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IV. Viodure de platine n'a pas été examiné

Nous ignorons quelle peut être l'action du fluor sur ce métal, qui ne se combine point avec l'azote, l'hydrogène, le carbone, le bore ou le silicium.

V. Le platine s'unit avec le phosphore en deux proportions. C'est M. Edmond Davy ^ qui nous a fait connaître ces deux combinaisons.

Prcto-phos- I. On peut obtenir le protopbosphure de platine en chauf- ^ ^^^' fant du phosphore et du platine dans un tube de verre vidé d'air.

' N'est ce pas le protoxicle de Berzelius ? » Phii. Mag.XL, 32.

Ces deux substances se combinent avec une vive igniiion accompagnée de flamme, à une température de beaucoup inférieure a la chaleur rouge. Le protopbosphure de platine est d'un gris bleuâtre. Lorsqu'il a éprouvé la fusion, il a moins d'éclat que Ife plomb. Il cristallise en cubes. Sa pesanteur spécifique , tandis qu'il est poreux, est 6. Il n'a ni odeur ni saveur : il u'est pas conducteur de l'électricité. Lorsqu'on le chauffe fortement sur du platine , il s'unit avec le métal qu'il perce de trous. Il est composé, d'après les expériences d'Edmond DavT, de

Platine 100

Phosphore 21,21

2. On forme le perpho-.phure de platine en chauffant Perphosphur.*. ensemble dans une cornue, sur le mercure, Xhydwchlorateûmmnniaco de platine avec environ les deux tiers de son poids de phosphore en petits morceaux. Il faut, lorsque i'expérience touche à sa fin , pousser la cornue au rouge obscur pour chasser tout ce qui est susceptible de se volatiliser. Le perphosphure de plaiine est d'un gris de fer avec un léger éclat métallique. Il tache les doi^its ou le papier -, mais cette tache a moins d'éclat que celle formée par le persulfure de platine. Sa pesanteur spécifique est 0,28. Il n'a ni odeur ni saveur, et il ne conduit pas l'électricité. On le met, en le chauffant, à l'état d'ignition ; et il diminue de volume sans changer de couleur. Il est composé, suivant Edmond Davy, de

Platine 100

Phosphore 42,85 '

Vî. Le platine se comhine avec le soufre en trois propor- Suifyrr tions; c'est M. Edmond Davy qui a fait les premières recherches sur ces composés*.

I. En chauffant dans un tube de verre, vidé d'air, vin mé Proto-suLfur*. lange à parties égales de soufre et de platine, et en poussant, vers la fin de ropération, jusqu'à une température approchant

' Les analyses de ces denx phosphures s'accordent très-bien ensemble ; mais elles ne correspondent pas avec les nombres que nous avons adoptés pour le poids d'un atome de phosphore et d'un atôfn* de pl,iîine.

» Phil, Mag. XL, 27, 019.

By2. COMBUSTIBLES SIMPLES.

de la clialeur ronge, pour chasser du mélange tout ce qui est volatil, on obtient une masse d'un gris bleuâtre foncé, qui est un protosulfure de platine. Son éclat est terreux ; mais frotté sur le papier, il y laisse une tache métallique. Il est rude au toucher ; il n'a ni odeur ni saveur. Sa pesanteur spécifique est 6,2 • il n'est pas conducteur de l'électricité. On le décompose en le chauffant avec de la limaille de zinc. Les parties constituantes de ce protosulfure sont , d'après les expériences de M. Edmond Davj^ , de

Platine 100

Soufre , . . 1 9,o4

Deufosuifure. 2. Lc dcutosulfurc dc platine est produit , lorsqu'aprés avoir précipité par le gaz acide hydro-sulfurique,le platine de sa dissolution, on chauffe le précipité en vaisseaux clos. C'est une poudre peu dense, sans saveur, d'un noir bleuâtre, tachant le papier et les doigts comme la plombagine. Il est formé de

