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l8 OXIDES INSALIFIABLES.
sou affinité pour ce fluide1. M. Driessen a indiqué la manière suivante de reconnaître si l'eau est, ou non, parfaitement dépouillée d'air. Après avoir donné une teinte bleue à l'eau avec du tournesol , on en remplit un flacon et on le renverse sous l'eau. On y introduit alors du deutoxide d'azote pur, dans la proportion des o,o5 du liquide dans le flacon ; si cette eau contient de l'air, une partie du deutoxide d azote se combinera avec son oxigène , elle sera convertie en acide nitrique, et, en conséquence, la couleur bleue du tournesol sera changée en rouge. On peut même évaluer la proportion de l'air présent dans l'eau par la quantité d'ammoniaque qui deviendra nécessaire pour restituer la couleur bleue du tournesol. Si par ce mode d'essai la couleur bleue du tournesol se maintient, on pourra en conclure avec certitude que l'eau qui y a été soumise ne contient pas sensiblement d'air 3. Il convient d'observer cependant que cette expérience ne réussit d'une manière satisfaisante qu'autant que le gaz oxigène présent est en proportion plus qu'ordinaire; car en agitant du deutoxide d'azote dans de bonne eau de source, il ne se produit aucun effet.
IL II n'a pas été, jusqu'à présent, reconnu qu'aucun des soutiens de combustion fût capable de décomposer l'eau. II paraît aiusi que l'hydrogène a pour l'oxigène une affinité plus forte que pour tout autre des soutiens de combustion.
III. L'action des combustibles simples sur l'eau n'a pas été combustibles, examinée avec beaucoup d'attention. Le gaz hydrogène n'en exerce aucune sur ce liquide, même à la chaleur rouge. Le charbon n'attaque pas sensiblement l'eau à froid ; mais à une chaleur rouge il la décompose. Il y a formation d'acide carbonique de gaz hydrogène carboné, et probablement aussi d'oxide de carbone.
2. L'action du bore et du silicium sur l'eau n'a point été examinée, mais il est probable qu'elle doit être au-moins aussi énergique que celle de charbon sur ce liquide.
3. Il ne paraît pas que le phosphore et le soufre puissent décomposer l'eau, même à l'aide delà chaleur. L'arsenic n'a point d'action sur elle à la température ordinaire de l'atmosphère.
» Phil. Mag. x8o3,XV, 25a.
» Ibid.