‹ Systeme de chimie. Traduit de l'anglais sur la 5. éd. (de 1817) (volume 3)Chapitre 202 sur 211 · DES KYD RO-SULFATES · texte numérisé non relu

DES KYD RO-SULFATES

Esp. y, Hydro-sulfate de magnésie. L'eau imprégnée d'acide hydro-sulfurique dissout la magnésie, et forme un bydro-sulfate dont les propriétés n'ont pas été examinées *.

Esp. 8 et 9. H y dro sulfate de glucine et d'yttria. Les expériences de Vauquelin et de Klaproth nous ont appris cpie les hydro-sulfates ne précipitent point la glucine et l'ytti-ia de leurs dissolutions dans les acides-, et il est par conséquent probable qu'elles sont susceptibles de se combiner avec l'acide hydro-snlfurique . quoique ces sortes de composés n'aient jamais été l'objet de l'examen des chimistes. L'alumine et la zircone ne forment point d'union avec l'acide bvdro-sulfurique-, d'où il suit que les bydro-sulfates précipitent ces terres de leurs dissolutions dans les acides, à raison de l'affinité de leur base pour l'acide qui tient la terre en dissolution. Il se dégage" pendant que cet effet a lieu du gaz acide hvdro-snlfurique.

SECTION II

Des Hydr^-sulfaics sulfurés ou Sulfures J/ydrogénés.

Les différentes bases terreuses et alcalines peuvent entrer en combinaison avec du soufre hydrogéné, et il en résulte des composés qui sont counus depuis plus long-temps qwe les hydro-sulfates ; quoique leurs propriétés n'aient pas été Pi^araiion. recherchées avec la même précision. On peut les former en faisant bouillir ensemble la base et du soufre dans de l'eau pure, ou en dissolvant leurs sulfures dans l'eau. Il se produit, dans l'un et l'autre cas, du sulfure hydrogéné, qui se combine avec la base. Ces composés étaient, autrefois connus sous les noms iïhépars liquides, on foies de soufre. On peut aussi les former, ainsi que Ta fait voir Berthollet , en tenant un hydro-sulfate liquide sur du soufre. Il en dissout une portion à froid : la liqueur devient d'une couleur foncée, et 1 hydro-suîfare est converti en bvlro-sulfate sulfuré ou sulfure bvdrogéné*. Ceux de ces composés, qui sont préparés par le premier procédé , contiennent un excès de

* Berthollet, Ann de Chim. XXV, 235.

* ilid. p. 2.\ri.

SULFURES HYDROGÉNÉS. r6*3

soufre, qui s'en sépare lorsqu'on fait passer dans la liqueur de l'acide i.\ Iro-sulfurique.

On Dtteot guère douter que ces composés , s'ils pouvaient être obtenus à l'état de pureté complète, ne consistassent simplement que dans du sulfure hydrogéné uni aux différentes bases; mais, pendant leur formation, il semble s'être produit des acides sulfureux et hype-suîfureux , que la présence de la basfj empêche d'être décomposés; d'où il suit que les sulfures hv. s . tels cm'on les o! tient ordinairement, contiennent

des subites et des bypo-sulfites , sels qui modifient la nature des sulfures hydrogénés, de manière qu'il est difficile de reconnaître leurs véritables propriétés. Les faits que nous allons exposer, sont ceux qui oui été jusqu'à présent observés.

