I. Indes occidentales
En 1821 et 1822, le Parlement a porté des lois importantes à la prospérité du commerce général que les colonies des Indes occidentales sont appelées à faire , soit avec les Etats-Unis , soit avec l’Europe non britannique.
L’ancien système colonial européen trans-
formait en monopole le commerce de chaque etablissement avec sa mère patrie. On a compris, en Angleterre , qu’un semblable monopole et de ventes et d’achats, était à la fois défavorable à la métropole et aux colonies j qu’il contrariait l’accroissement naturel de ces établissements, et retardait ou plutôt détruisait en entier les progrès de leur richesse, de leur population , et surtout de cet esprit commercial , si nécessaire .pour que des colonies lointaines abondent én riches consommateurs des productions de la mèi*e patrie. Quanta la, mère patrie elle- même, on a pareillement reconnu l’erreur d’un semblable système, qui lui faisait préférer un étroit monopie, aux spéculations étendues d’un commerce sans entraves, et qui lui donnait un béné- £ce exorbitant sur le petit nombre d’affaires d’un négoce rétréci; au lieu d!ungain faible, il est Trai , sur chaque échange, mais rendu bien plus productif par l’innombrable quantité de transactions qui naissent d’une concurrence libre et générale. Ces nouvelles connaissances ne Sont pas restées infructueuses. "
Toutes les colonies asiatiques de la Grande- Bretagne ont été, par degrés, affranchies du système restrictif. Le Parlement s’est prévalu de toutes .les occasions favorables, pour délivrer
(l’un pareil monopole, le commerce de l’An-* gleterre.
Par l’acte de i 8 o 5 , lé système des ports libres fut agrandi et consolidé. Des ports farenÉ ouverts dans presque toutes les îles, pour recevoir en approvisionnement les objets produits dans les colonies étrangères.* En 1806, ce système fut étendu davantage encore. Par un Oi-dretiu Conseil, lesnavireaaméricarns obtinrent la permission de portOT, dans quelques-uns de ces ports j toutes les productions essentielles des États-Unis^ et d’exporter en retour les- produits des Indes occidentales. Cette déviation de l’ancien système de monopole, fut immédiatement confirmée par divers actes parlementaires:
A la mémo époque, une loi nouvelle permit aux colonies d’envoyer directement leurs pfoduits en Europe , dans tous les ports situés au sud du cap Finistère. Un acte postérieur étendit' ce privilège à Malte et à Gibraltar : deux portS dônt on -voulut feire des dépôts généraux pour le ebinmerce de la Méditerranée, et des magasins pour fournir de produits coloniaux le coütiJîent européen. .
Mais ces diverses lois renfermaient encore une restriction qui rendait illusoire, en grande par-
tie, le bienfait des libertés qu’elles donnaient au commerce. Les citoyens des Etats-Unis ne pouvaient prendre de sucre et de rhum, dans les colonies américaines de l’Angleterre, qu’aùx îles Bermudes ou qu’à Babama; ils ne pouvaient pas acheter ces produits sur le lieu meme de la production. Un détour qui nécessitait deux opérations au lieu d’une , élevait les prix de vente , au double détriment des colons anglais et des négociants des Etats-Unis. Aussi les Américains préféraient-ils s’approvisionner en produits co-, loniaux, à Cuba, à Saint-Domingue, et'aux Caraccas. . • ' .
Un obstacle du même genre était élevé par la condition que les produits des colonies anglaises dussent être déposés, soit à Malte, soit à Gibraltar, avant d’être vendus à l’Europe non britannique.
Dans la session de 1822 on a fait cesser cet état de choses , grâces à la persévérance du Bureau du commerce, qui eut à vaincre pour celades préjugés longuem^ït et fortement enracinés dans l’esprit des commerçants , et même^ des hommes d’Etat.
Par une première loi , le système des ports libres est étendu presque à toutes les îles des
Indes occidentales. Les marchands américains peuvent emporter les produits coloniaux de ces îles , sur leurs propres navires j Ce qu’ils ne pouvaient pas faire auparavant.
Par une seconde loi, les colonies britanniques peuvent apporter directement leurs produits dans toutes les parties de l’Europe, au sud du cap Finistère, sans avoir besoin de les entreposer, ni à Malte ni à Gibraltar.
