‹ Systeme de chimie. Traduit de l'anglais sur la 5. éd. (de 1817) (volume 3)Chapitre 167 sur 211 · II · texte numérisé non relu

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Bg4- DES sels.

avoir éprouvé d'alîération. Ils sont, en conséquence, dissous par l'eau avec laquelle on lave le résidu de l'évaporation, et séparés ainsi, par ce liquide, de l'oxide rouge de fer, qu'il laisse sans l'attaquer.

ô. CArbsnate. Esp. 2. Carbonate de fer. L'acide carbonique liquide , mis en contact avec le fer, l'attaque lentement; mais au bout de quelque temps il en a dissous une quantité suffisante pour avoir acquis une saveur sensible d'eau ferrée. Lorsque cette dissolution est exposée à l'air, le fer s'en précipite peu-à-peu à l'état d'oxide l , et lorsqu'on la fait bouillir , il se dépose sous la forme d'une ocre jaune, retenant encore une portion d'acide. Ce carbonate existe souvent natif dans les eaux minérales. On peut aussi former le carbonate de fer en précipitant le sulfate de fer par un carbonate alcalin. Dans ce cas, le sel est toujours sous la forme d'une masse verte , ou à l'état d'un hydrate, qui prend insensiblement la couleur noire , s'il est garanti du contact de l'air.

On a trouvé le carbonate de fer natif, en cristaux rhomboïdaux, à Eulenloh en Bareutb; ce minéral a été dernièrement décrit et analysé par Bucholz . Ses cristaux sont un peu transparens, d'une couleur jaune verdâtre et d'une pesanteur spécifique de 3,333. Ils sont cassans et se réduisent facilement en poudre. Ils se dissolvent lentement dans les acides , et sont composés, suivant Bucbolz, de

36,o Acide.

5r>,5 Protoxide.

2,0 Eau.

97>5 " Les parties constituantes doivent être, savoir :

Acide carbonique 37,93

Protoxide de fer 62,07

L'eau n'est, sans doute, que mécaniquement mêlée. Ce

minéral, chauffé au rouge, a la propriété remarquable de

devenir un aimant permanent a.

Rouille. On peut considérer la rouille comme étant un carbonate

de fer ; car elle consiste dans Poxide de ce métal combiné

1 Bergman. ] . 33.

» BuchoL , Gehlea's Journ. I , a3i.

SELS DE FER. 5g5

arec l'acide carbonique. Elle se dissout , par conséquent . avec effervescence dans les acides-, il s en dégage, lorsqu'elle est chauffée , de l'acide carbonique ; et le résidu , dans ce eus . est de foxide noir de fer *. Sa couleur brune semble être due à la présence de l'eau. 11 existe également un sous-carbonate de fer qui, d'après l^s expériences de Bergman, paraît être composé d'environ

24 Acide.

76 Oxide.

Le liquide connu sous le nom de teinture martiale de Teint o« mar- Stahl, parce que ce fut ce chimiste illustre qui en fit la dé- tulc deSt*JUi couverte, n'a pas été examiné par les chimistes modernes; mais il parait être un composé salin triple, ou plutôt quadruple. On le forme en versant une dissolution de pernitrate de fer dans du carbonate de potasse liquide. 11 se précipite d'abord une poudre rouge, qui se redissout par l'agitation du" mélange. Ce liquide est par conséquent un pernitrecarbonate de potasse et de fer ; mais la combinaison n'est pas permanente, car ce liquide dépose prompte ment une poudre rouge.

tsp. 3. Borate de fer. L'acide borique n'agit que très- 3- Borate. faiblement sur le fer: mais en peut former très facilement le borate de fer, en versant du borate de soude dans une dissolution de sulfate de fer : il se précipite immédiatement une poudre d un jaune pâle qui est ce borate. Il est insoluble dans Peau. Au chalumeau , il se fond aisément en un globule vitreux 3.

Es?. 4- Phosphate de fer. L'action de l'acide phospho- i- 4, pb^bate. que surle fer est très-faible. Cependant, lorsque ce métal reste pendant long-temps en contact avec l'acide phosphoriuue, ou même avec les dissolutions drs sels qui contiennent cet acide, il finit par être oxidé et converti eu phosphate de fer. On ne s'est pas beaucoup occupé des propriétés du fer phosphaté. Sohéele a fait voir que l'acide phosphorique se combine avec l'un et l'autre des oxides de ce métal avec lesquels , par conséquent, il forme un phosphate et un per-

1 Fourcroy \ I , 1 10.

a TVrgman, II , 392.

3 Schéele, CreU's Annals. I, 11 4* Eng. Trans.

5g6 DES SELS.

Variétés, phosphate de fer. Fourcroy et Vaucjueîia ont reconnu deux \ ariétés de ce dernier sel , dont Tune avait déjà été décrite par Bergman, Meyer, Klaprotli et Schéele, et dont l'autre, avec excès de base, c'est-à-dire à l'état d'un sousperphosphate, a été , pour la première fois, observée par ces deux chimistes, phosphate i . Lorsqu'on mêle une dissolution dans l'eau de sulfate de r" fer avec une dissolution de phosphate de potasse, on obtient, sons la forme d'une poudre bleue, un précipité qui est le phosphate de fer. Cette poudre est insoluble dans Veau et ne perd point sa couleur par son exposition à l'air ". Le phosphate de fer existe natif. 11 constitue la matière colorante du minéral bien appelé bleu de Prusse natifs qui se rencontre dans les terrains marécageux, et dont Klaproth fit le premier l'analyse. Ce bleu de Prussenatif,souventincolored'abordlorsqu'onle retire de la terre, devient bleu par son exposition à l'air. On n'a pas fait de recherches sur la cause de ce changement.

On a trouvé dernièrement le phosphate de fer natif en petits cristaux prismatiques. Des échantillons en ont été apportés du Brésil et de l'Ile-de-France. Sa couleur est d'un bleu léger. Il est en partie transparent et en partie opaque. Au chalumeau , il coule en un globule métallique. Chauffé, il prend la couleur rouge du peroxide de fer. Il se dissout facilement dans l'acide nitrique. Sa pesanteur spécifique est de 2,6. D'après l'analyse que Laugier en a faite, et qui a été confirmée par les résultats des expériences de Fourcroy et Vauquelin, ce sel est composé de

21 Acide.

45 Protoxide.

J'ai examiné le phosphate de fer, qu'on forme artificiellement en mêlant ensemble des dissolutions de sulfate de fer et de phosphate de soude, et je l'ai trouvé composé de poids égaux d'acide et de base, ou de 1 atome acide -f- 1 atome protoxide.

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