‹ Système de graphologie; l'art de connaître les hommes d'apres leur écritureChapitre 8 sur 97 · DESCRIPTION DIS FORHIS DIVERSES DES TRAITS DE L'ECRITURE · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DIS FORHIS DIVERSES DES TRAITS DE L'ECRITURE

Lavaler, on le sait, avait accordé a récriture une importance égale à celle de la physionomie pour rendre les facultés intellectuelles et morales (4). Toutefois, les essais de portraits graphologiques que nous avons de lui sont excessivement médiocres , et ses éditeurs avouent que « c'est une carrière où Lavater n'a pas fait les premiers pas et qui exigerait à elle seule un observateur très-habile (2). » Il y a cependant de lui un passage où il semble être sur la voie de la découverte ; mais ce ne fut qu'une lueur ; .et il ne put parvenir à formuler aucune loi de la Graphologie. Yoici ce passage :

a Résumons Je distingue clans l'écriture la substance et le corps des lettres, leur forme et ^eur arrondissement, leur hauteur et leur largeur, leur position, leur liaison, Tintervalle qui les sépare, l'intervalle qui est entre les lignes, si celles-ci sont droites ou de travers, la netteté de l'écriture, sa légèreté ou sa pesanteur : si tout cela se trouve dans une parfaite harmonie, il n'est nullement dillicile de découvrir quelque chose d'assez précis du caractère fondamental de l'écrivain [3). »

Ce passage nous dit bien nettement l'homme qui en.

(i) « Le système que Lavater avait fondé sur un examen sufiB* saroment approfondi des différents caractères d'écriture ne lui paraissait pas moins rigoureusement démontré que celui qui avait pour base les traits de la figure. » (Jouy, Les Hermite^ en («herté.)

(2) Œuvres de Lavater, 1806. Réflexions des éditeurs, etc., I, page 433.

(3) Œuvres de Lavater, III, page 72.

treyoit, mais qui n'a* pas le génie de pénétrer plus loin. Maintenant que les lois graphologiques existent^ donnons Tanalyse des formes de traits sur lesquelles ces lois reposent pour reproduire, la personnalité intellectuelle et morale.

Le point est Télément graphique primordial, c'est la plus simple expression du trait, c'est le fragment indivisible de la ligne.

Tout mouvement de plume unissant plusieurs points» soit sur un plan rectiligue, soit sur une courbe, est une ligne. La ligne est donc une succession de points liés ensemble. On peut faire toute une écriture très-compliquée, très-belle, avec des sections de ligne droite. .

L'écriture assyrienne, dite cunéiforme, parce qu'elle se compose d'un trait en forme de coin, dont la lecture était restée un mystère jusqu'à ces derniers temps, n'est qu'une réunion de traits aigus juxta^posés selon diverses combinaisons.

Le phénicien, le samaritain, l'hébreu carré se composent d'éléments plus compliqués. Ces écritures admettent des lignes droites et des courbes.

Le grée des belles inscriptions monumentales n'a que des lignes droites, excepté pour trois lettres : Vomicrany le thêta et le rho.

La courbe domine dans ]e grec cursif .

L'arabe koufique et l'arabe cursif ont des lignes droites et des courbes, mais la courbe y domine.

Le pâli est presque exclusivement composé de courbes.

Le latin, aujourd'hui adopté dans l'écriture par les races occidentales, a des droites et des courbes. Mais dans les écritures cursives, c'est la courbe qui est dominante.

1. nu POINT. — Le point, étudié dans sa forme est : 1* Léger^ quand il est à peine indiqué par un faible coup de la plume; 2» Accentué, très-nettement marqué par un coup dur ferme, pesant de la plume; 3<> Pâteux, quand la plume s'est non-seulement fortement appuyée, mais a formé comme une petite tache d'encre extravasée et irrégulière; 4» Allongé, quand au lieu d'être réellement un point, il prend la forme d'un long accent.

