Sulfate. Ce sel se rapproche beaucoup par ses pro- $•
1 Prieur, Ann. de Chim. LXVI, 188.
a Hassenfratz, Ann. de Chim. XXVIII, ia. Suivant le docteur "Wats^n , 2,23o ( Chemical Essays , V, 69. ) 3 Wenzel's VerwandLsch;ift, p. 3oq.
* Proust, Ann. de Chim. XXXII. 33.
5 Berzelius , ibid , LXXXlI . 121.
6 Composition theoreiique . dans la supposition que c'est un composé de 2 atomes acide , 1 atome oxide et 10 atomes eau,
l Gillet, Laumont, Phii. Mag. XIV, 76,
prières de celui de la p ornière variété; mais il cristallise efl pyramides tétraèdres , séparées par des prismes quadrangulaires '. On peui le former en saturant 1 excès d'acide dans le sur sulfate, a\ee l'oxide de cuivre. Sous-iuifate. 3. Sun s sulfate Lorsqu'on vei se une petite quantité de potasse pure dans u:ie dissolution de sulfate de cuivre, il se produit un précipité pulvérulent de couleur verle, qui nage dans la liqueur , dont on peut le séparer en la fi!tr;.nt. Lorsqu il a éîe Conv< nablemeut lavé il est insolul.le dans l'eau. Proust , qui examina le premier cette poudre, s'assura que c'était un sous-sulfate de cuivre.
Ses parties constituantes sont , savoir :
c^pobhioH. Acide i82 21,28 3 21,39 +
Ovide 68 64,22 64,17
Eau i4...... i4,5o i4,44
Il paraît probable , d'après les expériences de Proust , que l'acide sulfurique ne se combine point avec le protoxide de cuivre ; car en le traitant avec cet acide , une partie du métal attire l'oxigène de l'autre. Il en résulte la formation d'un sulfate bleu de cuivre , et la précipitation d'une poudre rouge qui est le cuivre réduit5, s. sulfite. Esp. 8. Sulfite de cuivre. L'acide sulfureux ne se combine qu'avec le protoxide de cuivre, le peroxide avant îa propriété de transformer l'acide en acide sulfurique. On peut obtenir le suliite de cuivre en faisant passer un courant de gaz acide sulfureux dans de l'eau contenant du peroxide de cuivre mêlé avec ce liquide, le peroxide est converti par degrés en protoxide, en cédant la moitié de son oxigène à une portion de l'acide sulfureux, qui passe à l'état d acide sulfurique. Le sulfite de cuivre reste sons la forme de petits cristaux rouges , et le sulfate se dissout dans l'eau. On peut encore obtenir le sulfite de cuivre , en versant du suliite
1 Leblinc , Jonrn. de Phys LV, 3or.
« Prou=t , Ann. de Chlm XXXII , 3.J.
2 Berxelios, ibid. , IAXXII, »{•.
; Composition théorétique , en supposant lestl composé de 1 atome ecide 1 -^ atome nxide et 3 al urnes eau , 0.1 de 2 alèines acide, 3 atomes oxide et 6 aiùmes eau.
î Journ. de Phys. LI, 182,
SELS DE CUIVRE. 68j
potasse dans une dissolution de nitrate de cuivre , et en lavant le précipité jaune qui se produit , jusqu'à ce qu'il ait pris la couleur rouge. Le sulfite de cuivre est sous la forme de petits cfistaux rouges. Il est insoluble dans feau froide ; mais en le faisant bouillir pendant long-temps dans l'eau , sou acide est séparé en totalité , et il ne reste qu'un protoxide de cuivre. Exposé à la chaleur , il donne de l'eau , de l'acide sulfureux , un peu de soufre, et il y a du sulfate de cuivre formé. La potasse et la soude lui enlèvent avec facilité son acide. Le chlore et l'acide nitrique le convertissent en sulfate de cuivre. La composition de ce sulfite est , suivant Chevreul , à qui nous sommes redevables de tous les faits que nous venons d'exposer , de
Acide sulfureux 52, 18 36, 16
Protoxide de cuivre. . 56,82 63,34
Eau . „ 11 ,00
Si nous supposons que ce sel est formé de 1 atome acide -+- 1 atome protoxide , ses parties constituantes seront :
Acide 30,76
Oxide 6°o24
Ces nombres, qui ne correspondent pas bien avec ceux de Chevreul, rendent suspecte l'exactitude de son analyse.