Platine loo

Persaifiire. 3. On obticut le pcrsulfurc de platine en chauffant dans une cornue de verre sur le mercure, un mélange de trois parties d'hydrochlorate-ammoniaco de platine et de deux parties de soufre. Il faut chauffer par degrés le mélange jusqu'au rouge , et le maintenir pendant quelque temps à ce terme de chaleur , jusqu'à ce que tout ce qui est volatil se soit dissipé. Ce persulfure est d'un gris de fer foncé, approchant du noir. Lorsqu'il est en masse , il a un léger éclat métallique. Il est doux au toucher, et il tache le papier comme la plombagine. Sa pesanteur spécifique est 3,5. Il n'est pas conducteur de l'électricité. Il ne fond pas lors même qu'on le soumet à l'action d'une très -forte chaleur. Lorsqu'on le chauffe avec de la limaille de zinc, il y a combustion et formation de sulfure de ce dernier métal. Chauffé au rouge à l'air, le soufre est séparé , et il reste le platine pur. La composition de ce persulfure est, suivant M. Edmond Davy, de

Platine lOO

Soufre 38,8

* Phil. Mag. XL, 219.

La proportion du soufre, daus ces trois composés, est comme les nombres i, 13,2. Ainsi le premier devrait être formé de i atome dfe platine et de i atome soufre, le second de 2 atomes platine et 3 atomes soufre, et le troisième de i atome de platine et 2 atomes soufre; mais les nombres ne correspondent pas avec le poids d'un atome de platine, tel qu'il est déduit des expériences déjà faites à ce sujet. Il est donc probable que ce nombre est inexact. Nous ne nous hasarderons pas à déterminer le poids d'un atome de phosphore d'après ces expériences de M. Edmond Davy, parce que les nombres pour les sulfures et phosphures ne s'accordent pas entre eux.

VII. Scheffer, et après lui Lewis, examinèrent l'alliaee Alliages d'arsenic et de platine. L'addition d'oxide blanc d'arsenic facih'te la fusion du platine fortement chauffé ; mais le mélange n'est pas assez coulant pour être versé hors du creuset. L'alliage est gris et cassant. L'arsenic s'en sépare en plus grande partie par une forte chaleur, en laissant le platine à fétat d'une masse spongieuse \

Vin. Le platine s'unit au potassium et au sodium avec P'^ta«jum

. K ,, 1 T-î j ^ T > II' ^' sodium.

ignition , ainsi que rlumpnry Uavy s en est assure. L alliage est décomposé par l'action de l'air ou de l'eau.

IX. Les alliages que le platine peut former avec les bases métalliques des terres alcalines et pures ne sont point connus.

X. On trouve ordinairem.ent le platine allié avec le fer. Le ^^'^'^ docteur Lewis ne put réussir dans les essais qu'il fît pour

unir ces deux métaux par fusion, mais il parvint à en opérer la combinaison en fondant ensemble le platine brut et la fonte de fer, et aussi en fondant un mélange de platine brut et d'acier. L'alliage était excessivement dur, mais ayant cependant quelque ductilité lorsque le fer en formait environ les trois quarts. Sa pesanteur spécifique surpassait de beaucoup celle moyenne des deux métaux , le platine ayant détruit dans la fonte de fer la propriété qu'elle a de prendre de l'expansion lorsqu'elle devient solide. Cet allia^^e, au bout de dix ans, n'était que très-peu terni. Chauffé au rouge, il devenait cassant, et sa cassure présentait des grains noirs sans aucun éclat métallique "".

' Phil. Com., p. 5i5, » Ihùl 534 et 55 1 ,

5y4 COMBUSTIELES SIMPLES.