i. Lorsqu'on mêle ensemble dans un flacon de l'hydrate hyaSné d« de potasse et des fleurs de soufre, ces substances agissent poia*e, très-prompte ment l'une sur l'autre; il y a dégagement de calorique et formation de sulfure hydrogéné, dune belle couleur rouçre, qui exhale, lorsqu'on le traite avec un acide, du gaz acide hv-lro- sulfurique. En tenant pendant 10 à 12 heures de la potasse liquide, d'une pesanteur spécifique de i,2u, sar des fleurs de soufre, il y a dissolution et production dun composé semblable; par l'application de la chaleur, la combinaison a beaucoup plus promptement lieu. La dissolution dans l'eau du sulfure de potasse desséché, produit une combinaison de la même espèce*. Dans tous ces cas, l'apparence du sulfure hydrogéné est la même, quoique ses propriétés diffèrent considérablement. Lorsqu'il a été formé à l'aide de la chaleur , la quantité d'acide hvdro-suifurique que les acides en dégagent est toujours très-peu considérable, et souvent même elle n'est pas sensible. Je me suis assuré par mes expériences, que cela tient en grande partie au soin qu'on a pris de le préserver du contact de l'air.

Le sulfure hydrogéné liquide de potasse ou de soude ainsi formé, est une liqueur d'un ronge foncé tournant au brun; quelquefois elle est inodore, et quelquefois elle a, ainsi que Proust l'a fait remarquer, l'odeur de raves ; et en la gardant pendant q<;e\,:n\-i temps, elle acquiert l'odeur d'acide hydrostilfurique. Sa saveur est acre , amère et fraîche; elle fait sur la peau des taches d "un vert foncé. On dit qu'en la conser-

* Proust, Joura. de Phys. LIX, 2G6.

y6/\. DES HYDRO-SULFATES.

vaut dans des vaisseaux fermés, elle dépose du soufre,

que

Stabl a démontré, il y a long-temps, qu'il peut même dissoudre l'or. On n'a pas examiné la nature de cette dissolution, dont l'or est précipité par les acides à l'état métallique, et mêlé avec du soufre.

Paimroniaque 2. En mettant de l'ammoniaque en contact avec des fleurs de soufre, elle eu dissout peu-à-peu une portion, et se colore en jaune -, mais elle ne prend point l'odeur d'acide hydrosuif unque \ On peut former le sulfure hydrogéné d'ammo* niaque, en mettant sur du soufre de Fhydro-sulfate d'ammoniaque. La dernière portion du liquide qui passe à la distillation de la liqueur fumante de Boy le, est aussi un sulfure hydrogéné. Ce composé dépose avec une grande facilité l'excès de soufre qu'il contient , et se rapproche de l'élat d'un hydro-sulfate.

etstronSfue. ^. Les sulfures hydrogénés de harite et de sîrontiane s'obtiennent en dissolvant leurs sulfures dans l'eau, ou même en les exposant à l'air. Us sont de couleur verte et d'une saveur acre ; mais , à cet égard , ils sont de beaucoup inférieurs en intensité aux sulfures hydrogénés d'alcalis fixes, et leur action sur les antres corps n'est pas aussi puissante. De chSuX. ^ ^Lw faisant bouillir dans l'eau un mélange de chaux et de soufre, le liquide prend une belle couleur orangé, et contient en dissolution le sulfure hydrogéné de chaux. Ce liquide a également une saveur très-amère. C'est le seul, actuellement connu, qui soit susceptible de dissoudre une quantité notable de gaz azote. Lorsqu'on le garde dans des flacons fermés, il dépose peu-rà-peu un soufre à l'état d'une croûte noire, et il devient parfaitement incolore, ïe. 5. O.j peut former le sulfure hydrogéné de magnésie de la même manière que hs autres. Le composé a été à peine examiné; il n'a que peu de permanence.

1 Je n'ai jamais obtenu e cl effet , quoique j'aie gardé île ce sulfare hydrogéné dans des vaisseaux fermés pendant «les années. Il se décolore Irès-promptement dans des flacons qui ne sont pas bien, bouchés , en se convertissant en sulfite de potasse.

» Proust, Journ. de Phys. LIX, 26g,

SULFURES HYDROGÉNÉS MÉTALLIQUES. $65

6. ïl n'a pas été prouvé que les terres pures soient susceptibles de former des sulfures hydrogénés.

SECTION III

Des hydro-sulfates , et hydro-sulfates sulfurés ou sulfures hydrogénés , métalliques.

