‹ Systeme de chimie. Traduit de l'anglais sur la 5. éd. (de 1817) (volume 2)Chapitre 82 sur 228 · BULBES · texte numérisé non relu

BULBES

en abondance , une portion de mucilage et de gelée ; un peu d'albumine et de matière colorante, et, selon Proust, une portion de gluten.

3. Concombre. C'est le fruit du cncurbita citrullus , et concombr». il est bien connu comme aliment. Le docteur John, qui en fit l'analyse, le trouva composé, sur 600 parties de, savoir :

Eau 58a,8

Substance semblable à la fungine. . 3,2

Albumine végétale soluble 0,8

Résine o,25

Extraciif avee sucre 9,g5

Mucrueux

Phosphate de chaux. , Phosphate de potasse.

Acide phosphorique. . Hydrocblorale d'ammoniaque. ... \ 3, 00

Un malate

Sulfate de potasse

Hydrochlorate dépotasse.

Phosphate de fer

On n'a pas encore soumis à l'examen chimique , les poires, les pommes, les citrons, les oranges, etc. Le peu de faits, qu'on a pu constater, concernant ces fruits, ont été exposés avec détail dans une autre partie de cet ouvrage.

SECTION XI

Des Bulbes.

On entend par bulbes des tubercules attachés aux racines de certains végétaux , ayant beaucoup d'analogie avec les bourgeons , et contenant l'embryon d'une plante future. La pomme de terre en offre un exemple bien connu.

Les bulbes varient considérablement , aussi bien que les autres parties de la plante , dans leur constitution et dans leurs propriétés; mais elles ont, au total, beaucoup de ressemblance avec les semences de celles des graminées qui sont cultivées sous le nom de blé -, au moins l'amidon cons-

* Schweigger's Jouro. IX, 3^.

de terre.

3o8 PARTIES DES PLANTES.

titue-t-il une portion notable de la plupart des bulbes examinées jusqu'ici. C'est ce qui fait qu'on en emploie plusieurs comme articles d'aliment ; mais il n'en a encore été analysé jusqu'à présent qu'un petit nombre.

Pommei I- Les pommes de terre sout les bulbes du solanum tubero-

sum, plante d'Amérique , apportée pour la première fois en Angleterre par sir Walter Raleigh. Elles sont cultivées aujourd'hui dans toutes les contrées de l'Europe, où elles constituent un des objets de nourriture des plus importans. La plante, ainsi que la bulbe, sont trop bien connues pour qu'il soit nécessaire de les décrire.

On a soumis à plusieurs reprises les pommes de terre à l'examen chimique. Parmentier publia vers l'an 1776, une dissertation très-étendue et très-intéressante sur la manière de les cultiver, sur leurs usages et leurs propriétés, ce qui contribua singulièrement à en provoquer la culture sur le continent. Le docteur Pearson communiqua au conseil d'Agriculture , un essai sur les pommes de terre , contenant une suite d'expériences chimiques , faites avec la plus grande habileté; et en dernier lieu, Einhof a publié dans le quatrième volume du Journal de Gehlen une analyse très-soignée de cette racine.

La variété de pommes de terre qui fixa principalement l'attention d'Einhof , fut celle qui a l'enveloppe rouge , et le suc de couleur de chair. Lorsqu'il eut fait sécher ces pommes de terre à une douce chaleur, jusqu'à ce qu'elles cessassent de perdre de leur poids, elles se trouvèrent réduites aux o,a5 de celui qu'elles avaient auparavant*.

Einhof analysa cette racine de la même manière qu'il avait analysé l'orge et le seigle. Il réduisit en pulpe, en les broyant avec de l'eau , une certaine quantité de pommes de terre -, il lava alors la masse sur un tamis jusqu'à ce que le liquide cessât de devenir laiteux, ou jusqu'à ce qu'il ne retînt plus rien en dissolution. Ce qui resta sur la toile était la matière fibreuse de la pomme de terre ; mais cette matière différait essentiellement de la matière fibreuse de la plupart des plantes. Elle forma avec Feftu bouillante une pâte semblable à celle faite avec l'amidon; et elle devint demi-transparente par sa dessieation. Cette matière , triturée dans un mortier,.

* Gchlen's Journ. IV, 457

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