D'être dépourvue d'odeur et de saveur
3. D'avoir une structure particulière , étant remplie de pores ;
4- D'être soluble dans l'acide nitrique, mais de fournir avec cet acide une certaine quantité d'acide oxalique, aulieu d'acide subérique , comme c'est le cas avec le suber.
5. De donner à la distillation une quantité considérable d'ammoniaque, et de laisser un charbon d'apparence métallique et d'une couleur de brouze*.
SECTION XXXIV
Du Bois.
Tous les arbres, et la plupart des autres plantes, contiennent une substance particulière connue sous le nom de bois. Si, après avoir bien desséché un morceau de bois, on le met en digestion , d'abord dans une quantité suffisante d'eau , et ensuite dans de l'alcool , afin d'en extraire toutes les substances solubles dans ces liquides, il ne reste plus que la fibre ligneuse.
Cette substance, qui constitue la base du bois , est formée de fibres longitudinales , qu'on peut aisément subdiviser en un grand nombre de fibres plus petites. Elle est un peu transparente , absolument sans saveur, sans odeur, et inaltérable à l'air.
Cette substance est insoluble dans l'eau et dans l'alcool, propriété». Les alcalis fixes lui donnent, à l'aide de la chaleur, une couleur brune foncée ; ils la ramollissent et la décomposent. Une dissolution alcaline faible la dissout sans en altérer la nature, et on peut l'en précipiter de nouveau par un acide. Cette propriété rend le bois susceptible d'être facilement séparé de la plupart, des autres principes végétaux, puisqu'il n'y en a que très-peu qui soient solubles dans les lessives alcalines faibles.
* John's Chcmische Tabcllen Jer Pfhmzeo Analysen , p.o-
206 PARTIES CONSTITUANTES Dl'S PLANTES.
A-tion Lorsqu'on chauffe le bois, il se noircit sans entrer en fu*
*ie u chaleur. sjorii ou sans produire d'écume; il répand une fumée désa* gréable et piquante, et il laisse un charbon qui conserve exactement la forme de la masse. À la distillation dans une cornue, il fournit une liqueur acide d'une saveur et d'une odeur particulières, qu'on regardait autrefois comme un acide distinct, auquel on avait donné le nom d'acide pvroligneux; maisFourcroy et Vauquelin ontreconnudepuis quece n'est qu'une combinaison de l'acide acétique avec une huile empyreumatiquer. De l'acide En soumettant le résidu du quinquina, qui ne semble pas c,;niue- différer de la libre ligneuse, à l'action de l'acide nitrique , Fourcroy parvint à le convertir en acide oxalique; il s'était formé en même-temps un peu d acide citrique, et une trèspetite quantité d'acide malique et d'acide acétique. Il s'était développé aussi du gaz azote.
Il obtint, par ce procédé , de ioo parties de fibre ligneuse
Acide oxalique 56,25o
Acide citrique 3,go5
Acide malique o,388
Acide acétique o,486
Gaz azote 0,867
Carbonate de chaux. 8,33o
70,226 Résidu 52,o5i
ïl s'était également dégagé une certaine quantité de gaz acide carbonique, dont il ne connut pas le poids. Cette augmentation de poids dans le produit, était évidemment due a l'oxigène provenant de l'acide nitrique 3.
Le résidu ayant été distillé dans une cornue , on en obtint de 100 parties,
* Mollcrat a réussi en France à obtenir du bois de l'acide ace'tique aus^i pur que du vinaigre radical. Il convient tré.'-bicn pour la composition du vinaigre aromatique; mais il a un peu d'iîercté qui le rend moins propre pour la table. INicImlson's Joiun. XXIV, 70. Il se fait actuellement à Londres et à Clascnvv, du trés-bon vinaigre retiré du bois. On se sert vraisembLbleruenî du cbaibon animal pour séparer l'huile empyrenmatique.
* Ann. deCbim. VIII, i53-
BOIS. SOJ
Un liquide jaune, contenant de l'alcool, et un aciJe ayant une odeur pyro-muqueuse 26,620
Huile concrète, so!uble eu plus grande