Les hydro-sulfates et les sulfures hydrogénés ont ia propriété de précipiter tous les métaux , le rhodium excepté , de toute dissolution qui peut les contenir ; et comme ils ne produisent cet effet sur aucune des terres . à l'exception de l'alumine et de la zircone, on peut les considérer comme un moyen très-avantageux d indication de la présence des métaux. La précipitation des substances métalliques par les hydro-sulfates et sulfures hydrogénés, résulte de la combinaison de l'acide hydro-suif uri que , du soufre hydrogéné" ou du soufre, avec le corps métallique qui est toujours privé d'une portion ou de la totalité de son oxigène ; tandis qu'en même-temps . la base de lhvdro-sulfate se combine avec l'acide qui tenait l'oxide en dissolution. L'alumine et la zircone sont précipitées par la base de l'hydro-sulfate ; tandis que l'acide hydro-sulfurique , qui n'est pas susceptible de combinaison avec ces terres , s'exhale à l'état de gaz. Ce sont des hydro-sulfates ou sulfures hydrogénés de potasse ou d'ammoniaque, qu'on choisit ordinairement pour opérer ces précipitations; et dans beaucoup de cas, on peut reconnaître, à la couleur du précipité, la nature particulière du métal séparé. La table qui suit présente l'indication des couleurs d'après lesquelles on peut établir cette distinction.

Précipités Précipiié*

MÉTAUX. par l'hydrosulfete par le sulfure hydrogéné,

de pjtcsse. de potasse.

Or Noir Noir. , G° v

Platine Idem Idem.

Argent Idem Idem.

Mercure Noir brun Brun tournant au ro r

Palladium Noir

Cuivre Idem Brun.

j66 DES HYDRO-SULFATES.

Piécipitts Précipités

MÉTAUX. par l'hyilro- sulfate par le sulfure hydrogéné

de cotasse. de cotasse.

Fer Noir Noir tournant au jaune.

Nickel Idem Noir.

Etain Idem Idem,

Plomb Idem Blanc tournant au noir.

Zinc Blanc Bianc.

Bismuth Noir Noir.

Antimoine Orangé Jaune orangé.

Tellure Noir Brun foncé ou noir.

Arsenic Jaune Jaune.

Cobalt Noir . Noir.

Manganèse Blanc Blanc.

Chrome Vert

Molybdène Brun rougeâtre.

Urane Brun Jaune brunâtre*.

Titane. . . Vert bouteille. . Vert bleuâtre *.

Columbiuin Chocolat

Cérium Brun

Les chimistes ne se sont pas assez occupés jusqu'à présent de la nature de ces précipités. Ce serait bien cependant un objet digne de recherches particulières, comme pouvant nous fournir les moyens de reconnaître la nature des composés que les métaux et leurs oxides peuvent former avec le soufre, et des combinaisons de ce corps avec l'hydrogène. Tout ce qu'on a pu observer à cet égard , se borne à ce qui suit.

i. Presque tous les métaux se combinent avec le soufre ; il en résulte des sulfures qui sont sans saveur, insolubles dans l'eau, cassans, et souvent avec l'éclat métallique.

2. Le soufre réduit beaucoup d'oxides à l'état métallique ; mais il semble s'unir à d'autres, et former avec eux des com* posés qu'on peut appeler oxides sulfurés. Deux des composés de cette nature, les oxides sulfurés d'étain et de manganèse, ont été examinés et décrits par les chimistes. Action 3. On ne s'est pas assuré de la faculté de combinaison de

dro^Ûuurique.^ac^e hydro-sulfurique avec les métaux. A en juger par l'analogie avec d'autres acides , on en concilierait qu'il n'en est

* Dans ces expériences, Klaprolh se servit cî'hydro - sulfate d'amploniaque.

