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FeuiII.derosage(/7iododenclronferrug.
crues sur le Jura, montagne calcaire, 20 juin.
Les mêmes, crues sur le Breven, montag.
graniliq. , 27 juin.
l6,75 IO
Branches de losage, crues sur le Jura, 20 juin.
Tiges de rosage crues su r le Breven, 27 jn.
Feuilles de pin [pinus abies ) crues sur le Jura, 20 juin.
Les mêmes, crues sur le Brev- n, 27 juin
Branches du pin, dépouillées de feuilles , du 20 juin.
Airelle ( vaccinium myrtillus) crue sur le Jura, 20 août.
ig,38
Les mêmes, crues sur le Breven, 20 août
Terreau du rosage calcaire des n.os 07 et 6().
Extrait du terreau précédent.
Terreau du rosage crû sur une terre siliceuse des n.°» 68 et 70.
Extrait div terreau précédent-
SUBSTANCES ÉTRANGÈRES DANS LES PLANTES. 2.20 IV. Métaux.
On a trouvé aussi dans les cendres des végétaux plusieurs substances métalliques -, mais la quantité en est excessivement petite, et si petite, qu'on ne peut découvrir leur présence qu'au moyen d'expériences très-délicates.
Les métaux découverts jusqu'à présent dans les cendres des végétaux, sont le fer, qui y existe le plus généralement , le manganèse , et si , nous en croyons certains chimistes, l'or.
i. Il a été trouvé du fer dans beaucoup de plantes. Les cendres de la salsola en contiennent considérablement. 11 paraît, d'après les expériences de M. Grimshaw, que 186 grammes de toile de coton écrue contiennent environ 209 milligrammes de fer ; et 186 grammes de toile de lin écrue, environ 194 milligrammes; mais il est probable, ainsi que l'observe M. Grimshaw, qu'une partie de ce fer est introduite dans la toile par la préparation que le fabriquant lui fait subir. Lorsque la toile devient acide , et qu'ede reste dans des vases de fer, elle se charge nécessairement d'une partie du métal l.
2. Schéele reconnut le premier la présence du manganèse dans les végétaux 2. Proust le trouva dans les cendres du pin, du calendula , de la vigne, du chêne- vert et du figuier3.
3. Quant à la petite portion d'or extraite des cendres de certaines plantes, par Kunkel, Sage, etc. , il est probable qu'il provenait plutôt du plomb dont ils se servaient dans leurs opérations que des cendres.
SECTION XXXVII
Des principes végétaux en général.
On a donné, dans les sections précédentes, une description assez complète des différens principes végétaux examinés jusqu'à présent par les chimistes. Ces principes ne composent pas moins de 35 genres. Ils consistent dans des substances qui doivent leur formation aux procédés de la végétation.
■ Phil. Mag. XVI, 33.
30pusc. I, 106.
•MB. Mag. V, 99.
Ce sont donc ces substances qui constituent les végétaux : ce sont elles qui s'offrent à la vue et dont on reconnaît la présence lorsque les végétaux sont analysés. Il est par conséquent nécessaire de bien étudier leurs caractères essentiels , et de s'appliquer à bien saisir les traits au moyen desquels on peut les distinguer. Mais malheureusement ces caractères sont quelquefois si équivoques, qu'il faut beaucoup d'intelligence et d'habitude, pour pouvoir facilement les discerner. Quelques-uns de ces principes sont d'ailleurs si imparfaitement connus, que nous manquons d'indices certains pour en établir l'existence. La table qui suit présente un exposé général des propriétés les plus frappantes des substances des différens genres.
Tabiè !• Sucre. Cristallise ; soluble dans l'eau et dans l'alcool ;
d"scSg"t;èfsres saveur sucrée-, soluble dans l'acide nitrique, et donnant, avec cet acide, de l'acide oxalique.
2. Sarcocolle. Ne cristallise point ; soluble dans l'eau et dans l'alcool ; saveur sucrée et amère ; soluble dans l'acide nitrique, avec lequel cette substance fournit de l'acide oxalique.
3. Gomme. Ne cristallise point; insipide-, soluble dans l'eau formant avec ce liquide un mucilage ; iusoluble dans l'alcool, précipitée par la potasse silicée; soluble dans l'acide nitrique, produisant avec cet acide des acides saccholactique et oxalique.