SYSTEME DE GRAPHOLOaiE

Etudié dans sa position, le point est : 4* Dans sa situation normale, immédiatement sur la lettre, à une distance régulière ; 2° Très loin de la lettre, quand, au lieu d'être sur la lettre à laquelle il appartient, il va cinq ou six lettres plus loin pointer au hasard une autre lettre qui n'a pas besoin de point.

Etudié dans son absence : 1* il manque sur les t; 2* il manque à la fin de sa phrase.

Etudié dans sa répétition : un grand nombre de points terminent une phrase.

Toutes ces formes diverses du point ont leu^ signification en graphologie.

II. DE LA* LIGI7E. — Considérée dans son épaisseur, la ligne est : !• Filiforme, 2^ Epaisse, 3® Gladiolée, A9 Massuée, 5« Renflée,

a D'une ténuité extrême dans toute sa longueur,

b Très fortement appuyée.

c Epaisse d'abord et unissant en pointe imperceptible.

d En pointe d'abord et unissant «épaisse et carrée.

e Ayant son contre épais et sea deux extrémités plus ou moins filU-

formes. '

Considérée dans sa forme, toute ligne est droite ou itovith^: droite quand elle suit un plan rectiligne,soit vertical, soit horizontal ; rourôf?, quand elle suit un plan circulaire quelconque.il y a des formes de courbes à Tinfini. 11 n'y a qu'une droite. C'est le plus court chemin d'ua point à un autre point .

Considérée dans sa direction, elle est : !• horizontale^ 2« ascendante, 3<> dépendante.

Considérée dans sa contexture, elle est: {• rigide, quaad

STflTÉME DE GRAFHOJ.0GIE ; 69

elle est trrcée avec la plume aussi nettement qu'à Taîde d'une règle; 2» molle , quand elle a un petit tremblottement qui, vu à la loupe, ou considéré avec attention, présente de petites courbes.

La ligne courbe (I) varie depuis celle qui ne semble qu'un angle aigu émoussé , juqu'à celle qui se confonde presque avec la ligne droite.

Il y a des écritures nationales dont la courbe est la génératrice dominante : Tltalien, TEspaj^nol, le Géorgien. , L'angle est la réunion de deux droites. On en counait les diverses formes. Il est droit^ quand il se forme d'une horizontale et d'une verticale (c).

n est aigu quand son écartement est moindre que celui

de l'angle droit [d). H ^ \Jy

U est obtus, quand son écartement est plus^ grand qua celui de l'angle droit (e).

Il y a des écritures nationales dont l'aniîfle est l'élément

Î générateur dominant : l'écriture anglaise. Elle affectionne 'angle.

La courbe et l'angle sont les deux mouvements de plume qui constituent l'essence d'uue écriture. L'étude de la fonction qu'ils remplissent dans chaque écriture nationale ou personnelle est la plus grande partie de l'art gnraphologique, U faut donc accoutumer son regard à bien saisir, sur toute écriture, les mouvements anguleux et curvilignes. Cela s'acquiert très-rapidement.

Il y a des mains auxquelles la ligne rigide et l'angle répugnent tellement qu'elles font perpétuellement, eu forme de lignes courbes^ les lettres qui demandent des

(1) Un peintre célèbre se fît connaître par une seule ligne, un seul trait» « le trait essentiel de la grâce, » s livant Horgartht la ligne ondoyante, que Ton doit regarder comme un des éléments de tout ce qui plaît, de tout ce qui est beau dans la production de la nature et des arts. (R^flax, sur les caractères physionomiques tirées de la forme des écritures. — Un des éditeurs de Uvater, 1806, tome lll.)

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lignes droites. Ainsi elles écrivent Cg^TZT^ pour

Nous allons voir^ dans nos éludés de physiologie graphique, la raison de ces préférences qui ne peuvent être affaire de hasard, mais bien dcdirectîon imprimée à la main par le cerveau.

m. DES LETTRES. — ^ Les lettres sont les éléments des mots. ,

Il faut étudier : !• \&iv position : Majuscules, minuscules et finales. Majuscules, elles commencent les mots des alinéas, les noms propres, et les lignes des vers; minuscules, elles forment le corps des mois; finales^ elles sont ou courtes, arrêtées brusquement, comme si la plume voulait retenir de Tencre (a), ou en forme cariée et rude, absolument comme des massues, {b) ou allongées, tantôt en ligne droite finissant par une pointe filiforme (c), tantôt en ligne asceuflante gracieusement recourbée {d), tantôt en ligne ascendante terminée rudement et brusquement par une massue, ce qui donne iaimassue ascendante (e), tantôt en ligna ascendante formant un crochet rentrant (/), tantôt en ligne descendante recourbée formant un harpon (y).

yol^

Chacune de ces formes a une signification depremiëre valeur.

