‹ Systeme de chimie. Traduit de l'anglais sur la 5. éd. (de 1817) (volume 2)Chapitre 73 sur 228 · SUCS PARTICULIERS · texte numérisé non relu

SUCS PARTICULIERS

baumes dans la stricte acception du mot. Tels sont le baume de tolu, le baume du Pérou, le styrax et le benjoin.

6. Quelques sucs particuliers sont presque entièrement, t»™;.-» composés de tannin , ou au-moins leur caractère distinctif consiste dans une surabondance de ce principe. Tels sont probablement les sucs du cbène, du sumac et de la plupart des végétaux qui fournissent une grande quantité de tannin. Dans certains cas, ces sucs paraissent exsuder spontanément; quoiqu'en général on se les procure par des moyens artificiels.

y. Certains végétaux, teis que la canne à sucre, la ca- Sucre rotte et les diverses espèces de betterave, ont des sucs caractérisés par la grande quantité de sucre qu'ils contiennent; car il y a certainement plus de raison pour considérer la matière saccharine dans ces plantes comme appartenant aux sucs particuliers que de ne l'attribuer qu'à la sève.

8. Enfin, les sucs particuliers de quelques plantes se Saiia9> distinguent par la grande proportion de matière saline qu'ils contiennent. Ainsi, dans les différentes espèces d'oseille, il existe une quantité notable de suroxalate de potasse, et plusieurs des sedums contiennent du malate de chaux. Au total, les sucs particuliers des plantes sont presque aussi nombreux que les principes végétaux eux-mêmes; et lorsqu'on aura examiné les fungus , les algues, les lichens et plusieurs autres plantes des classes inférieures, il n'y a pas de doute que le nombre en augmentera considérablement.

Braconnot a examiné dernièrement les sucs d'un grand nombre de plantes, afin de reconnaître les acides particuliers qu'ils contenaient : nous allons présenter ici un court exposé des résultats qu'il obtint *.

Le suc exprimé de Vaconytum, lycortonum évaporé à siccité, donne par l'incinération environ o,oi de carbonate de potasse. Ce suc contient une proportion considérable d'acide citrique, combiné en partie avec de la potasse, et en partie avec de la chaux. Il y a peut-être aussi présence d'acides malique et acétique dans le suc de cette plante.

Le SUC du delphinum elatum , des ranunculus aconitifolius , thalictrumjlavum^ clematis recta et viticella contient aussi de l'acide citrique comme le suc précédent.

Ann. de Chim. LXV, 3-7.

Le suc de la sahia sclarea contient de l'acide benzoïque, combiné probablement avec de la potasse.

Le suc du ruta graveoîens contient de l'acide malique. combiné avec de la potasse et avec de la chaux.

Le SUC âeïeupatorium cannabinum contient un acide, qui paraît être un mélange d'acides malique et phosphorique.

Le SUC du nicotiana rustica et tabacum contient l'acide malique, en état de combinaison avec la potasse et la chaux.

Le suc du mirabilis jalapa contient les acides nitrique, hydrochlorique, malique , et un peu d'acide sulfurique, principalement combinés avec la potasse.

Le spinacia oleracea contient des oxalates de chaux , et dépotasse, des malate et phosphate de potasse.

Le tropœolum majus contient les acides phosphorique, nitrique et malique , unis à la chaux et à la potasse.

Le ricinus communia contient l'acide malique, combiné indubitablement avec la potasse.

Le phytolacca decandra contient une proportion extraordinaire de potasse et un acide , qui a les propriétés de l'acide oxalique.

SECTION III

Des Gaz dans les Plantes.

Dans un grand nombre de plantes , la tige est creuse et remplie d'air; dans d'autres, comme l'oignon, les feuilles sont remplies d'air. 11 y a de l'air logé dans la cosse du pois, dans les feuilles de quelques espèces de fucus ; enfin, il existe à peine une plante dans laquelle il n'y ait pas quelque partie plus ou moins creuse, et par conséquent pleine d'air. Or, c'est une question de quelque intérêt que celle de déterminer quelle est l'espèce de gaz qui remplit ainsi les parties vides des plantes? Est-ce l'air ordinaire, ou une sécrétion par la plante elle-même? Dans la dernière supposition, le gaz peut être lliydrogène, l'azote, l'acide carbonique, ou tout autre gaz quelconque.

Dans quelques expériences que lit Priestley sur l'air contenu dans ie varec , il le trouva quelquefois le même que l'air ordinaire-, dans d'autres circonstances, l'air était avec une plus grande proportion d'oxigèue, et d'autres fois avec une

proportion plus considérable d'azote. 11 reconnut que l'air interposé entre les feuilles d'oignons et dans la cosse du séné, est le même que l'air atmosphérique. L'air exprimé des tiges du jonc commun contenait une plus grande proportion d'azote que l'air ordinaire \

L'air, dans deux ou trois plantes examinées par le docteur Darwin, était le même que l'air de l'atmosphère. Celui provenant de l'arundo bambos fut trouvé moins pur par Hubert.