4. Muqueux. Ne cristallise pas. Insipide. Soluble dans l'eau avec laquelle il forme un mucilage. Insoluble dans l'alcool. N'étant point précipité par la potasse silicée. Précipité de sa dissolution aqueuse par l'alcool eu une matière libreuse qui ne donne point d'opacité à la liqueur.
5. Ulmine. Ne cristallise point. Insipide. Peu soluble dans l'eau et dans l'alcool , et ne formant pas de mucilage. Très-soluble dans le carbonate de potasse liquide , précipitée par les acides et par le sulfate de fer.
6. Nicotine. Volatile , excitant l'éternuement lorsqu'elle s'introduit dans le nez ; précipitée par la teinture de noix de galle.
7. Extractif. Soluble dans l'eau et dans l'alcool. Insoluble dans l'éther. Précipité par le chlore, l'hydrochlorate d'étain, et l'hydrochlorate d'alumine; mais ne l'étant pas 1 par la gélatine. Il teint en fauve.
8. Morphine. Soluble dans l'eau et dans l'alcool. Cristallise ; verdit les couleurs bleues végétales. Forme des sels neutres avec les acides.
g. Asparagine. Cristallise. Saveur fraiche et nauséabonde. Soluble dans l'eau chaude. Insoluble dans l'alcool. Se dissolvant dans l'acide nitrique, qui lu convertit en principe amer , ou tannin artificiel.
10. Cérasine. Insoluble dans l'eau et dans l'alcool. Se gonfle dans l'eau en une gelée transparente, qui peut être employée pour coller le papier. Soluble dans de l'eau acidulée avec l'acide nitrique. Insipide et inodore.
11. Inuline. Poudre blanche. Insoluble dans l'eau froide. Se dissolvant dans l'eau bouillante ; mais se déposant par le refroidissement de la dissolution, sans être altérée. Insoluble dans l'alcool. Soluble dans l'acide nitrique, et donnant de l'acide oxalique.
12. Amidon. Poudre blanche, insipide \ insoluble dans l'eau froide. Formant avec l'eau chaude une dissolution opaque et glutineuse -, précipité par 1 infusion de noix de galle, le précipité se redissolvant à la température de 490 centigrades ; insoluble dans l'alcool -, soluble dans l'acide nitrique étendu, et précipité .par l'alcool 5 fournit avec l'acide nitrique de l'acide oxalique, et une matière analogue à la cire.
i3. indigo. Poudre bleue ; insipide ; insoluble dans l'eau, dans l'alcool et dans l'étber ; soluble dans l'acide sulfurique \ soluble dans l'acide nitrique, qui le convertit en principe amer et en tannin artificiel ; volatilisé par la chaleur en une fumée pourpre.
14. Gluten. Forme avec l'eau une masse ductile et élastique ; soluble en partie dans feau ; précipité par l'infusion de noix de galle et parle chlore; soluble dans l'acide acétique et dans l'acide hydrochlorique ; insoluble dans l'alcool ; devient par la fermentation visqueux et coll-mt, et acquiert alors les propriétés du fromage ; soluble dans l'acide nitrique, donnant avec cet acide de l'acide oxalique.
i5. Pollenine. Insoluble 'dans l'eau, l'acoul, l'éth^r, les huiles et le pétrole. Forme, en se dissolv.ini dans les alcalis caustiques , une liqueur brune. Brûle rapidement lorsq':'oQ la jette dans la flamme d'une bougie. Elle est jaune, inaltérable a l'air, insipide et inodore.
16. Fibrine. Sans saveur -, insoluble dans l'eau et dans IV. i5
a 26 PARTIES CONSTITUANTES DES PLANTES.
l'alcool ; soluble dans les alcalis étendus d'eau et dans l'acide nitrique j se putréfiant promptement.
17. Huiles fixes. Inodores, insolubles dans l'eau et dans l'alcool ; formant des savons avec les alcalis ; coagulées par les sels terreux et métalliques.
18. Cire. Insoluble dans l'eau; soluble dans l'alcool, dans l'éther et dans les huiles ; formant savon avec les alcalis ; fusible.
ig. Huiles volatiles. Odeur forte ; insolubles dans l'eau; solublesdans l'alcool; liquides; volatiles ; oléagineuses; s'enflammant par l'acide nitrique, qui les convertit en substances résineuses.