SULFURES HYDROGÊNÉS METALLIQUES. •} 6?

pas susceptible; mais en chimie, ce sont toujours des décisions hasardeuses, et généralement sujettes a erreur, que celles prises d'après cette seule considération. La facilité avec laquelle le gaz acide hydro-sulfurique ternit le plomb , le cuivre jaune et l'argent, est bien connue de tous les chimistes praticiens; mais dans ces cas, il semble y avoir décomposition du gaz et formation seulement d'un sulfure simple. L'eau imprégnée de gaz acide hydro-sulfurique dissout quelques-uns des métaux, et spécialement le fer ; mais il est probable qu'alors le métal est converti en oxide.

4- L'acide hvdro-sulfurique semble avoir la propriété de réduire le plus grand nombre des oxides à l'état métallique ; et c'est par cette raison qu'il précipite les dissolutions métalliques. L hvdrogène du gaz et i'oxigène de i'oxide s'unissent mutuellement; tandis que le soufre et le métal réduit sont séparés, et se déposent, en état de combinaison. La plupart des précipités métalliques ne sont autre chose que des sulfures ordinaires. 11 y a cependant à cet égard plusieurs exceptions.

Proust a fait voir nue I'oxide rouçre, peroxide de mer- Hyanwnttai

, .,,,',, i> • i i j \r ■ de mercure.

cure, a la propriété de décomposer i acide nydro-suilunque

des hvdro-sulrates l , et Beriliollet s'est assuré que la rapidité avec laquelle l'effet se produit , dépend de la proportion des substances emplovées2. En agitant du peroxide de mercure dans un hvdro-sulfate liquide , il se forme une poudre noire, qui étant chauffée, passe promptement à l'état de cinabre. Le même chargement s'opère lentement sur cette substance, si elle est exposée à la lumière. Berthoilet a conclu de ces faits que cette poudre noire se compose, au-moins en partie, doxide de mercure et d'acide hydro-sulfurique, et que l'action de la chaleur accélère la décomposition mutuelle du gaz et de I'oxide. S'il en est aiusi , la poudre noire peut être considérée comme étant, au-moins en partie, un hydrosulfate de mercure.

Lorsqu'on verse de l'acide hydro-sulfurique ou un hydro- D'étain. sulfate dans la dissolution d'un sel d'étain , il se produit un précipité dont la couleur varie selon le rat d'oxidation du métal. Elle est, avec le peroxide, d'un jaune doré, et avec le

1 Joi.m. de Phys. MX, 2GS.

' ILid. LX,2SÎ>.

703 DES H YDRO- SULFATES.

protoxide d'un brun obscur. Proust annonce que l'un et l'autre de ces précipités sont des hydro-sulfates ou des combinaisons de l'acide hydro-sulfurique avec les oxides respectifs d'étain, qui n'out point éprouvé de changement. Lorsqu'on les traite avec l'acide hydrochlorique, l'acide hydro-sulfurique en est dégagé , et il se forme de i hydrochlorate d'étain *.

Hydro-sulfate d'étain. Les deux oxides d'étain s'unissent l'un et l'autre avec l'acide hydro-sulfurique. L'hydro-sulfate du protoxide est d'un brun obscur, et l'hydro-sulfate . du peroxide , d'un jaune doré.

Hydro-sulfate de zinc. Les hydro-sulfates de potasse ou d'ammoniaque précipitent le zinc de sa dissolution dans les acides en une masse blanche jaunâtre. Cette substance, qui se dissout complètement dans l'acide hydrochlorique, et avec dégagement abondant d'acide hydro-sulfurique , est évidemment un hydro-sulfate. On peut le former aussi en traitant l'oxide blanc de zinc avec de i'hydro-suifate d'ammoniaque 2. Vauqnelin remarque que les échantillons transparens du sul- Eiande. fure de zinc natif 'ou blende, se dissolvent souvent de la même manière en exhalant du gaz acide hydro-sulfurique3. Il est possible que ces échantillons se rapprochent de la nature d hydro-sulfate de zinc. 11 y aurait alors trois espèces différentes de minéraux confondus sous la dénomination de blende ; savoir : le sulfure de zinc , l'oxide sulfuré de zinc et 1 hydro-sulfate de zinc.