M. Bidault de Villiers examina l'air dans un nombre considérable de plantes : celui renfermé dans les tiges ou feuilles de l'oignon , appelées vulgairement queues d'oignou , dans les divers essais qu'il en fit, lui donna le même résidu que l'air atmosphérique. Il obtint à-peu-près les mêmes résultats avec l'air contenu dans les pétioles des feuilles du melopep- /?o,les gousses du baguenaudier , colutea arborescens , daûs les cosses àwpisum sativum, les capsules membraneuses et vésiculaires des staphylea pinnata et nigella damascena dans les tiges des borago officinalis , conium maculatum , sonchus oleraceus. Dans quelques cas, M. Bidault de Villiers trouva que l'air contenu dans les tiges d'oignons montés éteignait une bougie allumée. Cet air devait par conséquent contenir un excès considérable d'azote2.

Il paraît résulter de ce petit nombre d'observations, que le plus ordinairement , l'air contenu dans les plantes est l'air atmosphérique non altéré ; mais que dans quelques cas , cet air est dépouillé d'une portion de son oxigène. Dans une expérience de Priestley , il semblait y avoir présence d'oxigène en excès. Mais cette expérience aurait besoin d'être répétée avant qu'on put la considérer comme authentique.

SECTION IV

Du Bois et des Racines.

I, On fait usage des racines d'un grand nombre déplantes dans la médecine et dans les arts; mais on n'en a encore soumis jusqu'à présent que très-peu à l'analyse chimique. On y trouve une grande variété de substances; et en effet, comme dans

1 Priestley, III , 279.

? Aan. deChira. LXXXVIII , 89.

cet examen on comprend toujours les sucs particuliers des racines , il est clair que presque tous les principes végétaux devront s'y rencontrer.

La manière ordinaire de procéder à l'examen de ces substances, consiste à en séparer d'abord tout ce qui est soluble dans l'eau froide. Oh fait ensuite bouillir la racine dans l'eau; on emploie alors l'alcool, puis différens acides ou alcalis, suivant la nature des substances dont on y soupçonne la présence. Les plantes dont les racines ont été jusqu'ici examinées chimiquement , sont les suivantes :

Lut». Helleborus hyemalis. Rubia tinctorum.

Bryonia-alba. Curcuma longa.

Calaguala. Valeriana officinalis.

Ho-ang-lien. Cochlearea armorica.

Cepliselis ou Calicocca. Glycyrrhiza glabra.

Ipecacuanha. Inula helenium.

Cenvolvulus jalappa. Acorus calamus.

Gentiana lutea. Andropogon schaenanthus.

Rheum palmatum.

Heiieborut i. Helleborus hyemalis. La racine de cette plante est nyem b. tuberculeuse , d'une couleur blanche jaunâtre , et couverte d'une peau noire. Elle est d'abord insipide; mais elle laisse au bout de quelque temps dans la bouche et dans le gosier, une impression d'âcreté, qui se développe peu-à-peu et finit par devenir très - sensible. Vauquelin l'a soumise à l'analyse, dans la vue principalement de reconnaître la Contient nature du principe amer et acre qu'elle contient. Il trouva niievéné-qUç ce principe était une huile d'une nature particulière, jouissant des propriétés intermédiaires entre celles des huiles fixes et des huiles volatiles. Il l'obtint en faisant digérer la racine dans l'alcool-, et en enlevant ensuite l'alcool par la distillation. L'huile se sépara peu-à-peu et devint concrète parle refroidissement. Elle avait une saveur extrêmement acre, ba couleur était d'un brun jaunâtre. Dissoute dans l'alcool faible, elle précipite les sulfates de fer en un beau rouge pourpre, qui se change en vert par les alcalis. Cette huile est un poison très-violent, et c'est à sa présence que Vauquelin attribue les qualités vénéneuses de beaucoup de plantes.

Lorsqu'on fait digérer la racine dans l'eau, et qu'on passe la décoction à travers un linge, on obtient un liquide opaque

nne h

lieuse.

tt laiteux qui dépose peu-à-peu une poudre blanche, ayant les propriétés de l'amidon. Par l'évaporation , ce liquide laisse précipiter une matière brunâtre, qui forme des pellicules successives à la surface. Cette matière a les propriétés de l'extractif. Outre ces substances, Yauquelin y découvrit encore une matière analogue au gluten, du sucre et une portion de fibre ligneuse *.