20. Camphre. Odeur forte ; cristallise; insoluble dans l'eau ; soluble dans l'alcool, dans les huiles, dans les acides ; insoluble dans les alcalis ; brûle avec une flamme claire , et se volatilise avant de fondre.
21. Glu. Visqueuse; insipide; insoluble dans l'eau ; soluble en partie dans l'alcool ; très-soluble dans l'éther ; dissolution verte.
22. Résines. Solides ; se fondent par la chaleur ; insolubles dans l'eau ; solubles dans l'alcool, dans l'éther et dans les alcalis ; solubles dans l'acide acétique ; converties par l'acide nitrique en tannin artificiel.
23. Gaïac Ayant les caractères de résines ; mais se dissolvant dans l'acide nitrique , et fournissant de l'acide oxalique, et point de tannin.
24. Baumes. Mêmes caractères que les résines ; mais avec une odeur forte ; lorsqu'on les chauffe, il se sublime de l'acide benzoïque ; il s'en sublime également lorsqu'on les dissout dans l'acide sulfurique ; l'acide nitrique les convertit en tannin artificiel.
25. Caoutchouc. Très-élastique ; insoluble dans l'eau et dans l'alcool ; se réduit en pulpe très-visqueuse dans l'éther ; fusible et restant liquide ; très-combustible.
26. Gommes résines. Formant des dissolutions laiteuses avec l'eau, et des dissolutions transparentes avec l'alcool; solubles dans les alcalis ; converties eu tannin par l'acide nitrique ; odeurs fortes ; cassantes, opaques et inlusibles.
27. Coton. Composé de fibres ; sans saveur ; très-combustible ; insoluble dans l'eau , dans l'alcool et dans l'éther ; soluble dans les alcalis; fournissant avec l'acide nitrique de l'acide oxalique.
28. Suber. Brûle avec flamme et se boursouffle ; converti par l'acide nitrique en acide subérique et en cire -, soluble eu partie dans l'eau et dans l'alcool.
29. Bois. Composé de fibres -, sans saveur; insoluble dans l'eau et dans l'alcool ; soluble dans les lessives alcalines faibles ; précipité par les acides; distillé à une chaleur rouge, laisse beaucoup de charbon; soluble daus l'acide nitrique, et fournissant avec cet acide de l'acide oxalique.
30. Médulline. Insoluble dans l'eau, l'alcool, l'élher et les huiles. Insipide et inodore. Structure poreuse. Soluble dans l'acide nitrique, et formant de 1 acide oxalique, mais point d'acide subérique. A la distillation, elle donne de l'ammoniaque, et laisse un charbon , ayant l'éclat métallique.
3i. Fungine. Insoluble dans l'eau, dans l'alcool et dans l'éther. Soluble en partie dans une lessive alcaline forte, bouillante. Soluble dans l'acide hydrochlorique chaud , et formant une matière gélatineuse. A la distillation, elle donne de l'ammoniaque.
Mais ces substances ne sont pas les seules qui se trouvent dans les végétaux. On ne peut pas douter, que dans certains d'entre eux , il n'en existe encore plusieurs autres faciles à reconnaître parleurs propriétés particulières , quoique les chimistes n'aient pu encore réussir à les obtenir isolées et à établir avec précision leurs caractères. C'est parce que nous n'avons pas de notions exactes sur la nature de ces substances , que je me suis déterminé à les omettre ; car rien ne me semble plus hasardeux que de grossir la liste des parties constituantes des plantes , d après des analogies vagues, et des expériences imparfaites.
Il est beaucoup de substances végétales qui se font remar- principe acre.quer par une propriété acre particulière. La plupart des re~ noncules , le polygonum hydropiper^ la moutarde , etc. en sont des exemples bien connus. Dans quelques-unes de ces substances , l'àcreié disparait par la dessicatiou , tandis que dans d'autres, telles que la moutarde, elle reste. Dans certains de ces végétaux , comme dans les renoncules, l'eau se charge de la portion acre; tandis que dans la moutarde l'eau n'en dissout qu'une très-petite quantité, et acquiert la saveur de l'ail. Ce caractère d àcreté est certainement du à la présence de quelque principe , ou de plusieurs principes qui nous sont inconnus.
->narfaite.