2° Leur corps : si elles sont ténues, c'est-à-dire toutes

composées de traits fins^ sans épaisseur ni renflement; si elles sont épaisses^àans toute leur étendue, épaisses dans la partie haute de la lettre, ou seulement épaisses dans la partie basse, ou renflées, c'est-à-dire ayant dans leur milieu une partie gonflée, épaisse et ventrue.

3° Leur largeur : s'il y a proportion entre les deux ou trois hampes qui composent la lettre, comme TA, le H, le M, le N majuscule^, comme le m, le w. Vu minuscules. S'il y a tassement, compression de ces hampes et comme étiolement de la lettre, par ex. :

ou s'il y a écartement excessif, comme

4» Leur hauteur : si elles sont de très-grande hauteur, comme une espèce d'écriture en demi-gros, écriture qui fut tant affectionnée du monde distingué du xvi* et du XYii* siècle, par ex, :

jTZ^/t^krùà' ••■•

Lv ■•

WX h'

t>n si elles sont petites.

ou si elles sont lillipu tiennes.

si cette hauteur varie d^me lettre à l'autre dans les mots, inégalité qui est un signe très-important en graphologie, comme

5« Leur espacement: si elles ont un espace harmonique, gracieux à Tœil, comme Tespacement régulier des lettres typographiques, ou si elles sont tasséesles unes contre les autres comme dans cette écriture, (voyez cliché 15), ou démésw ément distantes les unes des autres.

SYSTÈME DE aHÀPHOLOaiE 73

6* Leur mouvement : i* renversées en arrière de droite à gauche, ce qui fait toujours une écriture artificielle ; — 2» verticalesy gardant la ligne perpendiculaire régulière; — 3* un peu inclinées; — 4<> beaucoup inclinées; — 5* Excessivement inclinées,

7» Leur forme, — i« Régulière, conforme aux règles de récriture et aux modèles sur lesquels on à appris à les tracer; 2» IrréguliërCy quand aucune n'est obiservée; 3° BisarrCy quand il y a des formes étranges, insolites^ et comme faites à pUisir, quoique produites par ime volonté non raisonnée et d'instinct; i*» Extravagante y poussant la bizarrerie jusqu'à l'excès. Feu le duc de Brunswich avait une écriture de ce genre ; 5' Harmonique, aux proportions admirablement conservées, quoique les lettres ne soient pas typographique; 6« Sohre^ n'ayant absolument que le développement rigoureusement nécessaire pour que la lettre soit lisible et ne se confonde pas avec les anives;!'* Disgracieuse, quand l'œil est blessé du manque d'harmonie et de proportion des parties de la lettre; 8' Négligée, quand la plume semble prendre plaisir à en former mal les traits; 9® Hardie, quand les coups de plume sont vigoureusement tracés; 10» Tremblotiante, quand les traits montrent une succession de petits angles oti de petites courbes; H* Anguleuse, quand les parties qui, selon les règles, doivent être courbes, sont formés par des angles plus ou moins aigus. Ex.: l'écriture de beaucoup d'anglais; l'a» Curviligne, quand les traits verticaux, au lieu de suivre la ligne droite, forment des courbes; alors, par exemple, les / minuscules ressemblent à des c allongés. 8^ Leur liaison* i'* Juxta-posées, quand les lettïes sont tracés isolément sans que l'une soit liée à l'autre, quoique^ dans le même mot (A). Liées, quand les lettres se tiennent toutes dans le même mot (B), même quelquefois se lient d'un mot à un autre. Ex.: la signature de Bossuet. En partie liées et en partie juxta-posées, quand le même mot, certaines lettres sont liées, et d'autres non liées (C).