2. Bryonia alba. Cette racine s'emploie depuis long- EryonUaib». temps en médecine , et il était connu qu'elle contient une quantité considérable d'amidon, ainsi qu'un principe amer soluble dans l'eau et dans l'alcool. Vauquelin Ta examinée. En la faisant macérer dans l'eau, et eu l'exprimant ensuite Partie, dans un linge , il en a séparé l'amidon à l'état de pureté. La C0D'umante*. substance amère était soluble dans l'alcool et dans l'eau, et paraissait avoir les propriétés du principe amer pur. Il reconnut aussi que la racine contient une portion considérable de gomme , une substance qui est précipitée par l infusion de noix de galle , et que Vauquelin désigne sous le nom de matière végéto-aaimale , de la fibre ligneuse , une petite portion de sucre, et une certaine quantité de sur-malate de chaux et de phosphate de chaux '.

6. Racine du calajuala. On apporta de l'Amérique cette caiagmii racine, qui a acquis, par ses qualités médicamenteuses, une très-grande célébrité sur le continent. On ne connaît pas la plante qui la fournit; mais d'après les observations de Vauquelin, on suppose que c'est une espèce de po/y podium. Sa couleur est brune : elle est en partie couverte d'écaillés comme les racines de la fougère. Elle est très-dure et difficile à réduire en poudre. Vauquelin, qui soumit cette racine à l'analyse, la trouva d'une composition très-compliquée; car il en sépara toutes les substances suivantes :

Fibre ligneuse. Matière colorante. Parties

Gomme. Acide italique ? -^istiti Aaw.

Résine. Hyarochlorate de potasse.

Sucre. Chaux.

Amidon. Silice.

L'alcool dissout la résine et le sucre. Lorsqu'on évapore

1 Ami. du Mus. d'Hist. nat. T\'.o > T (II, ?. 8a. • Ibid. p. 88.

la dissolution à siccité, et qu'on traite le résidu par l'eau, le sucre est séparé et la résine reste. Cette résine a une couleur brune rougeàtre, et sa saveur est amère et acre. Elle se dissout dans les alcalis, en communiquant à la dissolution une couleur brune et une saveur amère; et elle est de nouveau séparée par les acides. Vauquelin soupçonne que ce principe est la partie constituante de la racine qui, dans cette plante et dans les autres espèces de fougères, a des propriétés vermifuges. Dans l'analyse qu'en fit ce chimiste, l'eau dissolvait la gomme et l'hydrochlorate de potasse, qu'on obtint par évaporation: L'acide nitrique étendu dissolvait la matière colorante et l'amidon ; mais la dissolution laissa déposer cette première substance lorsqu'on l'eut mêlée avec quatre fois son volume d'alcool. La fibre ligneuse resta, ef par l'incinération elle donna pour résidu du carbonate de chaux, de 1 hydrochlorate de potasse et un peu de silice. Au moyeu de ce que la décoction rougissait les teintures bleues végétales, il est possible que la chaux y fût combinée avec l'acide malique*. Ho-ang-iien. 4- Ho-ang-Uen. C'est une racine amère qui nous vient de la Chine. Elle est employée comme médicament. Bouil- -lon-Lagrange en a fait un léger examen. D'après ses expériences elle paraît devoir ses propriétés au principe amer qu'elle contient en très-grande quantité. 11 y existe aussi une matière résineuse que l'alcool dissout et que l'eau précipite. Cette substance lorsqu'elle est sèche aune couleur brune. Elle se fond par la chaleur, et brûle en répandant une odeur aromatique 2.

5. Ippcacuanha. Cette racine est celle d'une plante qui croît spontanément dans le Brésil , et probablement dans d'autres parties de l'Amérique méridionale. Le docteur Brotero est le premier qui en ait donné une description exacte sous le nom de callicocca ipecacuanha* . La racine està-peuprès de l'épaisseur d'un tuyau de plume. Elle est inégale et noueuse, et sa couleur varie considérablement. Lorsqu'elle est pilée elle fournit 1 cinétique le plus doux et de l'effet le plus sûr dans toute la matière médicale. Quoiqu'on en ait probablement fait emploi en Amérique de temps immémorial, elle

■ Vauquelin, Ann. de China. LV,

' Und. p. 4o.

3 î.iun.can, Trans. VI, i3~.

ïfiécaciixnh.-i.

BOIS ET RACINES. l\j

ïi'était cependant pas encore connue en Europe avant le règne de Louis XIV. lorsqu'un certain Grenier, négociant français, en apporta d'Espagne68 kilogrammes, avec lesquels on fit des essais à 1 Hôtel-Dieu de Paris. Helvétius fit connaître le premier l'efficacité de son usage dans la dyssenterie, et il reçut en conséquence de Louis XIV une récompense de 24,000 francs '.