XL On ne coiinaît p s d'alliages du platine avec le ûickel, le cobalt, le manganèse ^Turane et le cériura. Zinc. XII. Le docteur Lewis trouva que le platine s'unit aux

fleurs du zinc réduit de sa mine , et augmente d'environ un tiers de son poids. Les deux métaux se fondent très-pronipîement, niénie lorsque la proportion du zinc n'excède pas le quart de celle du platine. L'alliage est d'un blanc bleuâtre , très-cassant et beaucoup plus dur que le zinc. H suffit d'un vingtième de platine pour détruire la malléabilité du zinc, et du quart du zinc pour rendre le platine cassant \

EJsmufh. Xin. Le bismuth et le platine se fondent et se combinent aisément lorsqu'on les soumet rapidement ensemble à une forte chaleur. Le docteur Lewis fondit ces métaux dans des proportions variées, depuis i partie jusqu'à 24 de bismuth, avec une partie de platine. Les alliages étaient tous cassans et à-j>eu-près aussi uious que le bismuth; et leur cassure avait une apparence fohée. L'alliage de platine et de bismuth prend à l'air une couleur pourpre , violette ou bleue. On peut à peine en séparer le bismuth par la chaleur *.

riomb. XIV. Le docteur Lewis fondit ensemble le platine brut et

le plomb en diverses proportions-, et comme une chaleur violente était nécessaire pour opérer cotte fusion, une partie du plomb était volatihsée. L'alliage était d'une texture fibreuse oufeui!letée,el prenait promptement une teinte pourpre à l'air. Il était très-dur et très-cassant lorsque les deux ruéiaux y entraient à parties égales, et ces qualités diminuaient en raison de ce que la proportion du platine y de venait moindre. Lorsque les alhages étaient fondus de nouveau, une portion du platine se séparait et se déposait ^. Ou a fait beaucoup d'expériences avec l'alliage du platine et du plomb, pour s'assurer s'il était possible de séparer le platine des autres métaux par coupellafion, et le purifier par ce moyen, comme on y réussit à l'égard de l'argent et de l'or ; mais à peine aucune de ces expériences a-t-elle eu du succès, parce que le platine exige , pour être rais à 1 état de fusion, une chaleur bien plus vioîenle que celle qu'il est facile de produire *.

' Pliil. Com. p. 520.

' ibirL p. roç), 5-r

'« ihui. p. r>,-i. '

i Jlr.U. l\ 5Gl.

XV. Nous voyons, par -les expériences de Lewis , que Etainl'étain et le platine entrent prompteiiient ensemble en fusion, que l'allia^ qu'ils forment est cassant et de couleur foncée, lorsque les deux métaux v entrent en proportions égales ; quil conserve ces qualités jusqu'à ce que la proportion du platine dans l'alliage ne soit plus que d'un neuvième. Audessous de cette proportion , la ductilité augmente , et la couleur s'éclaircit en raison de ce que la quantité du platine diminue. Lorsque cet alliage est gardé pendant quelque temps, sa surface se ternit par degrés et devient jaune , ce qui n'a pas aussi promptement lieu, si cette surface a été polie V

XVL On peut allier le platine avec le cuivre par fusion, cuivre. mais il faut un grand degré de chaleur. L'alliage tst ductile , dur, susceptible de prendre un beau poli, et de le conserver sans se ternir. On a employé avec avantage cet alliage pour les miroirs de télescopes. Le platine affaiblit sensiblement la couleur du cuivre; il la détruit même, si l'on n"a pas soin de ne le faire entrer dans l'alliage qu en très-petite ])rûportion. C'est au docteur Lewis que nous devons les expériences faites sur l'alliage du platine et du cuivre'. Strauss a proposé plus récemment un procédé pour mettre sur les vaisseaux de cuivre une couche de platine au-lieu de celle d'étain qui en forme létamage : ce procédé consiste à frotter un amalgame de platine sur le cuivre , et à l'exposer alors à une chaleur convenable^.

XVII. M. Cooper a formé un alliage de sept parties de cuivre etzîncplatine , seize parties de cuivre , et une partie de zinc , qui

se rapproche beaucoup, dans son apparence, de l'or pur. On fdit fondre d abord le platine et le cuivre , en prenant les précautions ordinaires de couvrir les métaux avec du charbon, en ajoutant un flux de borax. Lorsque le cuivre et le platine sont à l'état de fusion parfaite , on les retire du feu, on ajoute le zinc , et on remue le mélange. Cet alliage est très-ductile, il ne s'oxide point à l'air ; et l'acide nitrique ne peut le dissoudre que lorsqu'il est bouillant +.

