches les plus importantes des manufactures de ce pays.

Quoique, jusqu'à présent, il n'ait pas été fait de recherches chimiques exactes sur les propriétés du coton , cependant, puisque ses qualités évidentes le distinguent suffisamment de toute autre substance végétale , nous devons le considérer comme un principe végétal particulier ; et je l'ai placé ici , espérant qu'un jour quelque chimiste sera porté à examiner sa nature en détail. Les propriétés caractéristiques du colon , actuellement reconnues , sont les suivantes.

Cette substance est en fils , qui diffèrent en longueur et en finesse. On ne peut découvrir d'aspérités à la surface de ces fils; mais si les observations microscopiques de Lewenhoek. méritent confiance , ils sont tous triangulaires , et ayant trois bords aigus. La couleur du coton varie considérablement ; mais lorsqu'il a été lavé , il devient d'un beau blanc.

Le coton n'a ni odeur ni saveur. Il est complètement insoluble dans l'eau, dans l'alcool, duis l'éther , dans les huiles et dans tous les acides végétaux.

Les dissolutions alcalines étendues d'eau n'ont pas d'action sensible sur le coton; mais lorsqu'elles sont très-concentrées , elles le dissolvent à l'aide de la chaleur. On n'a pas examiné les nouveaux produits obtenus par cette dissolution.

* Probablement les premières espaces ne sont que des variété* du gossj'pium herbaceum.

COTOÎT. 2o3

Le coton a beaucoup d'affinité pour quelques-unes des terres , spécialement pour l'alumine. C'est par ci tte raison qu'on se sert de cette substance pour fixer les couleurs sur le coton. On trempe les toiles de coton dans une dissolution d'alun ou d'acétate d'alumine . et on les teint ensuite.

Plusieurs des oxides métalliques se combinent facilement aussi avec le coton, et lui restent très - fortement unis. L'oxide de fer est à cet égard un des plus remarquables. Lorsqu'on trempe le coton dans une dissolution de 1er par un acide, il en sort jaune , et la combinaison est telle que le fer ne peut être séparé ni par les alcalis , ni par le savon , ni même par les acides , à moins qu'elle ne soit toute récente. La couleur devient par degrés plus foncée par l'exposition à l'air, ce qui est dû sans doute à l'oxidation du fer. Cet effet n'a pas lieu quand on trempe la toile dans une dissolution d'alumine , et c'est probablement alors parce que la couleur se trouve plus étendue, qu'elle se conserve à l'air x.

L'oxide d'étaiu se combine également avec le coton ; aussi l'emploie-t-on souvent comme mordant.

Le coton se combine facilement avec le tannin , et forme ainsi une combinaison de couleur jaune ou brune. C'est par cette raison qu'on se sert fréquemment comme mordant pour le coton , de l'infusion de noix de galle, et autres substances astringentes.

L'acide nitrique décompose le coton à l'aide de la chaleur, et il se forme de l'acide oxalique ; les autres produits n'ont pas été examinés. L'acide sulfurique le charbonne ; la vapeur de chlore le blanchit , et probablement elle l'altère et le dissout lorsqu'elle est concentrée.

Le coton est très-combustible, et brûle avec une flamme vive et claire. Les cendres qu'il laisse , contiennent, suivant Neumann, de la potasse. A la distillation, il fournit beaucoup d'eau acidulé, et une petite quantité d'huile; mais il ne donne point d'ammoniaque *.

' Chaptal , Ann. de Chim. XXVI, 2G6.

2 Keumanu's Cliem. p. /po.

SECTION XXXII

Du Suber.

Foukcroy a introduit ce nom dans la chimie pour désigner l'écorce extérieure du quercus suber ^ ou le liège commun , substance qui diffère par ses propriétés de tous les autres corps végétaux.

Le suber est extrêmement léger, mou et élastique; il est aussi très-combustible. Il brûle avec une flamme vive et blanche , en laissant un charbon volumineux, léger et noir. Lorsqu'on le distille , il fournit un peu d'ammoniaque. Propriétés. Le suber mis en digestion dans l'eau , produit une dissolution jaunâtre, qui paraît contenir de l'extractif \ car l'alcool en prend à-peu-près la même proportion1. L'acide sulfurique le charbonne promptement. L'acide nitrique lui donne une couleur jaune , le corrode , le dissout et le décompose ; il est alors converti en partie en acide subérique, en partie en une substance analogue à la cire, en tannin artificiel , et en une espèce de matière amylacée 2.

Fourcroy suppose , d'après quelques expériences qu'il ne cite pas, que l'épidémie de tous les arbres est une substance qui a les mêmes propriétés que le liège ; et nous pouvons peut-être conclure des expériences de Link , que toutes les membranes végétales ont à-peu-près les mêmes caractères chimiques. Au moins elles se rapportent au liège en fournissant de l'acide subérique, lorsqu'on le traite par l'acide nitrique 3.

SECTION XXXIII

De la Médulline.

C'est le nom donné par le docteur John à la moelle du soleil {helianthus annuus) , du syringa vulgaris , lilus , etc.

1 Neumann's Chem. p. ^28.

» Bouillon-Laerange, Ann. de Chim. XXIII, 5o.

» Nicholsou's Journ. XXIII, l55.

MÉDULLINE, BOIS. 2o5

Cette substance se distingue, suivant lui, parles pro- Propriété», priétés qu'elle a , savoir :

i. D'être insoluble dans l'eau, lether, l'alcool et les huiles;

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