Celte substance a été récemment analysée par MM. Ma- Propre». gendie et Pelletier, qui en ont obtenu les parties constituantes qui suivent , savoir :

Huile 2

Emetine 1G

Cire 6

Gomme 10

Amidon 42

Ligneux 20

Perte 4

6. Jalap. Ce purgatif, dont l'activité est si grande comme Jaiap. cathartique , est la racine du convolvulus jalappa, plante indigène de Xalapa , province de la Nouvelle - Espagne 3. On l'apporte en Europe sous la forme de tranches minces , dures, d'une couleur brune, présentant des rayures et des cercles résineux. Le jalap s'enflamme aisément; il a très-peu d'odeur et sa saveur est légèrement acre. D'après le peu d'expériences décrites par Neumann , il paraît qu'elle contient une résine, à laquelle on attribue ses propriétés actives, ainsi qu'une portion d'extractif et de matière mucilagineuse.

Le jalap a été analysé par M. Henry, qui trouva que ses parties constituantes se composaient, dune résine, d'extractif, d'amidon, et de fibre ligneuse +. Suivant lui, les proportions de ces diverses substances, contenues dans 5oo parties des trois variétés de jalap qui se rencontrent dans le commerce, sont, savoir :

Résine. Extrait. Amidon. Fibre ligneus*.

Jalap, léger 60 y5 g5 270

— sain 48 »4o 102 210

— piqué.... 72 123 io3 200

* Nciiraann's Chem. p. 357. * Ann. deChim. et Phys. IV, 180.

* De là vient, le terme jalap. Neuruarjn's Chem. p. 35a.

* Ann. de Chim. LXXII , 2;5.

ïthubsrbe. 7- La rhubarbe est la racine du rheum paltnatum , et peutêtre aussi de quelques autres espèces de rheum. Elle nous vient principalement des parties septentrionales de la Chine, par la voie de la Russie; mais depuis quelques années elle est cultivée en Angleterre. C'est une grosse racine oblongue, ou orbiculaire ; elle est extérieurement d'une couleur brune foncée , avec des raies noires et rougeâtres : à l'intérieur elle est d'un jaune rougeâtre ; et lorsqu'elle est fraîche elle contient un suc de la même couleur. Jusqu'ici il n'a point encore été fait d'analyse chimique exacte de la rhubarbe ; mais il pa raît, d'après les expériences de Neumann, que l'eau en dissout à-peu-près les o,5o, et que l'alcool enlève à peine quelque chose au résidu. D'après les propriétés de l'extrait aqueux, décrites par ce chimiste, cette racine semble être principalement composée d'extractif et de principe amer, et contenir du tannin. Il s'y manifeste aussi une matière résineuse d'un jaune verdàtre qui y existe en petite quantité *. Schéele sépara de cette racine environ les 0.166 de son poids d'oxalate de chaux 3. Mais ce sel n'est pas pris par l'eau.

8. Gentiane. C'est la racine de la gentiana lutea , plante qui croît spontanément dans les contrées montagneuses de la France, de la Suisse, de la Hongrie, etc. : on prétend que cette plante a reçu son nom de celui de Gentius, roi d'Ulyrie, à qui on attribue la découverte de ses propriétés. Sa racine est extérieurement brune ; mais à l'intérieur sa couleur est jaune; elle est garnie dans son milieu d'une moelle spongieuse. Sa saveur est excessivement amère. On peut conclure des expériences de Neumann, que ses parties solubles consistent principalement dans le principe amer, dans une matière mucilagineuse; dans de la résine et de l'extractif; niais c'est au principe amer, la plus abondante et la plus active de ses parties constituantes, qu'elle doit ses propriétés médicinales.

• p. Garance. C'est la racine du rubia tinctorum, plante cultivée dans la Zélande, etc., pour les teinturiers. La racine est la partie la plus utile de cette plante, comme fournissant à la teinture une couleur rouge des plus estimées. Cette racine est à-peu-près de l'épaisseur d'une plume d'oie , un peu trans-

1 !Wiimann''s Chem. p. 3fio.

* Çiell's Anr.als, I, 'ù\. Engl. Trans.

G«ntiane.

Garance.

parente, d'une couleur rougeâtre et d'une odeur forte. La matière colorante de la garance est la seule partie de cette racine que l'on apprécie. C'est par un mémoire que M. Watt a publié sur cette substance, que nous avons appris tout ce que nous savons relativement à sa nature chimique.

Il paraît qu'il y a dans la garance deux matières colorantes propriété distinctes : l'une, qui est rouge, s'en extrait facilement par l'eau froide, et l'autre, de couleur brune, ne peut s'obtenir qu'à l'aide de l'eau bouillante. C'est par cette raison que les teinturiers ont soin de ne porter l'infusion de garance au degré de l'ébullition que vers la fin de leur opération. Ces deux matières colorantes paraissent avoir l'une et l'autre les propriétés de l'extractif. Elles sont solubles dans l'eau et dans l'alcool; et quand on fait évaporer la dissolution , il se forme successivement des pellicules à la surface. Ces pellicules se déposent peu-à-peu, et donnent une matière brune, rougeâtre, qui ne se dissout qu'imparfaitement dans l'eau. Lorsqu'on verse dans l'infusion de garance une liqueur alumineuse, il se produit un précipité floconneux d'un brun rougeâtre foncé, et le liquide prend une couleur jaune brunâtre. Les carbonates alcalins, et l'eau de chaux, précipitent une laque d'un rouge de sang, qui varie dans la nuance de sa couleur, suivant la proportion d'alun employé. L'acétate de plomb y forme un précipité brun.