Esp. y. Sulfite de cuivre et de potasse. Lorsqu'on verse du sulfite de potasse dans du nitrate de cuivre, il se produit un précipité jaune floconneux , qui diminue par degrés de volume, et prend la forme de petits cristaux. Ces cristaux sont en partie rouges et en partie d'un jauue citron. Les cristaux rouges sont le sulfite de cuivre ; les jaunes sont un sel triple, composé du sulfite de cuivre et du sulfite de potasse unis ensemble; ils sont formés, suivant Chevreul2, de
Sulfite de cuivre yô, 25
Sulfite de potasse 1 2,68
Atrn. deChim. LXXXI1I , iSi.
Ibid. 200.
Esp. I o. Sulfate ammoniaco de cuivre. Il paraît, d'aprèsîes expériences de Berzelius , que ce sel triple est un composé de i atome sulfate d'ammoniaque et i atome sulfate de cuivre, chacun de ces deux sels conservant son eau de cristallisation1. Ainsi les parties constituantes sont:
Sulfate d'ammoniaque 7>i25
Bisulfate de cuivre 20,000
Eau * . . . 14,626
de sorte que le poids d'une molécule intégrante de ce sel n'est pas de moins de 4 1?7^-
Esp. il. Sous-sulfate d'ammoniaque et de cuivre. C'est la substance connue sous le nom de cuprum ammoniacum. Berzelius préparait ce sel en mêlant de l'ammoniaque à une dissolution concentrée de bisulfate de cuivre, et en précipitant la liqueur bleue par l'alcool. Il lavait le précipité avec de l'alcool, et il le faisait sécher. Berzelius trouva que ce sei était composé de
Acide sulfurique 32,25
Peroxide de cuivre 34, 00
Ammoniaque 26,40
Eau. . . , 7,55
Or, si nous considérons ce sous-sulfate comme étant un composé de 2 atomes acide, 1 atome peroxide, 4 atomes ammoniaque et 2 atomes eau , il consistera dans
Acide sulfurique 32,52
Peroxide 32,52
Ammoniaque 27,64
Eau 7,52
11 faut convenir que ce sel est un composé singulier ; une grande partie de l'ammoniaque qu'il contient doit être bien peu intimement combinée.
» Ann. de Chirn. LXXXII, a5;.
* lbid. p. a63.
SELS DE CTTIVRE. 68$
Esp. T2. Sulfate de potasse et de cuivre. Lorsqu'on fait digérer dubisulfate de potassesurdu carbonate ou peroxide de cuivre,on obtient une dissolut ion de couleur verte,qu>, étant suffisamment concentrée par i'évaporation, fournit des cristaux d'un sel triple, composé de sulfate de potasse uni à du sulfate de cuivre. Ces cristaux sont d'un bleu verdàtre. Ce sont des parallélipipèdes obliques assez applats, leurs bases étant des rbombes, et beaucoup plus larges que leurs côtés. Ils ont sou vent des angles et des bords tronqués. En les tenant entre l'œil et la lumière, on observe deux diagonales traversant le cristal , et d'une couleur plus claire que celle du reste de ce cristal. Ce sel est soluble dans l'eau , et on peut le faire cristalliser de nouveau sans qu'il éprouve de changement. 11 ne s'altère point à l'air. Suivant l'analyse de Vogel de Bayreutb, à qui nous devons la connaissance de ce sel, ses parties cousti< tuantes sont :
Acide sulfurique 36, jS
Potasse 2i,425
Peroxide de cuivre 18,000
Eau 24,3oo
Or, en le considérant comme formé de 4 atomes acide, 2 atomes potasse, 1 atome peroxide de cuivre et 12 atomes eau, sa composition sera:
Acide sulfurique 36,o36
Potasse 21,621
Peroxide de cuivre 18,018
Eau 24,325
Ces nombres coïncident presque exactement avec ceux de l'analyse de Vogel. Il n'est donc pas douteux que ce sel triple est nu composé de 2 atomes de sulfate de potasse, 1 atome de bisulfate de cuivre et 12 atomes d'eau.
Esp. io. Arseniate de cuivre. En mettant en digestion de i3. Aneoût*, l'acide arsenique sur du cuivre, le métal est oxidé et dissous. Il se forme une poudre d'un blanc bleuâtre , qui est un arseniate de cuivre. On peut également former ce sel en
* Schweigger's Journal. VII , \o.
6ç)0 DES SELS.
ajoutant de l'acide arsenique à une dissolution d'acétate de cuivre, ou en précipitant le nitrate de cuivre par un arseniate alcalin l.
