DE L'ACIDE ACÉTIQUE. I
sur de foxide noir (peroxide ) de manganèse , et que l'action des acides acéteux et acétique, sur les métaux, est exactement la gième. Il conclut de ces expériences et de quelques autres semblables, que les acides acétique et acéteux ne diffèrent entre eux que dans leur degré de concentration.
On considéra cette conclusion de M. Adet, comme hasardée, et son opinion comme trop précipitamment émise, parce qu'il n'avait ni répété . ni réfuté les expériences sur lesquelles Berthollet avait établi la sienne , et qu'il ne rendait pas raison de la différence frappante des deux acides entre eux , par la saveur et par l'odeur. La conclusion de M. Adet fut combattue par Chaptal, dont les expériences sur le même sujet furent publiées quelques mois après1. Il essaya de démontrer , ainsi que l'avait déjà fait Berthollet, que les acides acéteux et acétique, lors même qu'ils sont ramenés l'un et l'autre au même degré de force, ont des propriétés différentes, et qu'ils ne produisent pas les mêmes effets sur d'autres corps. Après les avoir soumis l'un et l'autre à l'action de l'acide sulfurique , et par la quantité de charbon qui reste dans la cornue après les avoir distillés, à parties égales, dans leur état de saturation avec la potasse, il crut pouvoir assigner la cause de cette différence dans leurs propriétés à une moindre proportion de carbone dans l'acide acéteux que dans l'acide acétique.
M. Dabit, de Nantes2, publia en 1800. sur l'acide acétique, une nouvelle série d'expériences dont les résultats lui parurent devoir prouver que cet acide contient une plus grande proportion d'oxigène que l'acide acéteux. En distdlant un mélange d'acétate de potasse et d'acide sulfurique , il avait pour produit de l'acide acé;ique. C'était, au contraire, de l'acide acéteux , lorsqu'à l'acide sulfurique il substituait l'acide hydrochlorique -, mais il assure qu'en ajoutant à ce dernier mélange un peu de peroxide de manganèse, il obtenait de l'acide acétique. Il n'y eut, dans aucun de ces cas, production de gaz acide carbonique jusqu'à la fin de la distillation.
Enfin Darracq , après avoir répété les expériences de p'tu" .
des deux tic-lé»
" Ann. deChim. XXVIII, n3.
a Ibid. XXXVIII, p. 66.