‹ Systeme de chimie. Traduit de l'anglais sur la 5. éd. (de 1817) (volume 3)Chapitre 127 sur 211 · Stéarine. 2. Elaï'ne. 3. Cétine · texte numérisé non relu

Stéarine. 2. Elaï'ne. 3. Cétine

* Ann. deChiin. XLVII, 66.

DES HUILES FIXES EN GÉNÉRAL. 4<d5

Par l'action de ces corps sur les bases salifiables , ils sont convertis en trois substances qui jouisseut des propriétés acides , et qui en s'unissant avec la potasse , forment du savon dur. Chevreul appelle ces substances acides :

Acide margarique. Acide oléïque. Acide cétique.

II devient nécessaire d'exposer, dans ce chapitre, les propriétés de tous ces corps ; car sans la connaissance de ces propriétés, il serait impossible de bien comprendre la nature des savons, ou d'établir une théorie de la saponification. Je diviserai donc ce chapitre en sept sections : dans la première je donnerai une idée générale des propriétés qui caractérisent les huiles fixes , et je décrirai dans les six autres sections les six substances reconnues , et particulièrement examinées par Chevreul.

SECTION PREMIÈRE

Des Huiles fixes en général»

^ La connaissance des huiles fixes , qui sont d'une utilité P. si étendue dans les arts, date d'une éporme très-reculée. j| ecouverle' en est fait mention dans la Genèse, et il paraît même que déjà, du temps d'Abraham, on s'en servait pour les lampes l Cécrops apporta l'olivier cle Sais, ville de la Basse-Egypte . où' cet arbre , qui porte le fruit dont on retirait l'huile , était cultivé de temps immémorial; et il enseigna aux Athéniens lait de l'en extraire. C'est ainsi que l'usage de 1 huile fut connu en Europe 3. Mais il paraît que les Grecs ignoraient encore a 1 époque du siège de Troie , la méthode de se procurer de la lumière avec des lampes ; au-moins ne trouve-t-ou rien dans les écrits d'Homère qui puisse indiquer qu'ils se fussent servis de ce moyen , et dans toutes ses descriptions ses héros ne sont éclairés que par des torches de bois.

Les huiles fixes se distinguent par les caractères suivans : c.,.ctèr«. i . Elles sont, liquides, ou elles le deviennent aisément, par leur exposition à une douce chaleur.

« Gen.XV, i7.

a Hérodote. Lib, II. p, 59 et 6a,

4o6 HUILES FIXES.

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