‹ Systeme de chimie. Traduit de l'anglais sur la 5. éd.Chapitre 99 sur 136 · PYRITES · texte numérisé non relu

PYRITES

1" En dodécaèdres.

2^ jEn cubes striés.

5* jEn cubes lisses.

4* ; Radiés

5*= ;Plus petits. , . .

IPARTIES CONSTITUANTES.

pESANTEtR!

spécifi-jue.

Fer. Soufre. Total

47,85 47,00 4,85i Uy,3o 4,698 {46, 4o 4,773 |45, 66

Terme moyen j 46,94

JOO

Compoiit'ott.

En supposant que le persulfure de fer est un composé de I atome de fer et de 2 atomes de soufre, alors il consistera dans

Fer 5,5 100

Soufre 4 11 4, 2

^ Or, le terme moyen des analyses de M. Hatchett est comme ci-dessus :

Fer 100

Soufre Il 3

* Journ. dePhys. LUI, 89.

Al L cm nos t s de

Ainsi la coïncidence entre les résultats de lexpérience eî delatliéoiie est encore plus grande que relativement au protosulfure de fer. Or, comme les déviatioîis, dans les deux cas, sont en sens opposé, le terme moyen de l'une et de l'autre se rapprocherait encore davantage de la vérité. Cela suffit pour convaincre que dans la sapposition de précision parfaite , les différences disparaîtraient entièrement.

Le protosulfnre de fer est non-seulement atîirable à l'aimant, il peut encore être lui-même converti en aimant par les métlicdcs usuelles-, mais le persulfure n'obéit point à l'aimant et il n'est pas susceptible des vertus magnétiques *.

On a depuis long-temps reconnu que le fer pur n'est pas susceptible de conserver les propriétés d'un aimant, mais que f"- Tncier, une fois magnétisé, continue constamment de Têtre. Or l'acier , comme nous le verrons incessamment, est mie combinaison de fer et de carbone. Lorsque la proportion du carbone uni au fer est augmentée jusqu'à un certain point, comme dans la plombagine, le fer perd la propriété d'être attirable à l'aimant.

L'addition d'une certaine porîion de soufre , rend également le fer capable de devenir un aimant permanent. La proportion du soufre peut s'élever jusqu'aux o,4<5 sans que cette propriété cesse d'exister; mais quand elle est des 0,53 la vertu magnétique est complètement détruite. Le fer uni au phosphore peut aussi être rendu constamment magnétique, mais on ne s'est pas assuré si cette vertu disparaît avec l'augmentation de la proportion dit phosphore. Et d'une Aiusi il paraît que le fer p'u* n'est pas susceptible de ma-

p'î'opSr'irca b"^^'5'^^ permanent : que par son union avec une portion d'.m c..n-bu4i- (lo carbone, il forme un composé plus ou moins frasile, so-

ble simple. , , , , d • i i i i i • i i !>• S ' .

lubie danslaClue hydrocnlorique, et capable d imprégnation magnétique; que saturé de carbone, il devient cassant, insoluble dans l'acide hydroclilorique et dépourvu de toute propriété magnétique. .

Le fer uni a une jx)rtion de soufre forme un composé cassant, soliil)le dans l'acide hydrochlorique, et pouvant avoir la faculté magnétique. Lorsque le fer est saturé de soufre, le

♦ Hatcbctt. Phil. Trans. 1804.

composé est cassant, insoluble dans lacide hyckochlorique et destitué de toute propriélé maguétique.

Le fer uni au phosphore est cassant, et jouit à un haut deijré, de la propriété magnétique cpiil perdrait entièrement, selou toutes les probabilités, par saturarion.