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C (Tk ^ eoiL t xi (unb

IV. DES MOTS. — Les mots sont un groupe de lettres. Ib sont : 1* Tassés quand ils se touchent presque tous, avec un très-petit intervalle. Exemple 15, page 70, 2* Espacés, quand ils sont bien séparés. Exemple.

ao

S^ ai

^ tf/O eu ^U£4^-^

3* Horizontaux, quand ils suivent une ligne à égale distance du haut du papier; 4*' Ascendants, quand chacun d'ejux au lieu de suivre Thoriatontalité, à la direction ascendante; 5« Z)^5c^nr^an^jr, quand ils tendent chacun à baisser à partir de la ligue dans la(}uelle ils sont écrits ; 6® Serpentins, quand le mot, en s'écrivant, ne suit pas la ligne droite, mais une ligne onduleuse ; Ex. le mot absolument, dans l'exemple n* ^0; 7» D'égale hauteur, quand toutes les lettres ne sont pas plus hautes les unes que les autres; 8« Grossissants, quand, depuis la. première lettre jusqu'à la dernière, les lettres augmentent en hauteur. Exemple :

9* GladiùléSy quand la première lettre à une certaine hauteur et que toutes les autres vont en diminuant jusqu'à la dernière. Exemple.

10<* Inégaux, quand c'est un mélange! de lettres hautes et basses(Ek.) M. Thiers.

V. DE LA LIGNE DES MOTS. — Lcs mots qul se suiveut d'un côté à Tautre d^ine page forment une ligne.

Cette ligne est : !• Ri aide y si elle est sur un plan rigoureusement rectiligne. il y a des écritures si rectilignes, quoiqu'elles soient écrites sans transparent, ni sur papier réglé, que j'ai pu les comparer à la tige de fer inflexible; 2« Serpentine ou ondulevse, quand elle forme une série de petites courbes. Quelquefois l'ondulation de l'écriture est à larges courbes : 3*» Convexe. Il n'est pas rare que l'on écrive d'abord en descendant^un peu, ensuite en remontant, et, par contre, en montant d*abord et en descendant ensuite, i^ Ascendantey quand elle part du bas pour monter ensuite; 5* Descendante y quand elle part de haut pour finir plus bas; 6* Margée, ayant une marge plus ou moins grande; 7» Non margéey occupant rigoureusement tout le

Sapier; 8^ Serrée^ extrêmement rapprochée des autres gnes, ce qu'on appelle compacte en typographie; 9° Interlignée , ayant beaucoup de blanc entre elle et la ligne suivante; iO^ Enchevêtrée j quand les lettres de la ligne

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supérieure vont se mêler aux lettres de la ligne inférieure, et quelquefois même les dépassent.

VI. DES ALINÉAS. — Les alinéas ont pour but de séparer des groupes de phrases. Ils sont ou très-rares ; — il y a des personnes qui écrivent sans alinéas, qui avouent même qu'elles ont horreur dé l'alinéa ; — ou fréquents, lorsque, presque à toutes les phrases, l'on va à la ligne; » *— ou réguliers^ quand ils sont conformes aux règles du style.

VII. DES BARRES. — Les barrcs : i« coupent les t minuscules, alors elles sont ou droites, — ou ascendantes y — ou du haut en bas, — ou courbes, faisant une eouibe ascendante ; 2« Soulignent les mots pour attirer l'attention ; 3° Dans les manuscrits, terminent des diapitres ; 4« Sur les adresses des lettres, indiquent la ville où est le bureau de poste ; S** Dans les manuscrits appelés copies destinées à l'impression, les barres disent les mots qui doivent être imprimés en italique. Quand il y a deux ou trois barres, c'est le signe que le mot doit être en majuscules.

Les barres sont une ligne droite. Mais II y a des personnes qui sur les adresses et au-dessous des titres aans les manuscrits font des lignes onduleuses, composées d'une série de courbes.

