‹ Systeme de chimie. Traduit de l'anglais sur la 5. éd. (de 1817) (volume 3)Chapitre 173 sur 211 · Nitrate · texte numérisé non relu

Nitrate

5. L'acide gallique ne leur fait éprouver aucun changement ; mais la teinture de noix de galle y produit un précipité blanc jaunâtre ;

6. Le cobalt n'est pas précipité, de ses dissolutions dans les acides, par le zinc.

Esp. 1. Nitrate de cobalt. L'acide nitrique attaque le cobalt a l'aide de la chaleur. La dissolution, de couleur rouge, donne, par évaporation , de petits cristaux prismatiques routes. Ces cristaux sont déliquescens à l'air. La chaleur les décompose, et ils laissent une poudre d'un rouge fonce.

Esp. 2. Carbonate de cobalt. Les carbonates d'alcalis 2. Carbonate, fixes précipitent les dissolutions de cobalt en une poudre bleue rougeâtre; c'est un carbonate insoluble, contenant, suivant Bergman, les 0,1 s5 de son poids d'acide carbonique 4.

' La dissolution concentrée du cobalt dans l'acide hydrochlorîque est d'une couleur verte bleuâtre, tout auss'i long-temps qu'elle est avec excès d'acide.

* Lorsque le cobalt contient de l'acide arsenique , ou lorsqu'il est dissous dans cet acide, le précipite; par les alcalis est d'un brun rougeâtre.

3 Proust, Ann. de Chim. XXXV. 54,

4 Opusc. II. p. 388 et 292. Il contenait de l'acide arâenique, ainsi que le manifeste évidemment sa couleur rou^e.

6l8 DES SELS.

3. Borate, Esp. 3. Borate de cobalt. L'acide borique n'a point d'action sur le cobalt, mais il précipite ce métal de sa dissolution dans les autres acides, à l'élat d'une poudre rougeâtre à peine soluble dans l'eau. Au feu, ce borate se fond en un verre de couleur bleu foncé1.

4. Phosphate. Esp- 4- Phosphate de cobalt. L'acide pbosphorique n'attaque point le cubait, mais il produit avec ses oxides , en les dissolvaut ,une liqueur d'un rouge vineux foncé3. 5. sulfate. Esp. 5. Suljate de cobalt. Il faut que l'acide sulfurique soit bouillant pour qu'il puisse exercer quelqu'action sur le cobalt. Il se dégage du gaz acide suliureux, et il reste une masse rouge jaunâtre, qui se dissout aisément dans l'eau. L'acide sulfurique dissout difficilement le peroxide de cobalt. Cette dissolution est toujours rose et accompagnée de bulles, que Tbénard présume être de gaz oxigène3. La dissolution donne, par l'évaporation , des petits cristaux en aiguilles, consistant en prismes rbomboïdaux , terminés par des sommets dièdres. Ce sulfate est de couleur rougeâtre ; il exige 24 parties d'eau pour se dissoudre, mais il est insoluble dans l'alcool4 ; il ne s'altère point à l'air. Lorsqu'il est exposé à la chaleur , il perd 4-2 pour ioo d'eau. Le résidu est coloré en rose, et opaque. 11 peut être soumis à l'action d'une chaleur rouge dans une cornue, sans éprouver de décomposition, excepté dans les points où il touche le verre5.

Le sulfate de potasse est composé, d'après l'analyse que Bucholz en a faite , de

26 Acide.

3o Oxide.

44 Eau.

Si nous le supposons être un composé de 1 atome acide -H 1

1 Wenzel, Verwandtschaft , p. 258.

» Gren's Handbueh. III, 5aS.

3 Ann. de Chim. XLII, 21 t.

* Gren's Handbueh. III, 524-

5 Proust, Ann. de Chim. LX, 260.

8 Beitrage, 111, 3o.

atome protoxide et 7 atomes eau, alors ses parties consti-

tuantes seront :

Acide sulfurique 28,67

Protoxide de cobalt 26, 43

Eau 45,oo

Cette espèce se combine aisément avec le sulfate de potasse ou le sulfate d'ammoniaque, et forme deux espèces de sels triples . qui n'ont pas été jusqu'à présent décrits avec précision. Le sulfate de potasse et de cobalt cristallise en cubes rhomboïdaux. Il est moins soluble dans l'eau que le sulfate de cobalt-, il ne perd à la distillation que 26 pour 100 d'eau l.

Esp. 6. Arseniate de cobalt. L'acide arsenique, mis en 6. Arsenic digestion sur le cobalt, se colore en rouge; mais il ne dissout pas complètement le métal. L'acide arsenique ne précipite point le cobalt de sa dissolution dans les acides; mais les arseniates alcalins y produisent un précipité d'un beau rouge. et ce précipité est l'arseniate de cobalt*. Ce sel se trouve natif, quelquefois à l'état d'une belle efflorescence rouge, et quelquefois cristallisé en petits prismes à quatre pans ou en tables.

Lorsqu'on chauffe l'arseniate de cobalt dans un tube de verre, il devient violet, mais sans être décomposé et sans teindre le verre. Il se dissout dans l'acide nitrique sans effervescence. Lorsque sa dissolution dans l'acide hydrochlorique est mêlée avec l'acide hvdro-sulfurique, elle ne se trouble que plus de deux heures après le mélange. La potasse précipite l'oxide bleu de cobalt, et se combine avec l'acide 3.

Esp. 7. Antimoniate de cobalt. Ce sel s obtient en versant de Pantimoniate de potasse dans un sel de cobalt. C'est un précipité rouge, qui se contracte par degrés, et prend la

■ Proust, Ann. de Chim. LX , 260.

» Schéele. I, i3G.