On a trouvé l'arseniate de cuivre natif en très-grandes quantités dans la mine de Huel-Garlaud, dans la paroisse de Gwennap dans le Cornouailles. Le comte de Bournon et Che- Devix en out donné une très-intéressante description dans les Transactions Philosophiques pour 1801 , en publiant l'analyse qu'ils en ont faite. 11 semble résulter des expériences et des ob- Variétés. servations de ces chimistes, qu'il n'existe pas moins de cinq variétés d'arseniate de cuivre, différant entre elles dans les proportions de l'oxide,de l'acide et de l'eau, qu'elles contiennent. Elles sont en général insolubles dans l'eau, à l'exception cependant d'une seule qui paraît être un sur-arseniate, et qui n'a pas encore été rencontrée native. Leur couleur varie du bleu foncé au vert, et même au brun, au jaune et au noir; ce qu'on peut attribuer à la différence de leur proportion d'eau. Ceux de ces arseniates qui sont des couleurs bleue et verte en contiennent le plus, et c'est dans les bruns qu'il y en a le moins.
i.re Variété. Arseniate octaèdre obtus. Cette variété cristallise en octaèdres obtus, composés de deux pyramides tétraèdres appliquées base à base, dont les faces sont des triangles isocèles, avec plus d'inclinaison entre elles des deux faces qui sont opposées. Ces faces se rencontrent au sommet sous un angle de i3o° , et sous un de 5o° à la base. Ces cristaux sont ordinairement d'une couleur bleu ciel foncé , et quelquefois d'un beau vert gazon ; leur pesanteur spécifique est de 2,881 a. Us sont composés, suivant l'analyse de Chenevix, de
i4,3 Acide.
5o,o Oxide brun.
55,7 Eau.
a.e Variété. Arseniate hexaèdre. Cette variété se rencontre ordinairement en lames hexaèdres très-minces, sus*
* Schéele. I, 1-5.
B Bowncu.
SEL5 DE CUIVRE. 6gï
ceptibles de se diviser en écailles fines comme le mica, Ces cristaux sont d'une couleur verte émeraude foncée -, leur pesanteur spécifique est de 2,548'. Ils sout composés de
43 Acide.
3g Oxide* 18 Eau.
iooa.
L'arseniate d'ammoniaque précipite en très-petits cristaux bleus cette variété, du nitrate de cuivre 3.
ô.e Variété. Arseniate octaèdre aigu. Cette variété est formée de deux pyramides tétraèdres appliquées base à base. Deux des faces, qui sont plus inclinées, se rencontrent au sommet sous un angle de 84° et sous un de 960 à la base. Les deux autres forment au sommet, et à la base, des angles de 68° et 1 1 20. Les cristaux de cette variété affectent trèssouvent la forme des prismes rliomboïdaux , terminés par des sommets dièdres; et dans beaucoup de cas, les angles de o6° sont tronqués ; ils sont ordinairement dune couleur brune ou vert-bouteille foncé. Leur pesanteur spécifique est de 4?28o4, et la proportion de leurs parties composantes de
29 Acide, 5o Oxide* 21 Eau»
Mais quelquefois ils sont absolument sans eau*.
4-e Variété. Arseniate trièdre. La forme primitive de cette variété est un prisme trièdre dont les bases sont des triangles équilatéraux;maisontrouvecesel cristallisé sous une grande variété de figures, dont le comte de Bournon a donné une description exacte. Les cristaux de cet arseniate sont ordinairement d'une belle couleur verte bleuâtre ; leur pesanteur spécifique est la même que celle de la précédente variété. Ils sont quelquefois opaques , et alors presque noirs*
* Bournon.
a Vauquelin, Journ. des Mines, An 10, p» 56fl.
3 Chcnevix.
< tîournon.
\ Chenevix.
Ggi DES SELS.
Leur composition est , suivant l'analyse qu'en a faite Che« nevix , de
5o Acide.
54 Oxide.
16 Eau.
5.° V ariété. Sur-arseniate. Ce sel n'a pas été trouvé natif; mais il a été formé par Chenevix de la manière suivante. En ajoutant de l'arseuiate dammoniaque à une dissolution de nitrate de cuivre, il se produisait un précipité qui était la 2.e variété ci-devant décrite, lié vaporait en partie ladissolution qui conservait sa couleur bleue , et alors il y versait de l'alcool. Il s'y formait un autre précipité, qui s'augmentait considérablement par le repos de la liqueur. Ce précipité consistait en cristaux rhomboïdaux de couleur bleue ' , et composés de
4o,i Acide.
35,5 Oxide.
24,4 Eau.
Composition.
On se formera peut-être une idée plus précise de la corn-
I)Osition de ces différentes variétés d'arseniates au moyen de a table suivante, qui présente, d'après l'analyse de Chenevix , la proportion de l'oxide et de l'eau combinés dans chacune d'elles avec 1,00 d'acide.