Hydro-sulfate d'antimoine. Les hydro-sulfates de potasse ou d'ammoniaque produisent , dans une dissolution acide d antimoine , un précipité d'une belle couleur orangé qui ,

après les expériences de Berthollet, de Thénard et de

Proust, est un hydro-sulfate d'antimoine. Ce composé acquit,

Kermès' vers le commencement du 1 8.e siècle , sous le nom de kermès

minerai. ■ , 7 i >i/i r ' » • 1 ' v

minerai, une grande célébrité a raison de ses vertus médicinales. Le procédé de sa préparation, découvert d;abord par Glauber , et depuis par Lémery et Elder, fut , pour la première fois, mis en vogue en France par un prêtre nommé Simon , qui en tenait le secret de La Ligerie , chirurgien , à qui un élève de Glauber en avait donné communication. Le

1 Jouni. «le Pbys. LIX , 330;

9 Voye. le de Eeithollct, Ann. deChim.XXV, 27a.

» /ftirf. XXXVil,

HYDRO-SULFATES MÉTALLIQUES. j6o.

gouvernement français acheta de La Ligerie le secret Je cette méthode de préparât! m, et la publia en 1720. Elie consistait à faire bouillir, à plusiei 1 s reprises, une dissolution de potasse très-ét eintue sur du sulfure d'antimoine. Il se précipitait, par le refroidissement de la dissolution ? une petite portion de kermès. Cette manipulation p es entant Je double inconvénient d être fatigante et mal conçue , les pharmaciens adoptèrent de préférence le procédé suivant de Lémery.

Après avoir trituré ensemble dans un mortier 16 parties de sulfure d'antimoine, 8 parties de potasse du commerce et une partie de soufre, on fait fondre le mélange dans un creuset et on met la masse dans un vaisseau de fer. Lorsqu'elle est refroidie on la réduit en poudre, on la fait bouillir dans une suffisante quantité d'eau, et ou filtre la liqueur pendant qu'elle est encore chaude. Elle dépose en abondance par refroidissement le kermès à l'état d'une poudre jaune, qu'on édulcore ensuite avec une quantité convenable d'eau et qu'on fait sécher. On peut encore faire dissoudre 6 parties de potasse dans 20 parties d'eau et ajouter à cette dissolution , préalablement chauffée à i'ébullition, une partie de sulfure d'antimoine en poudre. Après avoir bien agité la dissolution, on la fait bouillir pendant quelques minutes et on la filtre chaude. Elle dépose , par refroidissement, une grande quantité de kermès.

Cette poudre attira particulièrement l'attention des chimistes. Bergman démontra d'abord qu'elle contenait de l'acide hydro-sulfurique ; mais ce fut Berthollet qui, le premier, en lit connaître la véritable composition. Elle est. suivant l'analvse de Thénard, de

20,3o Acide hydro-sulfurique.

4,i 5 Soufre.

72,76 Protoxide d'antimoine.

2,79 Eau et perte.

Cette substance, exposée à l'air, en absorbe peu-à-peu l'oxigène et s'y blanchit; il s'exhale du gaz acide Lydro-sulfurique. *

Si, après que le kermès minéral, préparé srlon l'une ou l'autre de ces formules , a été précipité de sa dissolution, on

* Ann. de Chim. XXXII, sGS.

rjo DES HYDRO-SULFATES.

ajoute un acide à la liqueur, il s'y forme un autre précipite de couleur orangé, que par cette raison on a appelé soufrer doré. Cette substance est composée, suivant l'analyse de Thé-

nard, de

17,87 Acide hydro-sulfurique.

C8,5o Protoxide.

12,00 Soufre.

