‹ Systeme de chimie. Traduit de l'anglais sur la 5. éd. (de 1817) (volume 3)Chapitre 78 sur 211 · Gehlerfs Jour. III, ii · texte numérisé non relu

Gehlerfs Jour. III, ii

3 L'extractif et le muqueux sont des substances végétales dont il sera traité pai- la suite.

J Phil. Trans. i8o3 , p. ?5i

neres

daos une infusion de noix de galle, il s'y forme immédiatement un précipité jaune, abondant, qui, séparé par le filtre, et séché , se présente sous la tonne d'une poudre légère de couleur de bulle. En mêlant avec de Veau cette poudre, que Proust examina le premier, et qu'il reconnut être un composé d'oxide détain et de tannin, et en faisant passer dans la liqueur uri courant de gaz acide hydro-sulfurique, il se forme un sulfure d'étain qui reste insoluble ; et le tannin, à mesure qu'il est séparé de l'oxide, se dissout dans l'eau. En fdtrant cette dissolution 7 dont on sépare ainsi le sulfure d'étain , et en l'évaporant à siccité, elle laisse une substance brune, que Proust considéra d'abord comme étant du tannin pur ". Mais comme l'infusion de noix de galle contient une portion d'extractif, que précipite également l'hydrochlorate d'étain, il est évident que, par ce procédé, le tannin ne s'obtient pas à l'état de pureté; c'est toujours une combinaison de tannin et d'extractif. Le tannin n'est pas non plus précipité en totalité; il en reste en dissolution une portion qui est combinée avec l'oxide, à moins qu'on ne l'eu ait séparée par un alcali*. Il est probable aussi, selon Davy, que le précipité contient de l'acide bydrochlorique 3. Il est évident d'après ces faits, qu'on ne peut obtenir par ce procédé le tannin pur.

seconde. En mêlant avec une dissolution saturée de carbonate de potasse, une infusion de noix de galle un peu concentrée par l'évaporationr il se précipite abondamment, sous la forme de flocons, une matière d'un blanc jamâtre. En faisant sécher ce précipité, il prend la forme d'une poudre blanchâtre que Deveux, à qui appartient ce procédé, examina le premier 4. Ce précipité est, suivant Proust, du tannin pur; et il propose en conséquence le procédé de Deyeux comme un des moyens les plus faciles pour retirer cette substance de l'infusion de noix de galle5. Proust annonça que c'est par une affinité plus forte des carbonates alcalins pour l'eau, qu'ils séparent le tannin de l'infusion de noix de galle. Mais cette conclusion est tout-à-fait inconciliable avec les propriétés du précipité, reconnues par Deyeux, et avec celles que lui trouva Davy. 11 est blanc, il n'a presque pas de sa-

1 Ann. de Chim. XXV, 22G.

» Proust, Ann. de Chim. XLII, 89.

' Phil. Trans. i8o.3 , p. 249.

* Ann. de Chim. XVII, 19.

9 liai. XXXV, 3a.

veur, et ne se dissout pas complètement dans l'eau; il donne, lorsqu'il est chauffé, des cristaux d'acide gailique. Davy a fait voir que ce précipité consiste principalement en une combinaison de tannin et d acide gailique , avec les carbonates de potasse et de chaux '. Ces résultats de Davy s'accordent parfaitement avec ceux que ïrommsdorf obtint2 d'expériences subséquentes. Cette méthode ne donne donc pas le tannin pur.

Dizé observa pour la première fois qu'en versantdes acides Troisième. sulfurique, ou hydrochlorique, concentrés, dans une forte infusion de noix de galle , il s'y formait immédiatement un précipité caillé, blanc3. Proust considéra ce précipité comme étant un composé de tannin et de l'acide employé. Si , après l'avoir lavé à leau froide , et dissous dans l'eau bouillante , on en sature l'acide par un carbonate de potasse, le tannin s'en sépare, suivant lui, à l'état de pureté. On peut le laver à l'eau froide et le faire sécher + . Mais, outre le tannin , il doit v avoir présence à ejotractif dans ce précipité; car il est bien connu que l'acide sulfurique précipite cette substance ; et d'après les expériences de Davy , il est probable qu'il s'y trouve aussi de l'acide gailique. En distillant ce précipité à une chaleur supérieure à ioo°centigr., il obtint un liquide jaunâtre qui donnait uue couleur noire au sulfate de peroxide de fer, quoiqu'il ne précipitât pas avec la gélatine. Il contenait donc de l'acide gailique5. Tromuisdorf s'est également assuré que le tannin, obtenu ainsi, n'était pas à l'état de pureté6.

En traitant avec les acides nitrique, ou hydrochlorique, Quatrièu-.e, étendus , le précipité que produit abondamment le mélange d'eau de chaux avec une infusion de noix de galle, il y a effervescence, la liqueur prend une couleur foncée, et on en sépare, en la filtrant, une substance d'un noir brillant que Merat-Guillot, qui proposa ce procédé, considère comme du tannin pur 7, Mais Davy a fait voir que le précipité doit contenir aussi del'extractif qui est séparé à l'état de combinaison avec la chaux, aussi bien que le tannin8; et l'effervescence

1 Phil. Trans. i8o3 , p. 245.

1 Gehlen's Jour. III, 117.

' Ami. de Cbim. XXXV, 37.

< Ibid.

* Phil. Trans. i8o3, p. 2^0.

* Gehlen's Jour. III, 117.

? Ann. de Chim. XLI, 323.

* Phil. Trans. i8o3, p. 262.

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