XVIII. Lewis et Scheffer essayèrent d'amalgamer le pla- Mercure

' Phil. Corn. P. Dio.

» Ibid. p. 529.

' IVicholson's Journal. IX,3o3.

Journal of tbe Royal Institution. III, 119.

tine,ils ny réussirent l'un et 'l'autre qu'imparfaitement'^. Guyton Morveau parvint à former cet amalgame à l'aide de la chaleur. Il fixa un petit cylindre de platine' au fond d'uQ matras de verre, il y versa du mercure en quantité suffisante pour recouvrir le platine. Il fit ensuite chauffer le vaisseau sur un bain de sable , en y maintenant constamment le mercure à fétat d'ébullition. Ce métal se combina peu-à-peu avec le platine; le poids du cylindre fut doublé, et il était devenu cassant. En chauffant fortement cet amalgame , le mercure s'évaporait et abandonnait le platine , en partie oxidé. Il est à remarquer que le platine , malgré la supériorité de sa pesanteur spécifique, surnageait toujours le mercure; c'est cette circonstance qui obligea Guyton Morveau à le fixer au fond du vaisseau avec une baguette de verre ^.

Le moyen le plus simple et le plus facile à employer pour combiner enseaiblele platine et le mercure, est celui indiqué par Mussin-Pushkin. Il consiste à triturer avec le mercure la poudre fine qu'on obtient en précipitant le platine de sa dissolution dans facide liydrochloro-nitrique, par f hydrochlorate d'ammoniaque, et à exposer le mélange à une chaleur graduée. Il est nécessaire de triturer un peu pour déterminer la combinaison ; mais une fois qu'elle a commencé d'avoir lieu , elle s'opère rapidement. On ajoute alternativement de petites quantités de platine et de mercure , jusqu'à ce qu'on se soit procuré une portion convenable d'amalgame. On en sépare alors l'excès de mercure en le passant à travers une peau. L'amalgame ainsi obtenu est dune bel^e couleur d'argent, et ne se ternit point étant gardé. Il est mou d'abord, mais il acquiert peu-à-peu de la dureté. Il adhère facilement à la surface du verre qu'il convertit en miroir.

' Le-wis, Phil. Com. , p. 5o8.

' Ann. de Chim. XXV, 12. Cet effet est dû, sans-doute, à la grande force de cohésion des mole'cules du mercure enti-'elles. Si Ton met une grande masse de platine sur la surface du mercure , le plaiine tombe aussitôt au-dessous, à raison de son poids j mais une petite partie (un fil de platine, par exemple) surna£;e , pane que cette petite partie du métal n'est plus capable de vaincre la force de cohésion du mercure. Cependant si on le plonge au fond du vaisseau sous le mercure, il y reste à raison de son poids plus considérable. Si on applique alors la chaleur au fond du vaisseau , le fil revient à la surface du mercure , parce qu'il est soulevé par le mercure chaud auquel le platine a commencé d'adhérer. Ces faits semblent expliqi^er l'anomalie observée par Guyton-Morveau.

XIX. Lorsqu'on fait fondre ensemble, au moyen d'une très- Argtnt; forte chaleur , le platine tt l'argent, il eu résulte un mélange

qui n'ett pas aussi ductile que l'argent, mais plus dur et moins blanc. En tenantce mélange peucîan^ quelque temps en fusion, les deux métaux se séparent ; le platine gagne le fond du vaisseau à raison de son poids. Cette circonstance porterait à supposer que les deux métaux out très peu d affinité entre eux *, et en effet le docteur Lewis remarque que quand on met ensemble les deux métaux en fusion , il se produit une sorte de jaillissement, comme s'ils répugnaient a s'unir l'un à l'autre. Scheffer eut aussi lieu de reconnaître la difficulté qu'il y avait à unir ces deux métaux ^