Lorsqu'on mêle du carbonate de magnésie avec une infusion de garance , le liquide acquiert une couleur rouge de sang clair ; et par l'évaporation , on obtient un extrait qui se dissout aisément dans l'eau, et qui jaunit au bout de quelques jours, si après l'avoir étendu sur du papier, on l'expose au soleil.

L'eau qui tient en dissolution un peu d'alcali, forme avec la garance une dissolution d'un rouge brunâtre foncé; mais si on mêle avec l'eau un peu d'acide, l'infusion est jaunâtre*.

D'après les dernières observations de Mérimé, il paraît probable qu'il y a présence d'une troisième matière colorante dans la garance ; que cette troisième matière est plus soluble que la matière colorante rouge; et qu'on peut la séparer en faisant d'abord macérer la garance dans leau pendant un certain temps, et en précipitant ensuite la dissolu-

* Wall, Ami, deChim. IV, io^.

25o PARTIES DES PLANTES.

tion par un alcali. On peut alors obtenir de la garance une laque rouge encore plus belle l.

Cnrcuma. io. C'est la racine du curcuma longa, plante indigène des Indes orientales. Cette racine a une belle couleur jaune, une légère odeur, et une saveur amère aromatique. Elle donne à l'eau sa couleur jaune , et les alcalis en rendent l'infusion brune. Elle rougit l'alcool, qui teint le marbre chaud en une couleur permanente 2. On ne connaît qu'imparfaitement les parties constituantes de cette racine. Les expériences de Neumann nous apprennent qu'elle contient un peu d'huile volatile-, que l'eau dissout environ les o,o3 delà racine, mais qu'il n'y a qu'une très-petite portion de l'huile qui soit soluble dans l'alcool 3; elle forme le principal ingrédient de la poudre à corroyer.

vai«riane. 1 1. Valériane. Trommsdorf, qui a examiné la racine de la valeriaua officinalis , trouva qu'elle perdait à la dessiccation, les o,y5 de son poids-, distillée avec de l'eau, elle donne une huile volatile , très-liquide et d'un blanc verdâtre. Son odeur est forte et camphrée, sa pesanteur spécifique, à la température de 25° çentigrad., est de o,go40' Sa saveur est aromatique et camphrée sans âcreté;elle devient jaunâtre parson exposition à la lumière. L'acide nitrique la convertit en une substance résineuse, ou en acide oxalique, s'il est employé en dose suffisante. Le suc exprimé des racines de cette plante est trouble, très-odorant, et il laisse déposer une portion de fécuic. Ce suc contient une matière particulière, se rapprochant de la nature de î'extractif, soluble dans l'eau; mais ne se dissolvant ni dans l'éther, ni dans l'alcool pur. Il est précipité de l'eau par les sels de plomb, d'argent, de mercure et d'antimoine. Ce suc contient aussi une portion de gomme. Les racines de la valériane, privées par expression, de ce suc, donnent une résine noire, mais qui consiste principalement en ligneux 4.

Raifort. 12. Raifort. Einhoff, dans l'examen qu'il a fait de la racine de ce végétal, le cochlearea armorica, a reconnu que son àcreté est due à la présence d'une petite quantité d'huile

1 Pierthollct , F.lëmens de l'Art de la Teiuture , If , 120.

* Lewis, Neumann's Chcm. p. 38$.

* Ibid. p. 388.

* Ann. de Chim. LXX. ç)5.

volatile, qu'il obtint en distillant au bain- marie les racines mises à letat de pâte. Il passa dans le récipient un liquide d'abord laiteux, mais qui laissa déposer peu-à-peu l'huile volatile dont il s'agit. Cette huile était d'un jaune pâle , ayant la consistance de l'huile de canelle. Son odeur , extrêmement forte, était absolument semblable à celle du raifort. Sa saveur, douceâtre d'abord , laissait une impression d'âcrété brûlante, et les parties de la langue et des lèvres sur lesquelles elle était appliquée, devenaient enflammées. Cette huile est plus pesante que l'eau, avec laquelle elle forme par l'agitation un liquide laiteux. Elle se dissout facilement dans l'alcool , et se volatilise à la température d'environ i6° centigrades. Le liquide obtenu des racines du raifort par distillation, donnait des traces de soufre '.

i3. Réglisse. La glycjrrhiza glabra ou réglisse, est une Régiisie plante du midi de l'Europe ; mais elle est cultivée en quantités considérables en France et en Angleterre, à raison du parti qu'on tire de la racine, dont on extrait la substance noire bien connue sous le nom de jus de réglisse ou sucre noir. Cette racine, analysée par Robiquet, lui fournit les substances qui suivent, savoir:

(i.) Fécule amylacée, que M. Lautour y avait reconnue le premier.

