‹ Systeme de chimie. Traduit de l'anglais sur la 5. éd. (de 1817) (volume 3)Chapitre 9 sur 211 · DE L'EAU · texte numérisé non relu

DE L'EAU

inoo onces avoirdupois, représentant 532702,7 grains poids de marc , ou 28,2g43833 kilogrammes ; ce qui est par conséquent, à-peu-près le même poids du même volume d'eau de pluie à la même température.

La pesanteur spécifique de l'eau, toujours supposée = 1,000, sert de mesure pour déterminer la pesanteur spécifique de tout autre corps.

2. Lorsque la température de l'eau est refroidie jusqu'au GUct. zéro de l'échelle thermométrique centig. , elle se convertit

en glace. Si cet abaissement de température n'a eu lieu que très-lentement, la glace prend la forme de cristaux en aiguilles qui se croisent sous des angles de 60 ou 120°, ainsi que M. de Mairan Ta remarqué : on l'a souvent observée aussi en large cristaux de figures déterminées '. En tenant la glace à une température de beaucoup inférieure à celle de zéro, elle acquiert une grande dureté, et peut être réduite en poudre la plus fine. Elle est élastique -, sa pesanteur spécifique est moindre que celle de l'eau, car elle n'excède pas

3. Lorsque l'eau est chauffée à la température de îoo'vapeur» centig. au-dessus de zéro, elle entre en ébullition, et se convertit par degrés en vapeur. La vapeur d'eau est un fluide invisible comme lair , mais d'une pesanteur spécifique moindre. Suivant les expériences de Gav-Lussac , le volume de cette vapeur , sous la pression de 76 centimètres de mercure et

à la température de l'eau bouillante, est 1698 lois plus considérable que le volume de l'eau à l'état liquide ; d'où il suit que sa pesanteur spécifique est o,6235, celle de l'air étant 1 *. En supposant que la densité de la vapeur est à la densité de l'air comme 10 est à 16, sa pesanteur spécifique sera 0,620 Si nous la considérons comme étant composée de 2 volumes d'hydrogène et de 1 volume d'oxigène, condensés en 2 volumes, sa pensanteur spécifique devra être 0,624pp.

L'élasticité de la vapeur d'eau est si grande qu'elle produit les explosions les plus violentes lorsque des obstacles s'opposent à son libre dégagement. C'est sur ce principe qu'ont été construites les machines à vapeur.

1 ï^oyez Observations on this subiect. by Grew. Phil. Trans. Abr, II, 54.

' Gilbert's Annaleu. "45, 333.

l6 OXIDES INSALIFIABLES.

Les phénomènes de 1 ebuilition de l'eau sont entièrement dûs à la formation rapide de la vapeur au fond du vaisseau. Le degré de température auquel l'eau commence àbouillir varie en raison de la différence de pression de l'atmosphère. Dans le vide,leau bout à 2 1° centig.,et lorsqu'elle est comprimée dans le digesteurde Papin, elle peut supporter une température approchant de celle de la chaleur rouge sans entrer en ebuilition. Par son mélange avec différens sels, l'eau éprouve de grandes variations dans sou terme d'ébullition. M. Achard a fait à ce sujet un grand nombre d'expériences, dont les résultats sont présentés dans les tables suivantes *.

Classe lre.

Sels qui ne font point varier le terme d'ébullition

de Veau.

Sulfate de cuivre.

Classe II.

Sels qui élèvent le terme d'ébullition de Veau.

if Centigr.' § <% l 5o,75 g Q \ . . . . . 3<>, I l *£ • 2 J oo,5o ■J&-&] !'•''• l0,2a ^^ [ i°,3o

Cette élévation du terme de l'ébullition de l'eau par les sels, varie selou la quantité qu'elle en tient en dissolution; et en général l'élévation est d'autant plus grande, que l'eau approche davantage du terme de sa saturation.

Classe III.

Sels qui abaissent le terme d'ébullition de l'eau.

Centigr.

Ç En petite quantité, il abaisse le

Borax, sous- A terme cje fébulliiion, de oo,75q

borate desoude^ £|) disso]ution saturée, de 00,122

* Trans. "Berlin. 1^85. Je n'ai pas cru devoir apporter aucun changement à ces tables, parce que je n'ai pas re'pété moi-même les expériences. Mais je doute beaucoup de l'exactitude de quelques-uns des nombres, et je pense qu'il y a erreur d<ms les ,3.3 et 4e classes",

Sulfate ( En petite quantité. . . 10,072

de magnésie. ( En dissolution saturée • . o ,6n

[ En très-petite quantité o°,oo

Alun. . %. \ En quantité plus grande 00,009

( En dissolution saturée o°,oo

Sulfate de chaux ,....) ( o°,oi

Sulfate de zinc , ( .- ) o°,25

c u. j r ' > en toute proportion, s '

Sulfate de 1er ( r r o°,i2

Acétate de pomb ,....) * o°,6g

Classe IV.

HvdrochlorateC En petite quantité, abaisse de... o°,25

d'ammoniaque { En dissolution saturée, élève de. 5°,44

Carbonate C En petite quantité, abaisse de. . .. o°,25

de potasse. \ En dissolution saturée, élève de.. 60,22

On avait autrefois supposé que l'eau était incompressible , mais le contraire a été démontré par M. Canton. M. Mongez obtint les mêmes résultats d'un grand nombre d'expériences qu'il fit long-temps après sur ce sujet.

4. L'eau n'est point affectée par l'action de la lumière. Action Elle ne paraît pas susceptible d'être décomposée par la cha- dek chai8ar leur. On peut la faire passer par un tube chauffé au rouge

sans qu'elle éprouve aucun changement dans sa constitution.

5. Elle a la propriété d absorber l'air de l'atmosphère. Eik absorba Elle en contient toujours une portion lorsqu'elle y a été exposée. Cet air en est dégagé en plus grande partie par l'ébullition ; mais il résulte des expériences du docteur Priest-

ley qu'il ne l'est pas en totalité, et qu'il est très-difficile d'en dépouiller l'eau entièrement. C'est à la présence de cet air que l'eau doit sa saveur agréable, et c'est aussi parce qu'elle en est privée , que l'eau qui a bouilli est insipide. L'eau absorbe le gaz oxigène de préférence à l'air, et à-pen-près dans la même proportion , ainsi que Schéele s'en est assuré le premier.

M. Driessen a fait voir que pour séparer de l'eau l'air c^rr. qu'elle contient , il fallait la faire bouillir pendant au-moins °fSÏ deux heures, et la garder dans une bouteille renversée sur le mercure. Si, après l'avoir traitée ainsi, on l'expose à l'air, pendant même si peu de temps que ce soit, elle en absorbe immédiatement, ce qui prouve combien est forte

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