‹ Systeme de chimie. Traduit de l'anglais sur la 5. éd.Chapitre 119 sur 136 · X. L'argent ne s'unit point au nickel par fusion · texte numérisé non relu

X. L'argent ne s'unit point au nickel par fusion

XI. En fondant ensemble deux parties de cobalt et une cobait. partie d'argent, les deux métaux s'obiienuent séparément

après cette fusion, l'argent au fond du creuset, et le cobalt au-dessus de l'argent. Chacun de ces deux métaux cependant a absorbé une petite portion de l'autre; car l'argent est cassant et d'une couleur foncée, tandis que le cobalt est plus blanc que dans son état ordmairc 2.

Xiï. Les alliages que peut former l'argent avec le manganèse, le cérium et l'urane , ne nous sont pas connus.

XIII. L'argent s'unit au zinc avec facilité. Il en résulte un ziac. alliage cassant d'un blanc bleuâtre, à texture grenue; sa pesanteur spécifique, suivant Gellert, est plus considérable que

celle moyennederunetdel'autre métal. Lorsqu'on sublime en vaisseaux clos un alliage de i i zinc et i argent , la totalité de l'argent s'élève avec les fleurs de zinc ^.

XIV. Le bismutb se combine aisément avec l'argent par Bismuth fusion. L'alliage est cassant. Sa couleur est à-peu-près celle

du bismuth ; sa texture est lamelleuse, et sa pesanteur spécifique plus considérable que celle moyenne des deux métaux. Suivant Muscbenbroeck, la pesanteur spécifique d'un alliage à parties égales de bismutb et argent, est 10,7097 4.

XV. Le plomb londu dissout une grande portion d'argent ri,'i.b. à une chaleur légèrement rouge; l'alliage est très-cassante

Sa couleur se rapproche de celle du "plomb; et, suivant Kraft , sa pesanteur spécifique excède relie moyenne des deux métaux unis. Cne addition de plomb diminue, suivant les ex-

• Ann. <]e Chim. XLIII , /j-.

^ (irllert.P. iS;.

^ ^Va^^se^berg. J, î6o.

■* fbid.

■'Lewis, ?,'eumans Cî:ein. P. 5'

périences de Muscheuiiroeck, la ténacité de l'argent. Cet alliage est facilement décomposé , et le plomb aisément séparé nar coupellation.

XVI. L'argent s'allie aisément au cuivre par fusion; le composé est plus dur et plus sonore que l'argent, et il conserve la couleur blanche, lors même que le cuivre y entre pour plus de moitié. La dureté est au maximum lorsque la proportion du cuivre s'élève à un cinquième. Le titre de l'ar- Argent çeut steflinsf , dont on fait la monnaie en Angleterre, est un

de monnaie, o i i • • i? i> •

alliage de douze parties un tiers d argent, et dune partie de cuivre. Sa pesanteur spécifique, après simple fusion, est 10,200 ^ Elle devrait être, par calcul, io,35i •, d'où il suit qu'il y a expansion dans la formation de l'alliage, ainsi que cela a lieu dans l'alliage de l'or avec le cuivre ^. La pesanteur spécifique de l'argent, au titre de Paris, composé de 187 parties d'argent et de y parties de cuivre, suivant Brisson, était 10,0476-, elle devient 10,3765 lorsqu'il a été écrouï. La monnaie d'argent de France n'était pas, au-moins sous l'ancien gouvernement, à un titre aussi élevé. Elle se composait de 261 parties d'argent et de 27 parties de cuivre, ou d'une partie de cuivre allié à neuf parties deux tiers d'argent. Sa pesanteur spécifique, suivant Brisson, était 10,0476 et de 10,4077 après avoir été frappée; fargent monnoyé d'Autriche contient, suivant Wasserberg ~ de cuivre ^.

^ » Cavallo's Nat. Phil., II, 76. Le docteur Shaw Va fait de io,535 après écrouissage, ainsi qu'on le voit dans sa table. Shaw's BoyIe= II. 345.

2 J'ai trouvé que la pesanteur spécifique de notre nouvelle monnaie d'argent (1817} est io,3i2i. Le poids d'un schelling est de

^ VVasserberg, I, i55. On trouvera, dans la table qui suit, la composition des différentes monnaies d'Europe, d'après mes expériencei». Alliage Poids de l'argent,

pour cent. celui du cuiv-e étant i.

Anglaise. . ..... 7,5 12, 5

Hollandaise 8 11, 5

Française 9 10,1

Autrichienne 9,5 9,5

de Sardaigne 9,5 9,5

t:, -, I io>5 8,5

Portugaise 11 . 8

Danoise 12 7,3

Suisse.. 21 3,8

Russe 24 3,6

de Hambourg 5o i

DE l'argent. 5|j

La monnaie d'argent des anciens était presque pure. C'est ce (jui semble être aussi le cas pour la monnaie des Indes orieh'ales ; car une roupie que j'ai analysée ne contenait qu'un trente-deuxième de cuivre, proportion si faible qu'on ne peut guère supposer que son addition ait eu pour objet de former un alliage. Avec 453f5 (une livre avoir dupoise) d'argent au titre de la monnaie d'Angleterre, on frappe 62 schellin^s. ^^

XVII. L'alliage de l'argent et de l'étain est très-cassant e*. et très-dur. Il fut examiné par Kraft et par Muscbenbroeck • suivant eux, une partie d'étain et quatre parties d'argent forment un composé aussi dur que le bronze. L'addition d'une plus grande proportion d elain ramollit l'alliage. Il a l'apparence grenue et il s'oxide aisément. Suivant Gellert, ces métaux se contractent par leur union '.

XVIII. On forme aisément l'amalgame d'argent en proie- ^r^aig tant des morceaux d'argent rouge de feu dans du mercure cbauffé au point qu'il commence à fumer. 11 y a formation de cristaux dendritiques qui , suivant les académiciens de Dijon" contiennent huit parties de mercure et une partie d'argent!

Cet amalgame est blanc et sa consistance est toujours molle.' Sa pesanteur spécifique excède celle moyenne des deux métaux. Gellert a même remarqué qu'en jetant de cet alliage dans du mercure pur, il gagne le fond de ce liquide *. Lor^squ'il est convenablement chauffé, le mercure se volatilise et l'argent reste à l'état de pureté. Cet amalgame est quelquefois employé, comme celui d'or, pour recouvrir d'une couche mince d'argent la surface des métaux inférieurs.

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