Le tellure est d'un blanc bleuâtre, tenant le milieu
entre la couleur du zinc et celle du plomb. Sa texture est Propriétés. lamelleuse comn)e celle de l'antimoine , et son éclat est considérable.
2. Sa dureté n'a pas été déterminée ; sa pesanteur spécifique est, suivaiJt Klaproth, de 6,11 5 ^.
3: Il est très-cassant, et peut être aisément réduit en poudre.
4. Il fond à une température un peu supérieure à celle nécessaire pour -la fusion du p!omb. En augmentant la chaleur, il bout , s'évapore, et s'attache en gouttes brillantes à la partie supérieure de la cornue dans laquelle on le chauffe. Il est donc , après le mercure et l'arsenic , le plus volatil des métaux. Lorsqu'il est refroidi lentement , il cristallise.
II. Le tellure ne se combine avec l'oxigène que dans une seule proportion, formant ainsi un composé qui a les propriétés acides. On devrait lui donner le nom ^acide tellurique : mais comme il paiticipe en même temps des propriétés alcalines, il convient mieux de lui conserver la dénomination ordinaire ^oxide de tellure.
Le tellure, chauffé au chalumeau sur un charbon, prend oxide. feu , et brûle avec une flamme d'un bleu vif, dont les bords sont verts; et il se volatilise complètement sous la forme d'une fumée blanche, eji répandant une odeur qui, suivant Klaprolh, approche de celle des raves ^.
Cette fumée blanche est V oxide de tellure y qu'on peut également obtenir en dissolvant le métal dans l'acide hydrochloro-nitrique, et en étendant la dissolution dune grande quantité d'eau. Il se précipite une poudre blanche qui est l'oxide. On peut aussi se le procurer en dissolvant le métal ilaijs l'acide nitrique, et en ajoutant pcu-à-peu de la potasse a cette dissolution, jusqu'à ce que l'oxide se précipite. Cet oxide se fond aisément, par la chaleur, en une masse de
' ]N"ichn!son's Journal. XXXVI, 129. MalUeureusement le Mémoire; de Berxelins a clé imprimt' avec si peu de soin , que dans plusieurs endroits , il est tout-à-i"ait inintelligible.
"^ r»lullcr la trouva de G,3fîj mais il est probable que l'e'chanlillon qu'il essaya n'éiail pas pur.
^ Gmelin ue reconnut pa> cette odeur.
couleur depaiile, d'une texture radiée. Lorsqu'on le chautTe clans le charbon, après l'avoir mis à l'état de pâte avec de l'huile, il se réduit si rapidement à l'état métallique qu'il se produit une sorte d'explosion. Lorsqu'on le chauffe sur uu morceau de charbon avec l'action dun soufflet, il devient jaune d'abord, puis orangé, et à la fin d'un beau rouge *. Après sa fusion, il ne change plus le papier de tournesol : mais il se combine avec les différentes bases, et forme avec elles des sels neutres. 11 se dissout aussi dans les acides, en formant également avec eux des sels neutres. D'après les expériences de Klaproth * , cet oxide est composé de
Métal 100
Oxigène. . . 20
Mais Berzelius trouve le poids de l'oxigène un peu plus considérable. L'oxide est composé, d'après ses expériences ^, de
Métal 100
Si l'on suppose que la quantité réelle d'oxigène qui s'unit avec 100 du métal, est 2 5, ou 4^ du poids du métal, et que cet oxide est un composé de i atome du métal -\- 1 atome d oxii;èrie: alors le poids d'un atôaie de tellure sera 4cfaiorure. \[\^ Lg tclIure brùle spontanément dans le chlore. Le chlurure de tellure formé est blanc et demi-transparent. Lorsqu'on le chauffe, il s'élève en vapeur et cristallise. L'eau le décompose, et en sépare une poudre blanche, qui consiste dans 1 oxide de tcHure uni à l'eau , ou dans un oxine hydraté , ainsi qu'on appelle de semblables composés. Suivant Davy , le chlorure de teilure est formé de
Tellure 2
Chlore 1,83
Ces nombres se rapprochent le plus près d'un aîôtne de tellure et d'un atome chlore; mais ils ne concordent pas tout-à-fait avec celte supposition *.
' 'Hc^zelius , !^,'ochnÎ5on's Journal. XXXVI, i3o.
' i}eilrr.;;e. HI, i \.
•* Aimais of Phiiosophy. III, 25o.
4 Davj', Eicmcats oi chcraical philosopby. P. 4*^.
Gaz hvdrogène