Le soufre doré est par conséquent un hydro sulfate avec excès de soufre et une plus petite proportion de base. Goetling a proposé le moyen suivant de préparer ce composé. On met dans une dissolution bouillante de potasse pure, un mélange de 2 parties de sulfure d'antimoine et de 3 parties.de soufre -, on étend ensuite d'eau cette dissolution et on ia précipite par de l'acide sulfurique affaibli3.

Hydro-sulfate de manganèse. Eu traitant le peroxide de manganèse avec de l'acide hydrosulfurique dissous daus l'eau, la couleur noire de l'oxide disparaît. Une portion de i'acide livdro-sulfurique est décomposée aux dépens de l'oxigène du peroxide; et l'oxide vert, ou protoxide, ainsi produit, est dissous par l'acide hydro-sulfurique, et l'on obtient, par é-vaporation, une masse blanche complètement soluble dans l'acide hydrochlorique avec dégagement abondant d'acide hydro-sulfurique. C'est donc un hydro-sulfate de manganèse3. On forme le même composé en mêlant un hydro sulfate de potasse avec un sel de manganèse.

Hydrosulfate cT arsenic. L'acide hydrosulfurique se combine avec l'oxide blanc, peroxide, d'arsenic, dissous dans l'eau. Le liquide prend une couleur jaune , mais il ne se manifeste point de précipité ; et par conséquent l'hydro-sulfate d'arsenic est, comme celui de manganèse, soluble dans l'eau, au-raoins à la faveur d'un excès d'acide hydro-sulfurique. Cet hvdro-sulfate a exactement la même apparence que le sulfure jaune d'arsenic.

Hydro-sulfate de fer. L'acide hydro-suîfurique se combine avec l'oxide vert de fer, et le composé se dissout dans l'eau :

« Ann. de Chi'm. XXXII, 268.

9 Bergman 111, 172. Les expériences de Proust sur ces composés, iTuoiqm- singulièrement intéressantes, sont d'une trop grande étendu© pour elre inst're'es ici. (rc>yez Jour, de Phys. L'Y, 3liS.

> Bcithoiict, Ann. de Chim. XXV, 253."

fc ES ÎAYO'S.

mais cette dissolution dépose promptement une poudre noire qui est un sulfure hydrogéné de fer.

HyJrq-sulfate de platine. Cette substance fut examinée pour la première fois par M. Edmond Davy, quoiqu'il en eût ete bit mention précédemmenl par des chimistes. On l'obtient en taisant passer un courant de gaz acide hvdro-sulfurique à travers une dissolution de platine dans l'acide hvdro-chloronitrique L hydro-sulîate se précipite peu-à-peu. Lorsqu'on l'a fait sécher sans le contact de l'air, il a les propriétés suivantes. 11 est d un brun obscur, avec peu d éclat extérieur. Insipide d abord , sa saveur devient salée. Lorsqu'il est chauffé justement au-dessous de la cbaleur rouge , il v a déflagration et il est en partie décomposé. A une chaleur rouge il émet des iumees sulfureuses et il reste du platine métallique. Chauffé en vaisseau clos sur le mercure, il donne de l'eau, du gaz ac.de sulfureux, de l'acide hvdro-sulfurique, un peu de soufre et une substance qui ressemble au sulfure de platine. Le résidu est du sulfure de platine. Chauffé dans les acide,, il donne du gaz. Exposé à l'air, il s'y forme de l'acide sulfuriqne. D après 1 analyse de M. Edmond Davv, il est composé de*,

Sulfure de platine 83 oo

Acide hydrosuif urique . . . . . . ' \\ / *kq

Soufre y

Eau imprégnée d'acide îiydrosu'lfuriquV. 8,44

ii • . 100, oo

11 n'est pas invraisemblable que cette singulière1 substance

£■33 AG i/ ^ atÙmCS SultUre de PWfle et de i atôm, acide hydro-sulfunque, constituant un sulfure hydrogéné de platine. ' 5

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