VIII. DES TRAITS. — Le trait est une petite barre d'un usage fréquent dans l'écriture e? bien significatif en graphologie:

On l'emploie : !• entre des membres de phrase, pour leur donner plus de clarté; ^^ à la fin des lignes, quand il y a un blanc insufiisant j)our le mot qu'on veut écrire et qu'on porte à la ligne suivante ; 3^ à la fin des alil néas. Il est quelquefois petit, sec et dur ; d'autrefois is'allonge vivement.

IX. DES CROCHETS. — Toute courbc rentrante forme un crochet, une boucle plus ou moins fermée. Les crochets sont d'une grande importance en graphologie. Ils sont : !• à la fin des lettres (a); 2*» à leur commencement (a); 3<* tout petits comme dans l'exemple (a). D'autrefois , 4<> ils ont une très-grande étendue (b); 5« Leur

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courbe est hardie^ nette, parfaitement arrondie ; 6<» ou bien limitante y composée de segments ; 7^ ou anguleuse y composée d'un angle plus ou moins marqué.

Le crochet est : 8® simple, quand il n'a qu'uûe courbe ; 9« double, s'il se replie sur lui-même (c); 10<> il est composé d'une courbe et d'une droite [d).

X * DES FLORiTUDÈs . — On a appelé fioritures les diyers crochets que font certaines lettres, soit en dehors de la ligne, soit dans lé centre des lettres ellesrmêmes.

C'est surtout la lettre minuscule d qui affectionne particulièrement la fioriture (a). La même lettre, quand elle est majuscule, a aussi la fioriture (6), et au dedans [c) les lettres finales prennent aussi la fioriture (dje^f). Les formes de la fioriture varient avec le caprice de ceux qui tiennent la plume.

<^(^^ cA^ uM<3 ^W^

La multiplicité des fioritures est significative.

L'absence rigoureuse des fioritures est aussi très-significative.

xi. DES HARPONS OU CROCS. — Lcs harpous sont de tout petits crochets qui terminent des traits, des barres de lettres. Ces harpons sont pu courbes (a) ou aigus (bc).

Xn. DES MASSUES. — La massue est un trait terminé par une épaisseur que fait la plume en s'appuyant fortement et en s'arrètant tout à coup. La massue se trouve

9TSTÈUE SE &IIAPB0IXX11E

aux barres des t minuscules, à la fin des lettres, à la fin de.s traits répandus dans l'écriture.

L'intensité de la massue, sa multiplicité dans une écriture doivent être remarquées.

Xin. DBS POiSTS b'exclaitation. — U faut étudier ; 1 Leur grandeur ; s'ils sont très-allongés (a); 2» Leur épaisseur : s'ils commencent par un trait en massue [b); DU s'ils sont très-légers , prssque filiformes, avec un tout petit point (c); 3« Leur multiplicité {d); 4« Leur absence.

XIV. DES POINTS B'raTERBOOATioM. — |n fftut étudier : lo Leur grandeur (a); 2» Leur complication {*), ou leur simplicité (c);

^ c ij

30 Leur absence, quand ils manquent au bout de la. phrase qui les exige ; 4" Leur point très-épais ou à peine indiqué ; 5* Quelquefois leur forme insolite et bizarre.

SYSTÈME DE (ÎRAl^HOLOGIE 79

XV. DES PARAPHES. — Lcs paraphes sont des traits simples ou complexes, fgrmés de lignes droites ou courbes qui accompagnent les signatures.

C'est un des signes de la graphologie qui a le plus d'importance. Chaque paraphe a sa signification particulière, et dit nettement la personnalité.

Il y a à étudier : \o L'absence de paraphe. Elle donne la signature simple, c'est-à-dire le nom mis seul, sans un point, sans une virgule, sans un prolongement de la finale. C'est très-remarquable comme signe graphologique : Ex.: Jehanne (Jeanne d'Arc)', — Bayard, •— Marie (Marie-Stuart), — L'Arioste, — François 1^', — Henri I V, — Corneille, — Fénelon, — Louis XVI, — Marie-Antoinette,

— Gœthe, — Chateaubriand, — Cornélius, — Victor Hugo, — Berryer, — Mazzini.

