‹ Systeme de chimie. Traduit de l'anglais sur la 5. éd.Chapitre 57 sur 136 · Chlore. 4- ï'iuor · texte numérisé non relu

Chlore. 4- ï'iuor

L'action de ces quatre corps est d'une si grande importance en chimie, qu'il convient de les connaître d'abord ; il

en sera donc traité dans l'ordre ci-dessus, dans les quatre sections qui vont suivre.

Moyen

in ne procurer

l'oxigëne.

SECTION PREMIÈRE

De VOxigcne.

On peut obtenir l'oxigène par le procédé suivant :

On prend une bouteille de fer de la forme A, et de la contenance d'un deaii-litre, à laquelle puisse s'adapter , en l'usant convenablement à cet effet, un tube de fer recourbé B. Un canon de fusil , dont on a coupé la culasse , convient très-bien pour cet objet. Ou met dans cette bouteille une quantité quelconque d'oxide noir (peroxide de maganèse), en poudre % et on y ajuste le tube de fer de manière qu'il y joigne parfaitement. On la place alors dans un fourneau ordinaire, en l'y entourant de charbons allumés. L'extrémité du tube doit plonger sous la surface de l'eau , dont est rempli le vaisseau C, qui peut être de bois ou de ferblanc vernissé. Ce vaisseau est garni en dedans, et à 76 millimètres environ au-dessous de son bord supérieur, d'une tablette de bois placée le lons^ de deux de ses côtés, à 25 millimètres au-dessous de la surface de l'eau. Dans une partie de cette tablette est pratiquée une entaille qui reçoit l'extrémité du tube de fer. La chaleur du feu chasse la plus grande portion

* Cette substance, dont il sera parlé dans la suite, est bien connue nujourd'hni en Anjilelerre, comme étant ordinairement employée par les blanchisseurs et plusietirs autres manufacluriers , de qui on peut aisément se la procurer.

DE L'OXIGENE. 209

de l'air^que contient la bouteille; on peut l'apercevoir boiiiilonnant a travers l'eau du vaisseau C à 1 extrémilé du tube. Il s'établit dabord ua courant très-rapide de bulles d'air, qui cesse entièrement au bout de quelque temps. Cependant la bouteille s'échauffe par degrés. Lorsqu'elle est d'un rouge obscur, le courant de bullts d'air reparait et devient plus abondant à mesure que la chaleur augmente. C'est la l'indice du moment convenable pour placer sur la tablette ia cloche de verre D , ouverte par son extrémité inférieure et préala* blement remplie d'eau, de manière à couvrir exactement louverture de l'extrémité du tube de fer. Les bulles d'air s'élèvent à la partie supérieure de la cloche D, et en déplacent successivement toute l'eau ; alors la cloche D paraît vide, mais elle est remplie d'air. On peut la retirer de la manière suivante : on la déplace, en la faisant ghsser un peu sur la tablette, de dessus l'ouverture de l'extrémité du tube, et en plongeant alors dans l'eau, au-dessous d'elle, un vase plat quelconque, on la pose dessus et on l'enlève. Le vase doit être de forme à pouvoir retenir une certaine quantité d eau pour empêcher que Tair ne s'échappe de la cloche ( co^ezE). On peut remphr d'air une autre cloche de la même manière, et continuer ainsi jusqu'à ce que le manganèse cesse d'en fournir, ou qu'on en ait obtenu autant de cloches pleines qu'on se le proposait ^ Cette méthode pour obtenir l'air, et le tenir enfermé dans dès vaisseaux, fut inventée d'abord par le docteur Mayow, et perfectionnée depuis par le docteur Haies. Tous les airs obtt^^nus par ce procède ou tout autre quelconque , ou, pour parlée plus conven iblement, tons les airs qui diffèrent par leurs propriétés de l'air de ^atn)o^pllère, se distinguent de celui-ci par le nom de gaz. C'est celui sous lequel nous les désignerons désormais ^.

' On trouvera une description plus détaillc'e et |<liis exacte de cet appareil et autres semblables dans les Eltinens de Chimie de Lavoisicr ; dans le Traite de Prieslley, on airs; et surtout celle d'un appareil pneumatique par jNl. ^Vail5 et dans Beddues' considérations on ail s.

= Le mot i^az semble avoir éié employé pour la première fois en chimie par V'an-livlmont. Il s'en servit pour désigner toute substance quelconque qui se dc^^age des corps à IVtat de vapeur par Taction du calorique. Il divise les ^ac en cinq classes. ^Ve.M /•../, inquaî/i , scoLagaleuica hactenus di^ereniiani inter i^as Tentosum [quod Jncrè acr esL , id est vcnlus psr svdennii blas aominotiis ) , gas pin^uc ,

Antrr •thu.le.

On ppAil également obtenir le gaz oxigène de la manière suivante:

D représente une cuve de bois , dont la fosse ou cavité C , est d'environ 3oo niillimèUcs de profondeur. Celte cuve doit C'ire doublée de plomb ou de cuivre étauié. Ou la reuiplit d'eau jusqu'à 3o à ^o ni.Iliaiètres au-dessus d'uue tablette A B, dont elle est garnie dans son iutérieiu" , i, ijjj^g^.^ a yS miiliiiJttres environ ' au-dessous de ses bords supérieurs , et sur laquelle sont pratiquées unn ou plusieurs entailks. Dans le corps de la cuve, qu'on peut appeler fosse, sont des jarres ou cloches destinées à contenir le gaz; on les y emplit d'eau; on les retourne ensuite, et on les élève ainsi pleines pour les j)0ser sur la tablette A B. Les chimistes français ont donné îi cette cuve , inventée par le docteur Priestley, le nom d'ap- ■};areil pneumato-chiniiqne y ou simplemeiit pneumatique. Cet appareil est d'une grande utilité dans toutes les expériences relatives aux gaz. On met dans le vaisseau de verre E du peroxide de manganèse en poudre, et on verse dessus, en quantité suffisante pour en former une espèce de pâte, du liquide connu dans le commerce sous le nom Chiite de. l'itriol, et en chimie sous celui à'acide sulfurique. On intrciduit alors dans l'oritice du vaisseau le tube de verre recourbé F, en l'y ajustant de manière qu'il ne puisse s'échapper d'air que par ce tube. Ou y parvient, soit en usant le verre à léineri jusqu'à ce que la jonction soit parfaite, soit en garnissant la jomtnre avec un pende mastic de vitrier, qu'on recouvÉ-e avec des bandes de vessie ou de linge , trempées dans de la colle, ou dans un mélange de blancs dœufs

^as siccuvi, qiiod snblimntum diritiir ; i^ns fuliifinositm , sii^e endimicum, et f;as sii, entre , sii'e incnetrihife , qiindin corpus cngi non pott'sivisibile. ^'an liclniont, de. Flatibiis , ^. j. C'est "NTacqnrr qui a le premier iulroduïL ce mot dans le langage de la chimie moderne.

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