L'hydrosulfate de potasse y produit un précipité noir
4. L'acide bvdrosulfurique les décolore presque complètement, mais il n'y occasionne pas de précipité *.
5. L'acide gallique, ou l'infusion de noix de galle, les précipite en noir, ou en pourpre, ou bien les rend susceptibles de prendre ces couleurs, lorsqu'elles sont restées pendant quelque temps exposées à l'action de l'air.
6. Le pbospbate de sonde, versé dans une dissolution de sel de fer, la précipite en blanc.
7. Le benzoate d'ammoniaque précipite les sels de fer en jaune.
8. Le succinate d'ammoniaque versé dans les dissolutions qui contiennent le peroxide de fer v occasionne un précipité de couleur de ebair, et le fer se dépose en totalité; mais cet effet n'a pas lieu lorsque la dissolution ne contient que le protoxide de fer.
Esp. 1. JSitrate de fer. L'acide nitrique, dans son plus grand état déconcentration, n'agit que lentement sur le fer; mais lorsque cet acide est d'une force médiocre, son action sur le métal est des plus promptes et des plus vives. Il se dégage un torrent prodigieux de gaz , que le docteur Priestley a reconnu être un mélange de protoxide et de deutoxide d'azote. Par cette action de l'acide sur le fer , ce métal est oxidé au maximum, et il se précipite une poudre rouge qui consiste
+ Il faut en excepter les sels de fer oxigénés , dont l'acide hydrosulfuvirjue précipite les dissolutions. Ce précipité est le sonfre qui se sépare parla décomposition de l'acide liydro-sulfurique. Le sel perd en même-temps une portion de son oxigène.
SELS DE FER. 5o,3
vraisemblablement dans un pemitrate avec excès de base. Ces phénomènes étaient connus depuis long-temps; mais ce ne fut que par les recherches de Prousi sur les prussiates de fer, que les chimistes conçurent bien l'existence de d ux sels, consistans daus cet acide combiné avec chacun des otides de 1er-, c'est le pemitrate de te qu'on obtient par le procédé Ordinaire. Proust ne lit qu'annoncer l'existence du nitrate simple* que Davv a examiné depuis.
i. Ptotonitrate de fer. Lorsqu'on verse sur du fer, de Foimatîoa. l'acide nitrique, d'une pesanteur spécifique de i,i6, i'efiet de son action sur le métal ne se manifeste que lentement. Il n'y a, peudaut quelque temps, aucun dégagement. La liqueur devient d'un brun olive obscur, à raison du deuioxide d'azote quelle tient en dissolution; mais par sou exposition à l'air, cette couleur s'affaiblit, parce qu'alors le gaz se combinant avec l'oxigène est converti en acide nitrique. Les alcalis produisent, daus la dissolution nitrique de fer, un précipité vert pâle , qui est le fer dans son état d'oxidation au minimum. Cetie dissolution absorbe le deutoxide d'azote. On ne peut la concentrer, ni même la chauffer, sans opérer la conversion du sel en pemitrate *.
2.. Pernlirate de fer. Ce sel est celui qu'on obtient lorsqu'on traite le fer avec l'acide nitrique concentré, ou bien, lorsque le nitrate est exposé à la chaleur ou abandonné à l'air. La dissolution est de couleur brune et ne donne pas de cristaux. Lorsqu'on l'évaporé, elle laisse déposer une poudre rouge qui n'est plus soluble dans l'acide nitrique. En concentrant cette liqueur, elle prend quelquefois la forme d'une gelée. Lorsqu'on l'expose à une forte chaleur, l'acide se dégage et Propriété*. l'oxide reste sous la forme d'une poudre d'un beau rou^e. Ainsi, en évaporant la dissolution nitrique à siccité, et en faisant digérer le résidu dans l'eau, on sépare le fer des terres avec lesquelles il peut se trouver mêlé. Ce moyen , que Bergman recommande , est celui qu'employaient autrefois les chimistes pour cet objet. L'acide nitrique dissout d'abord, toutà-la- fois, et le fer et les terres ; par l'évaporation a siccité de cette dissolution, et par une for-:e chaleur, le nitrate de fer est décomposé, tandis que les nitrates terreux restent sans
* Dav v's Rejearches , p. 187.