(2.) Gluten , qui est séparé par l'ébullition.

(3.) Sucre de réglisse, substance qui se rapproche par ses propriétés de la sarcocolle: elle se dissout dans l'alcool et dans l'eau ; mais elle est insoluble dans l'eau froide. Elle a une saveur sucrée, ne donne point d'alcool par la fermentation, et n'est pas convertie en acide oxalique par l'action de l'acide nitrique.

(40 Des phosphates et malaîes de chaux et de magnésie.

(5.) Une huile résineuse brune et épaisse , qui donne à la décoction de la réglisse son caractère d'âcrété.

(6.) Une substance semblable par ses propriétés, à l'asparagine, mais cristallisant en octaèdres.

(7.) Du ligneux 3.

i4- -Aunée. Les racines de Xinula helenium ou elicarn- Année pane furent examinées par Rose , qui en retira le principe vé-

■ Ann. deCliim. J,XX , i85.

* Ibid. LXXII, 145.

gétal particulier, appelé inuline. M. Funke ayant soumis depuis ces racines à l'analyse , il en obtint , savoir :

Une huile volatile cristallisable.

L'inuline.

De l'extractif.

De l'acide acétique.

Une résine cristallisable.

Du gluten.

De la matière fibreuse *.

Jonc sucré. i5. Jonc sucré. Trommsdorf soumit à l'analyse les racines de ïacorus calarnus; et suivant lui , i960 grammes de celte racine sont composés de

grammes.

Huile volatile °^97

Inuline 3o,625

Extractif avec un peu d'hydrochlorate

de potasse , 65, 496

Gomme avec un peu de phosphate de

potasse » 107,001

Résine visqueuse 45, 860

Fibre ligneuse 4 20, 365

Eau 1289,956

Andropogon 1 6. Andropogon schœnantus, vétiver. La racine de cette plante, envoyée de l'Isle-de-France , fut examinée par Vauquelin. Il s'assura qu'elle contient : i.° une résine semblable à celle de myrrhe ; 2.0 une matière colorante amère , soluble dans l'eau ; 3.° un acide à nu ; 4«° de l'oxalate de chaux ; 5.° abondance d'oxide de fer; 6.° une grande quantité de matière ligneuse 3.

On a fait emploi de beaucoup d'autres racines , soit en médecine , soit dans les arts ; mais comme elles n'ont pas encore été soumises à l'analyse, j'ai pensé qu'il était inutile d'en donner icil'énumération.

II. Le bois de différens arbres varie matériellement en dureté, en force, en durée et en beauté. Mais il y a lieu de croire, d'après les expériences du comte de Rumford, que, dans toutes les plantes , la partie fibreuse pure ou le ligneux

• Ann. deChim. LXXVI,o8.

» lbid. 1.XXXI, 332. 5 Ibnî. LXXII , 3o2.

Schœnantus.

est à-peu-près le même, et que les différences sont presqu'entièrement dues aux proportions diverses des liquides, ainsi qu'aux espaces vides entremêlés avec les fibres ligneuses. Il trouva que la pesanteur spécifique du bois de différens arbres est ainsi qu'il suit :

Peuplier l ,4854 Pesanteur

Tilleul i,4846 ,pé1)60rd,

Bouleau i,4848

Sapin 1,4621

Erable |?45go

Hêtre 1,5284

Orme i,5i86

Cliêne i,5544

Un décimètre cube de chêne et de peuplier consistent respectivement dans les proportions suivantes de bois , de sève et d'air :

Bois. Sève. Air.

Cenlim. eu ; Centim. cub. Centira. cub.

Chêne. . . . 5o,3,53 061,22 245,25 Peuplier. . . 242,89 218,80 538, 01

Le comte de Rumford trouva également que le même arbre coutient plus de sève en hiver que dans l'été , et qu'en été il contient plus d'air qu'en hiver *.

Entre les bois en grand nombre qui sont connus et employés dans les arts, je me bornerai à ne faire mention que de ceux suivans :

I . Bois de campéche. C'est le bois de Xhœmatoxylon , Boi». «ampechianum , arbre épineux peu eleve , qui croît en abondance aux environs de Campeachv, dans la baie de Honduras. On l'apporte en Europe en très-gros morceaux , dépouillés de l'écorce. Ce bois est très-dur , compacte , pesant , et d'une couleur rouge. Il n'a pas d'odeur sensible ; sa saveur est astringente et douceâtre. Les teinturiers en fout un grand usage , spécialement pour faire prendre aux diverses substances leur couleur noire, à laquelle il contribue en effet essentiellement jusqu'à un certain point. C'est au docteur Lewis que nous sommes principalement redevables des faits qui nous sont connus relativement à

* Kicholson's Journ XXXIV, 3ig.

de campéche.

