‹ Systeme de chimie. Traduit de l'anglais sur la 5. éd.Chapitre 111 sur 136 · DU C L'IVRE · texte numérisé non relu

DU C L'IVRE

V. 0^ ne connaît pas 1 action du fluor sur le cuivre; ce métal, autant qu'on a pu seu assurer jusqua présent, ne se combine point avec l'azote, 1 hydrogène, le carbone, le bore ou le silicium.

VI. En mettant alternativement par couches , dans un creu- SuU^ure. set, parties égales de soufre et de cuivre, ces deux substances fondent et se combinent aune chaleur rouge. Le sulfure de cuivre ainsi obtenu est une masse cassante de couleur noire on

d'un bleu gris très-foncé, et beaucoup plus fusible que lecuivre.

On obtient le même composé par Texposition à l'air, pendant un temps convenable, d'un mélange de hmaille de cuivre et de soufre, dont on forme une pâte en Ihumectant d'une suffisante quantité d'eau , ou même , ainsi que je ra"en suis assuré par expéiieuce, en exposant simplement le mélange à l'air, sans eau.

En mettant dans un récipient de verre placé sur un feu de charbon, un mélange de 8 parties en poids de limaille de cuivre , et de trois parties de fleurs de soufre , le mélange se fond d'abord; il se produit une sorte d'explosion; il devient rouge, et lorsqu'on Ta retiré du feu, il continue d'être ardent pendant un certain temps comme un charbon embrasé. Si ion examine alors ce mélange , on le trouve converti en un sulfure de cuivre. Cette expérience curieuse fut faite pour la première fois par les chimistes hollandais Dieman, Troostvryk, Niewland . Bondt et Laurenburg, en ijgS'*'. Ils trouvèrent quedes diverses proportions de mélange qu'ils avaient essayées, celles ci-dessus de huit parties du métal et de trois du soufre, produisaient constamment la combustion la plus vive. Ils s'assurèrent de plus que cette combustion avait également lieu, quel que fût l'état de pureté et de dessication du cuivre et du soufre, et la nature de l'air dans le vaisseau dont ils se servaient, soit l'air de fatmosphère, les gaz oxigène, hydrogène ou azote ; et soit même que le vaisseau fut rempli d'eau ou de mercure. Il n'est pas aisé de déterminer la composition de ce sulfure par la combinaison directe du cuivre et du soufre. 11 semblerait que le cuivre s'unit avec une portion doxigène aussi-bien aue le soufre, ce qui rendrait le poids plus considérable qu'il ne

* Journal des IMines . i!." 2, p. 85.

Phosphiire.

010 COMBUSTIIÎLES SIMPLES.

doit l'être. Voici les expériences les plus exactes qui aient été faites jusqu'à présent sur ce composé :

Cuivre. Soufre. Cuivre. Soufre.

Proust ^ . . .

22 ou. . .

Vauquelin^. .

Berzelius^. . .

Le sulfure de cuivre est donc ainsi formé de i atome cuivre -H I atome soufre. L'expérience de Berzeliusest celle qui se rapproche le plus de la vérité, quoique l'augmentation de poids soit de deux et demi pour cent plus grande qu'elle ne devait l'être.

VII. Pelletier forma du pîiosphure de cuivre en mêlant ensemble seize parties de cuivre , seize parties de verre phosphorique, et deux de charbon en poudre +. Margraff fut le premier qui forma le phospbure de cuivre, en distillant ensemble le phosphore et l'oxide de cuivre. Le moyen le plus facile de lobtenir est de projeter le phosphore dans du cuivre rougi dans un creuset. Lephosphure de cuivre est de couleur blanche et composé, suivant Pelletier, de vingt parties de phosphore et quatre-vingt parties de cuivre^. Sa dureté est plus considérable que celle du fer, et quoiqu'il ne soit pas ductile, il se pulvérise difficilement. Sa pesanteur spécifique est de 7, 1220. Il cristallise en prismes à quatre pans ^. Il est plus fusible que le cuivre. Exposé à l'air il perd son éclat, noircit, et tombe en morceaux, le cuivre estoxidé, et le phosphore converti en acide pliosphorique. Si on lui fait subir un degré de chaleur suffisant, le phosphore brûle et laisse le cuivre sous la forme de scories noires ^.

Sage a fait voir que ce composé n'abandonne pas aisément tout son phosphore ; qu'il en retient toujours , même après avoir été plusieurs fois fondu, environ o, o8v5. Dans cet état on peut le considérer comme un sous-pliospliure. Il est plus fusible que le cuivre -, il a la dureté , le grain et la couleur

» Aan.deChim. XXXVlII,i72.

' Ann. du Mn.s. d'f]i.st.Tiat. XvII , 16.

3 Ann.deCl.im. LXXVIII, 106.

4 lb,d. I, io3.

5 Ihid. XIII, io3.

« Sage, Journ.de Phjs. XXXVIII, :,6S.

' Fourcrov. VI , uSj.

Hi

DU CUIVRE. 5ll

de 1 acier-, il est susceptible de prendre le même poli \ AUj^gcs^

VIII. En fondant ensemble du cuivre et de l'arsenic dans un creuset fermé , et après avoir recouvert leur surface de sel marin , pour les garantir de l'action de l'air qui oxiderait larseuic , la combinaison de ces deux mélaux a lieu. L'alliage est blancet cassant. Ou l'emploie à une grande variété d'usages; mais on y ajoute ordinairement un peu d'étain ou de bismuth. Cet alliage est connu sous les noms de cuivre blanc , ou tombac blanc. Lorsque l'arsenic y est en moindre proportion , l'alliage est ductile et malléable ^.

IX. Davy établit en fait que le cuivre peut s'unir au potas- Pciassium. sium et au sodium , et que les alliages ainsi formés décomposent l'eau ; mais leurs propriétés n'ont pas été particulièrement examinées.

JXous ne connaissons pas les alliages que le cuivre peut former avec les bases métalliques des terres alcalines et des terres pures.

X. Le fer peut s'unir au cuivre par fusion; mais cette Fer. combinaison ne s'opère qu'avec une très-grande difficulté.

On n'a encore fait aucun usage de cet alliage. Il est gris, peu ductile , et beaucoup moins fusible que le cuivre. Tbénard s'est assuré que cet alliage est attirable à l'aimant lors même que le fer n'y entre que pour un dixième ^. M. Levavaseur a publié quelques observations qui porteraient à penser que la variété du fer, qu'il appeh fer fragile ckaud^ doit quelquesfois ses propriétés particulières à la présence du cuivre. Dans celte variété la ténacité est plus considérable que dans le fer ordinaire, et par conséquent elle convient mieux pour certains usages. On peut le soumettre à l'action du marteaulorsqu'il est chauffé à blanc; dès qu'il est assez refroidi pour que sa couleur passe au brun, il faut cesser de le forger jusqu'à ce qu'il soit devenu d'un cerise obscur ; alors on peut continuer de le forger jusqu'à ce qu'il soit entièrement refroidi ♦.

XI. Le cuivre forme avec le nickel un alliage dur , cassant, Kkksu qui s'oxide aisément par son exposition à l'air.

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