‹ Systeme de chimie. Traduit de l'anglais sur la 5. éd.Chapitre 109 sur 136 · DU CUIVRE · texte numérisé non relu

DU CUIVRE

Ceq^'on appelle /7o^ee «^'eVa/zz , nV'St guères autre chose Potée d-étain. que cet alliage de plomb et d'étain. Uétain en feuilles est presque toujours aussi composé detain et de plomb. Cet alliage , dans les proportions de deux parties de plomb et d'une partie detaiu, est plus fusible que Tun et Vautre des métaux séparément, et c'est par cette raison qu'il est employé par les plombiers comme soudure.

SECTION IV

Du Cuivre.

I. Le cuivre paraît être, après l'or et l'argent, le métal le plus anciennement connu. Dans les premiers âges et avant que l'art de travailler le ter eût été inventé, c'est principalement avec le cuivre que se fabriqu^iient tous les ustensiles doQiestiques et les instrumens de guerre. Nous voyons dans Homère, que pendant la guerre de Troye, les combattans n'avaient pas d'autres armures que celles faites de bronze, qui est un méiange de cuivre et à^étain. Le mot cuivre dérive de celui Cyprus, de l'Ile de ce nom, où ce métal fut d'abord découvert, ou du-moins, où les Grecs commencèrent à le travailler en grand.

1. Le cuivre est d'une belle couleur rouge, et très-bril- Propriétés lant. Sa saveur est stiptique et nauséabonde : lorsqu'il a été

tenu et frotté pendant quelque temps dans les mains , elles acquièrent une odeur désagréable particulière.

2. Il est plus dur que l'argent. Sa pesanteur spécifique varie suivant les différens états dans lesquels il se trouve. Celle du cuivre le plus pur que Lewis put se procurer était de 8,83o *. Hatchett porte à 8,895 "^ celle du plus beau cuivre en grains de Suède, et Cronstedt évalue à 9,000 la pesanteur spécifique du cuivre du Japon ^. Il est probable

' Neuman's Chemistry, p. 61. Fareinheit la trouva de 8,334. Piiil. Trans. 1724. Vol. XXXÎII , p. 114.

» On the alloys of gold, p. 5o. Bergman e'tablit la pesanteur spe'cififjue du cuivre de Suède à 9,3243- Opusc. II , 263.

^ J'avais eu l'occasion de prendre la pesanteur spe'cifique du

Duve qu'elle était la même que celle du

cuivre d'Europe. Ainsi je suis porté à penser que l'évaluation de

cuivre de la Chine, j'ai trouve qu'elle était la même q

ivre d'Europe. Ainsi je ' Cronslcdt n'est pas exacte.

S'oxide.

5o4 COMBUSTIBLES SIMPLES.

que les échantillons qu'on a trouvés être d'une pesanteur spécifique inférieure n'étaient pas entièrement purs.

3. Le cuivre est très-mciliéable. On peut le réduire sous le marteau en feuilles tellement mnices, quelles soient susceptibles d'être emportées par le souffle le plus léger. Il est aussi très-ductile. Sa ténacité est telle, qu'un fil de ce métal de 2 millimètres de diaraètre est capable de supporter sans se rompre un poids de 137,^99 kilogrammes ^

4. Le cuivre fond à une température exprimée par 27 degrés du pyromètre de Wcdgcwood, évaluée par Mortimer a i45oo de Fareuheit, environ 788° centigrades ^ Lorsque dans cet état on augmente la chaleur, il se volatilise en fumées visibles. Lorsqu'il est en fusion , sa surface paraît être d'un vert bleuâtre, à-peu-près comme celle de l'or fondu ^. Il prend, en refroidissant lentement, la forme cristalline. Mongez, à qui nous sommes redevables de beaucoup d'expériences importantes sur la cristaUisation des métaux, en obtint ainsi du cuivre en pyramides quadrangulaires, insérées souvent les unes dans les autres.

IL Le cuivre n'est pas altéré par l'eau , qu'il ne pent décomposer lors mêmequjl est chauffé au rouge, qu'avec le concours de l'air, et, dans ce cas, la surface du métal s'oxide. On peut remarquer tous les jours que lorsque l'eau a séjourné pendant quelque temps dans un vaisseau de cuivre, la portion de ce vaisseau, qui est en contact avec la surface de l'eau, se recouvre d'une croûte verte, connue sous le

nom de vert-de-sns.

Le cuivre étant exposé à l'air, sa surface se ternit par degrés; il devient brun , et finit par se couvrir d'une croûte d'un vert obscur, qui est Foxide de cuivre combiné avec le gaz acide carbonique. A la température ordinaire de l'atmosphère , cette oxidation du cuivre ne s'opère que très-lentement; mais si l'on fait chauffer au rouge une lame de ce métal, sa surface se recouvre en peu de minutes d'une croûte d'oxide qui s'en sépare spontanément en petites écailles à mesure que la lame refroidit. Par ce refroidissement, la lame de cuivre se contracte beaucoup plus que la croûte d'oxide , et par l'effort de

Sickenjiçen , yJnn. (Je Chim. XXV, Q.

Pliil. Tr.ns XLIV, G-2.

^ D.î" Lewis , iS'euman's Cheiaistry. ?. 61.

Page 1