2o Le paraphe en point : Un simple point placé à la fin de la signature. Ex.: Calvin, — Louis XVIII, — lord ByroQ, — Pie IX, — Darboy, — Marat, — Babeuf, •— Azaïs, — Cousin.

30 Le paraphe en virgule. Ex.: Le maréchal de Saxe,

— Beaumarchais.

4<> Le paraphe en trait du procureur : Lamennais (quelquefois), — le général Cambronne, — M"** de Swetchine.

5» Le paraphe en trait horizontal : simple trait phis ou moins allongé, mais droit, sous la signature. Ex.: Montesquieu, — Diderot, — Falloux, — Alphonse Karr.

6» Le paraphe en colimaçon. — Il entoure le nom tout entier dans un cercle plus ou moins arrondi. Ex.: Hippolyte Flandrin. — Mirés, — Désaugier, — Odry, — Prim.

11 y a une variété curieuse signalée par Balzac dans un de ses romans, celle qui est en demi colimaçon. Son personnage, appelé Gobesec, avait un demi-cercle entourant sa signature et présentant la gueule entr'ouverte d'un gros poisson qui avale les petits. C'est un peu celui de Gay-Lussac et de Scribe. ^

7* Le paraphe en glaive : C'est un trait descendant, rapide, aigu, droit comme un stylet ou légèrement inclmé. Ex.: Jules Sandeau, — Rachel, — Lacenaire, — Victor Séjour. — Lecourtier, ancien évècpie de Montpel-

80 STSTÎME DE &RAFHOLOai£

lier, — Pascal Grousset, — Ponson du Terrail, — , M""» Victor Hugo, — Buloz.

S'* Le paraphe en yatagan : trait descendant, rapide, aigu, mais recourbé. Ex.: Girardin, — Gàmbetta, — Rochefort, — l'impératrice Eugénie, — Jules Simon, — Delescluze, — Paal de Cassagnac-

9° Le paraphe arachnéide (en toUe d'araignée) : C'est une complication de lignes courbes, enchevêtrées. Ce paraphe prend des formes variables à l'infini. Ex.: Letellier, — Mazarin, — ï)'Alembert, — Louis-Philippe, — Marie-Amélie, — la reine Elisabeth, — Cuvier, — le cardinal Mathieu, — Vidocq, — Troppman, — Proudhon, — Juarez, — Déjazet.

10<» Le paraphe en massue: Trait descendant terminé :|^^ ' en massue (un trait large brusquement arrêté). Ex.: Ba-

|:r zaine, — Jules Favre, — Edmond About, — Renan, —

|r^ Ferré, — Félix Piat, — François-Victor Hugo.

11** Le paraphe fulgurant: Trait descendant en zigzag, imitant le sillonnement brisé de lai foudre sur un, nuage. Ex.: Fouquier-Tinville, — CoUot-d'Herbois, — Barbey d'Aurevilly, — Cham, — Cavaignac, — Gustave Flaubert, — Edknond Adam.

12o Le paraphe en lasso : Le lasso (les Américains i écrivent laço) est une grande lanière ou corde que les

chasseurs de taureaux portent avec eux, et qu'ils jettent habilement au cou des bêtes qu'ils poursuivent. Ce paraphe en lasso est un trait qui se place sous la signature et revient sur lui-même avec un ou deux repKs. Ex.: Buonaparte (alors capitaine), — Talleyrand, — Brougham, — Sibour, — le duc de Brunswick, — la duchesse de Berry, — Quizot, — le prince Napoléon (Jérôme), — Langrand-Dumonceau, — Louis Blanc. ' /r 13* Le paraphe en harpon: Trait horizontal sous ré-

criture, oui se termine par un petit croc. Ex.: Louis XIV (quelauefois), — Mole, — Jules Janin, — le comte de Chambofd, — l'abbé Deguerry, — Pierre Bonaparte, — Montalembert. Le harpon se trouve quelquefois au bout des signatures en lasso.

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