XX. Le docteur Lewis parvint à unir l'or et le platine , or. en fondant ensemble ces deux métaux à l'aide d'une forte chaleur. 11 ne se servait que de platine brut; mais Vauquelin, ' Hatchett et Klaproth ont examiné depuis les propriétés de l'alliage du platine pu • et d'or ^. Pour produire cet alliage ,

il est nécessaire de fondre les métaux a une forte chaleur, autrement le platine n'est que dispersé à travers l'or. La couleur de l'or allié au platine est sensiblement altérée , l'alliage ayant l'apparence du métal de cloches , ou plutôt d'argent terni. Le docteur Lewis trouva que la proportion du platine n'étant que d'un sixième , l'alliage n'avait rien de la couleur de l'or; et lors même que cette proportion du platine dans l'alliage ne s'élevait pas au-delà d'un quarante-deuxième, la couleur de l'or était considérablement altérée L'alliage que forma M. Hatchett, d'environ onze parties d'or et d'une partie de platine , avait la couleur d'argent terni. Il était trèsductile et élastique. On voit, par les expériences de Klaproth, que si le platine excède la proportion d'un dix-septième de l'or , la couleur de l'aliiage est beaucoup plus pâle que celle de l'or ; mais si la quantité du platine est au-dessous de cette proportion du dix-septième, la couleur de for n'est pas sensiblement altérée , et sa ductilité est restée la même. Le platine peut être allié avec une proportion considérable d'or sans que sa couleur soit sensiblement altérée : ainsi un alliage d'une partie de platine avec quatre parties d'or, peut à peine

* LeTTJs's Philosoph. Comm. p. 5^2.

* Vaii([uelin , 3Ianuel de L'Essayeur, p. ^\l, Hatchett, sur les alliages d'Or. Phil. Trans. i8o3. Klaproth, Journ. de Chini. iV, 2<).

SyS COMBUSTIBLES SIMPLES.

se distinguer à l'apparence du platine pur. La couleur de l'or ne devient prédominanie que lorsqu'il constitue les huit neuvièmes de lalliage '.

Il résulte de ces faits , qu'on ne peut allier l'or avec le dixième de son poids de platine , sans que la fraude ne se découvre aisément par Taffaiblisseraent de la couleur -, et Vauquelin a fait voir que dans le cas où la proportion du platine n'excède pas cette quantité d'un dixième, il peut être complètement séparé de l'or en réduisant l'alliage par le laminoir en plaques minces , et en le mettant ainsi en digestion dans l'acide nitrique : le platine est enlevé par l'acide , et l'or reste. Mais si la proportion du platine excède un dixième , alors il ne peut plus être séparé complètement par ce moyen *.

SECTION III

Du Palladium,

Découverte. ï- Ce métal fut découvcrt en 1 8o3 , par le docteur Wollaston, qui fit circuler le premier exposé de ses propriétés, sans parler en aucune manière de celui qui en avait fait la découverte, et même, sans indiquer d'où provenait le métal. Il fut examiné par M. Chêne vix, qui chercha à reconnaître si c'était un composé de platine et de mercure; mais ses essais à ce sujet furent sans succès. Bientôt après , le docteur Wollaston annonça que c'était lui qui avait découvert le palladium , et qu'il l'avait obtenu du platine brut. Ce métal a été examiné depuis par Vauquelin^; et Berzelius a publié une suite d'fxpériences sur son oxide ^.

Comme Le doctcur Wollaston séparait le palladium du platine

brut , en opérant ainsi qu'il suit.

Ondissoutleplatine brut dans l'acide hydrochloro-nitrique, et dans cette dissolution , dont on a préalablement chassé l'excès d'acide , on verse par gouttes du cyanure de mer-

* Klaproth , Jnum. deCIiim. IV, 29.

« Manuel de TEssayeur. P. 48.

5 Aon. deChim. LXXXVIll, 167.

* Aunals of Pliilosophy. III , 354-

on l'obtient.

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