‹ Systeme de chimie. Traduit de l'anglais sur la 5. éd. (de 1817) (volume 3)Chapitre 129 sur 211 · DES HUILES FIXES EN &ÉNÉRAL · texte numérisé non relu

DES HUILES FIXES EN &ÉNÉRAL

mise à l'examen chimique '. On peut aussi faire mention des diverses substances dont on fait usage dans llnde et en Afrique poup remplacer le beurre, et dont on se sert comme onguens. On obtient la plupart de ces huiles des semences d'arbres; différentes espèces du bassia , telles que le butyracea , longifolia , latifolia^ obovata, fournissent cette matière butiracée. Ces substances ont été décrites par le docteur Roxburg*. Le shea, ou arbre beurre d'Afrique, dontPark fait mention , semble être aussi une espèce de bassia. D'après les expériences du docteur Bostock , ces substances paraissent différer un peu, dans leurs propriétés, des huiles fixes liquides , et se rapprocher de la nature de la cire. Ainsi , elles sunt sensiblement solubles dans l'alcool et dans l'éther, et elles ne se combinent pas aussi facilement avec les alcalis que les huiles fixes.

2. Toutes les huiles fixes examinées jusqu'à présent , sont Pesanteur plus légères que l'eau ; mais elles diffèrent beaucoup en pe- sPtclf,ciwesanteur spécifique ; et cette variation se remarque dans des échantillons divers de la môme huile, ainsi qu'on peut en

juger, par les pesanteurs spécifiques constatées, des huiles

de

Palmier3 0,968 De noix 3 0,923 à 9^7

De noisettes 3 .. . 0,94 1 De faîne3 °i92^

De pavots3 °i9^9 De ben 3 °->9l7

De lin4 Oi9^2 D'olives4 .... 0,915

D'amandes dou- De navette4... 0,91 3

ces3 0,902 De cacao5.... 0,892

3. L'huile fixe exposée à l'action de la chaleur , ne corn- Actlon mence à s'évaporer qu'à une température supérieure à celle «fe la cirJe,». de l'eau bouillante. A mesure que la chaleur augmente , audelà de ce terme , on voit s'en élever une vapeur assez abondante; mais ce n'est qu'à environ 3i6° centigr. , que l'huile

entre en ébullition 6. On peut la distillera cette température; mais elle est toujours un peu altérée par cette opération ,

* IVicholson's Journal. XVI, 161.

* lbid. XIX, 372.

3 Fabroni , Crell's Annals 1797. II, 123.

* Sehaw's Boyle. Il , 346.

5 Brisson.

6 L'huile de lin bout, suivant M or veau , à une température dtS 3io à 3n° cemigr. Aun. de Chim. XC, 122.

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dans laquelle il paraît qu'il se forme de l'eau , et de l'acide acétique. Il reste un peu de charbon dans la cornue, et l'huile obtenue est plus légère, plus fluide et d'une saveur plus forte qu'avant la distillation. On distinguait autrefois l'huile ainsi distillée , par le nom d'hui/e des philosophes. Il se dégage en grande quantité, pendant l'opération, du gaz hydrogène carboné.

L'huile fixe à l'état de vapeur s'allume par le contact d'un corps en ignition , et brûle avec une flamme blanche jaunâtre. C'est sur cette propriété des huiles fixes, qu'est établie la théorie de leur combustion dans les chandelles et les lampes. Le suif, ou t'huile , sont mis d'abord à l'état de vapeur dans la mèche ; ils prennent feu , s'allument , et le calorique qu'ils fournissent en brûlant, suffit pour en réduire ainsi successivement de nouvelles quantités en vapeur , jusqu'à ce qu'il n'en reste plus. L'emploi de la mèche a pour objet d'utilité d'élever l'huile peu-à-peu , de manière qu'elle ne soit présentée qu'en petites quantités à-la-fois , à l'action de la chaleur. Si la chaleur était assez forte pour maintenir la totalité de l'huile à la température de 3i6<> centigrades, la mèche ne serait pas nécessaire, puisqu'à cette température l'huile prend feu , et brûle spontanément. L'orsque l'huile fixe brûle ainsi , soit à l'air , soit avec le contact du gaz oxigène , elle ne donne pour produits nouveaux que de Y eau et de l'acide carbonique.

Exposées à l'action du froid , les huiles fixes perdent leur fluidité , et se gèlent; mais cet effet varie excessivement dans les différentes huiles.

.. : . , ^. A. Les huiles fixes exposées à l'air , ou mises en contact avec le gaz oxigene , éprouvent diirerens enangemens, suivant la nature de 1 huile. Toutes les huiles fixes ont, autant qu'on a pu s'en assurer par expérience , la propriété d'absorber l'oxigène , et de s'épaissir de plus en plus en s'y unissant , jusqu'à ce qu'elles finissent par être à l'état solide, qui paraît être celui de leur saturation avec l'oxigène. Or , il est quelques-unes de ces huiles qui conservent leur transparence après être devenues solides ; tandis que d'autres deviennent opaques , et prennent l'aspect du suif, ou de la cire. Ce phér.onène a donné lieu à la division des huiles fixes en deux classes , qu'on a composées , pour la première, de celles, sous la dénominatiou d'huiles siccatives } qui sont

siccatives

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