Nous ne savons également rien de certain sur la nature da liquide particulier auquel les feuilles de l'ortie commune doivent la propriété d'irriter la peau. On ne connaît pas davantage la substance qui donne à la famille des alliacées leur saveur ainsi que leur odeur ; substance excessivement pénétrante, mais que détruit ou dissipe la chaleur de l'eau bouillante. On nesaitquepeu de chose sur les sucs vénéneux dont beaucoup de végétaux sont remplis. Et en effet on peut dire que X acide hydrocyanique est le seul poison végétal que nous connaissions bien. Ces citations ne sont qu'un petit nombre d'exemples -, mais il s'en présentera un grand nombre d'autres à l'esprit de tout lecteur. Il reste encore beaucoup de recherches à faire dans la partie végétale, et l'on peut s'attendre à la connaissance de faits curieux par l'analyse des fimgus , et autres plantes analogues ; ainsi que par l'analyse des algues et des lichens.
Analyse vé?é- L'art de l'analyse chimique des végétaux est en effet loin de sa perfection. Il n'a encore pu être à cet égard établi de règles générales, ni trouvé de méthode dont le succès soit assuré. Dans chaque cas particulier, le chimiste qui procède à l'analyse, se voit en quelque sorte obligé de s'en créer une, et de prendre pour guide sa propre expérience. Aussi, lui faut-il employerbeaucoupde temps avant que de s'être mis au niveau de ceux qui l'ont précédé : et les progrès de la science sont-ils beaucoup plus lents qu'ils ne le seraient sans cet inconvénient. Les chimistes plus anciens bornèrent entièrement leur analyse à la distillation à feu nu. Par cette opération , ils obtenaient de tout végétal à-peu-pres les mêmes produits ; car chaque plante fournit à la distillation, de l'eau, de l'huile , de l'acide, de l'hydrogène carboné , et du gaz acide carbonique; et toujours il reste du charbon dans la cornue. C'est aux pharmaciens qu'on doit d'avoir introduit les premiers l'usage des dissolvans. Les expériences de Boerhaave et de Neumann furent sans doute très-intéressantes -, mais ce .fut Rouelle qui, le premier, fit faire le grand pas dans l'art de l'analyse végétale , en enseignant l'emploi de différens dissolvans pour opérer la séparation des parties constituantes des végétaux. Il entreprit le premier de donner une description précise des principes végétaux , et il indiqua les caractères auxquels on en pouvait reconnaître la présence. Schéele découvrit ensuite plusieurs acides végétaux. Il reconnut leur:
propriétés , et donna le moyen de les obtenir des substances dans lesquelles ils entrent comme parties constituantes. Les expériences de quelques chimistes allemands, spécialement celles de Hermbstadt , ajoutèrent considérablement aux découvertes de Rouelle et de Schéele, et elles nous familiarisèrent encore davantage avec quelques-unes des parties constituantes des végétaux. Mais de tous les chimistes modernes, il n'en est aucun qui ait, à cet égard, plus de droits à nos éloges que Vauquelin. Ses analyses ont été nombreuses , et ses découvertes importantes. Il a introduit dans l'art de l'analyse cette précision qui caractérise toutes ses recherches, et sa méthode a été suivie par tous les autres chimistes français. Fourcroy s'est souvent associé aux travaux de Vauquelin, et nous lui devons une analyse très-intéressante sur le quinquina, qu'il a publiée en son nom seul. Proust a dernièrement porté son attention sur le même sujet, et a déjà rendu publics des mémoires très-instructifs sur cette branche de la science. L'analyse des plantes avait été, jusqu'à ces derniers temps, presque entièrement négligée par les chimistes anglais ; mais l'attrait et l'importance du sujet ont excité leur attention. Davy, Chenevix, etc., et sur-tout Hachett, à qui la chimie végétale a de si grandes obligations, ont publié des expériences d'un grand intérêt, et nous pouvons attendre du zèle et du génie de ces savans , des découvertes encore plus importantes. Quelques années suffiront probablement pour opérer un changement presque total dans cette partie de la science de la chimie , et pour l'amener au point où la chimie minérale est déjà parvenue.
Nous avons examiné toutes les substances qu'on a jusqu'à présent reconnues exister dans les végétaux. En analysant chacune de ces substances, ou en les exposant à plusieurs reprises à la distillation à feu nu, à la combustion, etc. , on finit par arriver à ces corps qu'on est actuellement obligé de regarder comme simples, parce qu'ils n'ont pas encore été décomposés, et que nous devons, par conséquent, considérer comme principes constituans des végétaux. Ces corps sont au nombre de quinze ; savoir :