Propriétés.

ses propriétés 1. Plusieurs de ses parties constituantes ont été reconnues en dernier lieu par Chevreul a.

Le bois de campêche cède sa matière colorante à l'eau et à l'alcool, mais assez difficilement. Ces liquides prennent ainsi l'un et l'autre une belle couleur rouge tirant sur le pourpre. L'infusion se rembrunit par degrés , et finit par être presque noire. Elle donne une très-belle couleur violette , mais peu durable , aux toiles qu'on a préalablement fait bouillir avec de l'alun et du tartrate acide de potasse. Les alcalis rendent la couleur de l'infusion plus foncée , et les acides la changent en jaune. Il se forme des précipités bruns légèrement rougeâlres avec les acides sulfurique , nitrique, hydrochlorique et acétique. L'alun produit un précipité violet abondant. Le sulfate de fer fournit une couleur noire bleuâtre foncée comme celle de l'encre , et il se dépose lentement un précipité de la même couleur. Le sulfate de cuivre occasionne un précipité abondant d'un noir brunâtre, et l'acétate de plomb un précipité noir rougeâtre également abondant. L'hydrochlorate d'étain précipite à l'instant une laque pourpre abondante , tandis que le liquide devient transparent et sans couleur 3.

Chevreul a fait voir que ce bois contient une huile volatile, du tannin , uue matière colorante jaune, et des acétates de chaux et de potasse4; mais la plus importante de ses parties constituantes est celle à laquelle Chevreul a donné le nom d'hématine , et que nous avons précédemment décrite. Bois deBrésil. 2. Bois de Brésil. C'est le bois du cœsalpinia crista) arbre qui croît au Brésil, ainsi que dans quelques autres pays où on le cultive pour les usages de la teinture. L'arbre est très-grand , et le bois est très-dur et très- pesant. Il est d'abord blanchâtre, mais il rougit par sou exposition à l'air. L'eau dans laquelle on le fait bouillir, acquiert une belle couleur rouge, tandis que le bois lui-même devient noir par des décoctions renouvelées. Lorsque l'eau a cessé d'agir, les dissolutions alcalines lui enlèvent encore une quantité considérable de matière colorante. L'alcool se charge aussi de la matière co-

1 Ncumann's Chcm. p. 385.

» Ann. de Chim. LXVI , ï$f\ ; et LXXXI , 128. 3 Berthollet, EÎcmensde la Teinture, II, i'.\ j. ■Ann. de Chim. LXVI, aôf

lorante du bois du Brésil, et ce liquide acquiert une couleur encore plus foncée que l'eau.

Les acides sulfurique et hydrochlorique produisent un précipité rouge très peu abondant dans la décoction dans l'eau du bois de Brésil , et le liquide devient jaune. Mais une dose additionnelle d'acide rétablit la couleur rouge. L'acide nitrique la change en jaune, et ensuite eu orangé. L'acide oxalique la précipite en rouge orangé. Les alcalis changent la couleur en pourpre, et donnent lieu à un léger précipité. L'alun y forme lentement une laque rougeâtre abondante, et l'hydrochlorate d'étain y précipite en grande quantité une poudre rose , tandis que le liquide devient presque sans couleur. Le sulfate de fer lui fait prendre une couleur noire avec une teinte violette , et il produit un précipité de la même couleur. Avec l'acétate de plomb on a un beau précipité rouge foncé *. Chevreula publié dernièrement une suite d'expériences intéressantes, faites avec beaucoup de soin, sur le bois de Brésil. 11 en obtint les résultats suivans :

La décoction du bois de Brésil jaune est jaune. Cette dé- propriété*. coction donne, à la distillation , un liquide contenant une petite quantité d'acide acétique, et une huile volatile, ayant une odeur et une saveur approchant de celle du poivre. A mesure que la liqueur est concentrée par levaporation, il s'y rassemble une matière visqueuse brune, qui est une combinaison de tannin et de matière colorante. La liqueur retient une portion des mêmes substances. Elle contient aussi de l'ammoniaque, et de la chaux unie probablement à de l'acide acétique. Chevreul y soupçonne aussi la présence de sucre et d'acide gallique -, il découvrit l'une et l'outre de ces substances dans l'extrait du bois de Brésil du commerce. Ce chimiste essaya inutilement de séparer le tannin de la matière colorante, il ne put, par aucun moyen, obtenir cette matière parfaitement pure. Les acides font passer au rïtfugè la matière colorante jaune dans les infusions qui la contiennent ; les alcalis et les terres alcalines, changent la couleur jaune en violet, l'alumine en rouge carmin, le protoxide d'étain en violet, et le peroxide de ce métal en un beau rose. Plusieurs sels neutres, tels que le sulfate de soude, etc., changent la couleur jaune en rouge, lorsqu'on met, en assez grande quantité}

* EerlLollet, Elemens de l'Art de la Teinture. II, 229.