C est par ses expériences sur les pyrites magnétiques, que M. Hatchett fut conduit à la connaissance de ces faits qui sont de la plus grande importance. « Je ne doute point, dit ce savant, en pariant généralement des carbures, sulfures, etphosphures de fer, quon ne parvienne, par des recherches exactes, i» déterminer la proportion de combinaison capable de constituer, dans chacun de ces trois corps, le maximum de pouvoir magnétique. Lorsque ce maximum sera bien connu, il conviendrait de comparer le pouvoir magnétique relatif de l'acier (employé seul jusqu'à présent pour former des aimants artiticiels) avec ceux des sulfure et phosphure de fer, en les exammant d'abord chacun dans la forme d'une seule masse, ou barreau de poids égal, et ensuite dans fétat d'aimants composés, formés couuue les grands fers à cheval m-gnétiqaes, par rarrau^emenî pariicuher d'un nombre égal de barreaux de la même substance, maintenus dans un ch;^ssis de cuivre ».

« M faudrait alors essayer les etfets de ces aimants, comparativement à d'autres composés de barreaux des trois différentes substances, variés en nombre et daîis le mode d'arrangement; et enfm il serait intéressant de faire une série d'expériences sur les composés chimiques, formés par l'union, en différentes proportions, de carbone, de soufre et de phosphore, avec une seule et même masse de fer. Ces composés quadruples, que, suivantla nomeuclature chimique moderne, on pourrait appeler carhnro-sulphurn-phosphuTes, o\\ phosphuro-suîfiiro-carbiires f etc. ,defi:r, n étant pas encore connus, quanta leurs propriétés chimiques, on pourrait, en les exauiiuant aussi sous le rapport de leurs facultés magnétiques, obtenir quelques résultats intéressans. Enfin, un champ vaste semble s'ouvrir à des recherches plus étendues qui, peut être, ajouteraient des faits impijrtans à fliistoire du magnétisme: cette branche de la science , qui n'a pris que peu d'accroissement depuis quelques années, et qui au milieu des progrès rapides des connaissances humaines, reste encore ensevelie dans une grande obscurité u.

avec 1 arsenic, i .

44 i COMfirSTÎBLES SIMPLES.

Aiiîage XI. On peut allier le fer et l'arsenic par fusion. L'ai-

Ijage est blanc, cassant, et susceptible de cristalliser. On le trouve dans la nature. 11 est connu des minéralogistes sous le nom de mispickel. Le fer peut se combiner avec l'arsenic dans une proportion qui excède son poids ^

XIL JNous ne connaissons pas les combinaisons du fer et du tellure. Le fer s'unit au potassium et au sodium \ mais ses alliages avec ces métaux n'ont pas été examinés particulièrement. Ou ignore si le fer peut se combiner avec les terres alcalines et les terres pures.

Il ne serait pas facile, actuellement, de déterminer l'ordre des affinités des combustibles simples pour l'oxigène. Le fer a la propriété d'enlever, à l'aide de la chaleur, l'oxigène au potassium et au sodium. Mais le potassium et le sodium peuvent également réduire les oxides de fer à fétat métallique. Le fer t;eut aussi, à une chaleur rouge, décomposer l'eau rapidement et en séparer le gaz hvdrogène-, d'où il semblerait résulter que le fer a pour l'oxigène une affinité plus forte que le gaz hydrogène. Mais, d'un autre côté, lorsqu'on chauffe l'oxide de fer environné de gaz hydrogène, cet oxide est proraptement rendu à son état métallique, taudis qu'il se forme de l'eau en abondance. Ainsi les affinités des différentes bases pour foxigène, semblent être alternativement prépondérantes. Ou pourrait eu donner aisément plusieurs autres exemples. Ces exemples nous prouvent suffisamment que nos opinions actuelles, relativement aux affinités, ne sont rien moins qu'exactes. L'ordre des alfinités des soutiens simples de combustion pour le fer, peut être étabh ainsi qu'il suit ;

Fer, Chlore.

Oxigèae*.

Iode.

' Rerç;maTi. II , 281.

^ Il pariiît , d'après des expériences de Davy , que le peroxide de l'cr relienl plus opiniâtrement l'oxigène que le protoxide^ car l'oxide vonge n'était pas ciccomposé par le chlore, tandis que l'oiide noir l'était. Phil. Traos. 1811, p. 26.

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