* Proust, Ann. de Chim. LX , 2^1.

forme de crains cristallins; il n'est pas très-soluble dans l'eau. Suivant Berzeiius, ce sel est composé de

Acide antimoiiique 5s

Oxide de cobalt i4

Eau 35,3

Esp. 8. Antimonite de cobalt. C'est un précipité volumineux, de couleur lilas, n'ayant aucune apparence de cristallisation. 11 est assez soluhle dans l'eau ; la quantité qu'il en contient est de 2.6 pour iooa.

g. Aeétate. ESP. gm Acétate de cobalt. La dissolution de l'oxide de cobalt dans l'acide acétique a facilement lieu. Elle ne fournit point de cristaux, et lorsqu'elle a été évaporée jusqu'à siccité, le résidu redevient promptement liquide par la propriété qu'il a d'être déliquescent. Cette dissolution , d'un beau rouge, lorsqu'elle est froide, devient bleue lorsqu'on la chau'fe3. Elle forme une encre de sympathie. Les caractères qu'elle sert à tracer, invisibles à froid, prennent pai- la ebaleur une couleur bleue 4.

io. Oxaiate. Es?. io. Oxalate de cobalt. L'acide oxalique convertit le colialt en une poudre rouge, qui est l'oxalate de ce métal. Ce sel est insoluble dans l'eau , mais il se dissout dans un excès de son acide, et cristallise. L'acide oxalique précipite un oxalate de cobalt de la dissolution de ce métal dans la plupart des

h. Tartrate. Esp. il. Tartrate de cobalt. L'acide tartarique dissout l'oxide de cobalt. La dissolution est rouge, et fournit, par évaporation, des cristaux6. Lorsqu'on verse du tartrate de potasse dans les dissolutions de cobalt, il précipite les arseniates de fer et de bismuth, s'ils sont présens, entraînant avec eux une portion du cobalt. La liqueur donne, par son évaporation spontanée , de larges cristaux rhomboïdaux de tartrate de potasse et de cobalt.

« Nickolson's Journal. XXXV. /,2.

a Wenzel, Verwantltschaft , p. 108.

3 Ibid. p. i5o.

4 Itseman , CrelPs Ann. i"-85. II, ^5.

5 Bergman. 1 , 270.

« Gren, III, 128,

Esp. 1 2. L'acide zumique dissout aisément le protoxide de ia. z»ate. cobalt. La dissolution est rouge; et par l'évaporation , il se dépose de^ croûtes cristallines. Les cristaux, grenus, ne paraissent pas contenir d'eau de cristallisation. Le sel exige trente-huit fois son .poids d'eau pour se dissoudre à la température de 20° centigrades. Expose à la chaleur, il ne se fond pas, mais il noircit, brûle avec flamme, et laisse un oxide de cobalt1.

Esp. t3. Nitrate ammoniaco de cobalt. Il est bien connu qu'une dissolution de cobalt dans l'acide nitrique, lorsqu'elle est sursaturée d'ammoniaque , ne présente aucune apparence de précipité. Lorsqu après avoir évaporé cette dissolution à sîccité on fait digérer le résidu avec de l'eau , on obtient une dissolution de couleur rouge, qui, par une évaporation lente, donne des cristaux cubiques réguliers de cette même couleur rouge. Ces cristaux sont un sel triple , composé d'acide nitrique, d'ammoniaque et d'oxide de cobalt. Tbénard est le premier chimiste qui les ait observés. Leur saveur est urineuse; ils ne s'altèrent point à l'air. Calcinés dans un creuset, ils brûlent avec une flamme d'un blauc jaunâtre, comme le nitrate d'ammoniaque, et laissent un oxide de cobalt. Leur dissolutiou dans leau ne précipite, ni par les alcalis, ni par les terres alcalines : mais en les faisant bouillir avec de la potasse, il s'en dégage de l'ammoniaque, et l'oxide de cobalt se dépose3.

Les sels de cobalt n'ont été que très-imparfaitement examinés, ainsi qu'on en peut juger par l'exposé que nous venons de faire de ces sels. Leur composition se détermine aisément en les considérant comme des composés de i atome de profonde de cobalt, et de i atome de chacun des acides. Un atome de protoxide de cobalt pèse 4^25 , et le poids des acides a été donné précédemment. Les sels de ce métal n'ont été appliqués jusqu'à présenta aucun objet d'utilité.

1 Braconnot , Ann. de Chira. LXXXVI , 89. 5 Thcnard, Auu. de Chira. XLII, 2i5.

622 DES SÊtS.

1 il I | il i »

SECTION XV

Sels de JManganèse,

C'est aux travaux de Bergman et de Schéele, et à leurs recherches sur l'oxide de manganèse, que nous devons la connaissance de tout ce que nous savons, même à présent , sur la nature et les propriétés des sels de ce genre. C'est par ces savans , et par le docieur John, qui examina aussi avec quelqu'attention les sels de manganèse*, que l'oxide de ce métal, l'un des plus importans de tous nos moyens d'opérer, fut mis pour la première fois entre les mains des chimistes.

On peut reconnaître les sels de manganèse aux propriétés qui leur sont particulières } et que nous allons indiquer , savoir :

caractères. i. Ils sont presque tous solubles dans l'eau , et leur dissolution dans ce liquide, traitée avec les alcalis fixes, dépose un précipité de couleur blanche ou rougeâtre, qui passe trèspromplement au noir par son exposition à l'air.

2. Le fcrrocyanate de potasse précipite en blanc les dissolutions de manganèse.

3. Avec l'hydio-sulfate de potasse , le précipité est blanc; l'acide hydro-sulfurique rend la dissolution blanche , mais il n'y produit point de précipité.

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