Santal rouge.

de ces dissolutions salines dans les infusions jaunes. Le gaz acide hydro-sulfurique se combine avec la couleur jaune et la détruit*, mais elle reparaît, et l'acide hydro-sulfurique est séparé. La matière colorante unie au tannin, a plus d'affinité pour les alcalis que le tournesol, et, en conséquence, elle rougit le papier de tournesol en lui enlevant l'alcali avec lequel il est en combinaison '.

3. Santal rouge. Ce bois est celui du pterocarpus santalinus, grand arbre qui croît sur la côte de Coromandel et dans plusieurs autres parties de l'Inde. Le bois est d'abord d'un rouge vif-, mais , par son exposition à l'air, il devient d'une couleur très-foncée. Ce bois est très-compacte et très-' pesant ; il est sans odeur, et na que très-peu de saveur. On en fait principalement usage pour colorer les drogues ; il n'a pas encore été soumis à l'examen chimique. La matière colorante est de nature résineuse, et probablement semblable à celle du sang-dragon. Elle est soluble dans l'alcool, mais l'eau ne l'attaque point. La teinture alcoolique est d'un beau rouge, qui se change en jaune lorsqu'on l'étend avec une grande quantité de liqueur spiritueuse 2. On peut aisément distinguer le santal rouge du bois de, Brésil par cette propriété qu'a le santal de ne pas abandonner à l'eau sa matière colorante. Cette propriété fut indiquée pour la première fois comme caractère distinctif par le docteur Lewis3, irustei ou bois 4* Lefustet est le bois du morus tinctoria , grand arbre jaune: qU| cro^ (jans |es \]es des Indes occidentales. 11 fournit beaucoup de matière colorante , dont les teinturiers se servent pour la couleur jaune. Il n'est ni très-dur, ni très-pesant ; sa couleur est jaune veiné d'orangé. Il communique à l'eau une couleur orangé très-foncée. La décoction précipite avec la colle-forte, mais elle retient toujours sa couleur. Les acides y produisent un léger précipité jaune verdàtre, qui est redissous par les alcalis. Ceux-ci donnent à la décoction une couleur rouge foncée, et en séparent par degré une matière jaunâtre. L'alun y forme un très-léger précipité jaune ; le sulfate de fer , un précipita jaune d'abord , mais qui brunit ensuite ; le sulfate de cuivre, un précipité brun jaunâtre ;

» Ann. de Chim. LXVI, aa5.

* Neumann's Ghem. p. 337- » Ibid. p. 336.

ÉC0RCES. 257

l'acétate de plomb, un précipité jaune orange, et l'hydrochlorate d'éîain, un beau précipité jaune très-abondant f.

5. Le sumac. Ce sont les jeunes branches du rhus coriaria , sunu«. arbrisseau qui croît dans le Levant. On les coupe tous les ans, on les dessèche, et on les moud au moulin. Ainsi que les substances précédentes, on emploie le sumac à la teinture et principalement comme mordant, à raison du tannin qu'il contient. Il donne à l'eau une couleur jaune verdàtre, qui devient bientôt brune par l'exposition à l'air. Le sumac n'a pas encore été soumis à une analyse chimique régulière. Le tannin paraît être une de ses principales parties constituantes ; et, selon Proust, ce tannin diffère par ses propriétés de celui que les autres plantes contiennent. Bartholdi publia une suite d'expériences sur la décoction de cette plante. Suivant lui , elle contient un grand nombre de matières salines; du nitrate de potasse, de l'hydrochlorate de soude, du sulfate de chaux, du gallate de magnésie, du carbonate de chaux, etc.; mais ces expériences ont besoin d'être répétées*.

SECTION V

Des Ecorces.

Eca

1. L'écorce est la partie extérieure des végétaux. File couvre toute la plante depuis les extrémités des racines jusqu'à celles des branches. Elle est ordinairement de couleur verte. Si l'on coupe une branche d'arbre transy.ei salement, on distingue aisément , par cette couleur, l'écorce des autres parties de la branche Quand on examine avec attention la section horisoutale dune branche , ou reconnaît quel écorce elle-même est composée de trois substances distinctes qu'on peut, avec un peu de soin , séparer l'une de l'autre. L'enveloppe extérieure de ces substances s'appelle ïépiderme, Cons^e dans celle du milieu, le parenchyme , et celle intérieure ou qui trols sufabtance* est le plus près du bois , prend le nom de couche corticale.

2. Vépiderme est une membrane mince transparente , qui 1. Epïderme. recouvre extérieurement l'écorce. Cette membrane est assez

dure. Lorsqu'on la regarde au microscope , on voit qu'elle

» Berthollet, Elémens de l'Art de la Teinture. II , 2S9. * Ann. de Chim. XII, 3o5.

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