L’historien du Ministère attribue au Bureau, du commerce l’honneur d’avoir fait porter, ces belles lois'. Sans doute ce conseil , plein d’expérience et de lumières , a beaucoup fait pour dissiper les préjugés des marchands anglais. Mais d’une part , l’extrême détresse des planteurs britanniques, dans les Antilles j de l’autre, la ferme résolution du gouvernement des Etats-Unis, d’obtenir de -l’Angleterre un commerce libre avec ses colonies, ou de les réduire Zayàminey en leur refusant des produits indispensables, soit pour la nourriture des nègres, soit poM la culture des pd^ntations ; ces deux causes , disje , doivent être mises au rang des plus efficaces,' Elles ont fait parler le langage de la nécessité , le seul devant lequel se taisent le préjugé , l’ignorance et les aveugles cupidités.
ÏI. Adminislration intérieure âes colonies dii nord de V Amérique.
L’innovation principale apportée à cette Adïtiinistration, s’est faite dans les- deux Cati&dàs. La loi rendue à' ce sujet avait deux objets en’ vue; i“ de réduire les dépenses du ^ouveenement^ civil ; 2* d’assurer l’exécution des lois en rendant plus simple et plus méthodique la' marche des affaires publiques. Il faiât conserver ici les propres expressions du Ministère britannique. “ ■
En s’efforçant d’atteindre ces deux objets, les' ministres de S; M. n’ont jamais oublié l'es obligations de l’humanité, et les principes d’un gouvernement libre. En réduisant les dépenses de’ FAdmiiristration,ilsônt récompensé les services, comme ils doivent* l’etrC par une liâtibn grande et généreuse. En considérant ce qu’ils doivent' au public, ils n’ont pas oublié ce qu’ils doivent^ aux individus. En ‘cherchant’ l’économie; ils se sont rappelé non-seulement la justice, mais la saine prudence qu’on trouve à favoriser,' à ^ nourrir l’esprit public, dans le service national.* Dégrader ce service, quant à sa récompense, en* le ravalant au-dessous d’un service analogue
ilans le commérce et dans la vie privée , c’est en effet dégrader à leurs propres yeux les s^iteurs <le l’Etat; c’est étouffer le germe des senti*ments honorables , et , par une conséquence infaillible, c’est assurer au public la pire espèce de services : celle où les employés n’ont rien qui les retienne par les principes de leur conduite et par la sécurité de leur sort, quand la tentation la plus puissante les assiège de toutes parts.
Le gouvernement britannique n’a point introduit le jury dans les Canadas. 11 paraît qu’it a craint de ne pas trouver, en nombre suffisant, des propriétaires capables d’être jurés. Ce qu’il a laissé des anciennes lois françaises, ce sont les' justices seigneuriales, qui s’appellent encore le seigneuriage. Les anciens habitants du Canada, dit-on, semblent invinciblement attachés à ce monument de leur origine.
N’existerail-il pas une raison secrète, et que le Ministère anglais' se garde d’avouer ? Si nous sommes bien informés sur l’esprit du gouvernement britannique aux Canadas, ce gouvernement y favorise ou du moins y tolère tous les préjugés qui peuvent éloigtier des idées de la civilisation moderne, les ignares habitants
;<le cette colonie. Serait-ce qu’en laissant aibrutîe la raison de ce peuple, l’Angleterre ait voulu faire, 4les préjugés et de l’ignorance, un rempart contre l’attrait naturel qui devrait porter les Canadiens 'à jouir du bonheur et de l’indépendance de l’Union américaine?...
' III. Indes orientales.
Des dikussions d’une extrême importance se sont élevées, en Angleterre, pour savoir s’il fallait donner au commerce une entière liberié , dans cette vaste partie de l’empire britannique. Le Ministère avoue franchement que cette liberté rendrait le commerce plus productif et plus étendu ; mais il est arrêté par des difficultés qui lui semblent insurmontables: c’est le respect pour les droits acquis de la Compagnie des Indes, et la difficulté de lui donner des indemnités suffisantes et justes, pour la cession de ses domaines et de ses privilèges. Les ministres se sont contentés de diriger leurs mesures, autant que possible, vers le progrès du commerce britannique et vers la restriction du monopole de la Compagnie. Lorsqu’en i8i3 on renouvela là charte des privilèges de cette grande association, le gouvernement ne lui laissa de com-
merce exclusif que celui du thé : trafic d’une extrême importance et qui demamle une saijesse, une expérience consommées, pour .être fait avec succès, chez un peuple défiant, Susceptible et fi-ipon, comme le peuple chinob.
Mais la Compagnie dut permettre au commerce général de l’Angleterre, l’approvisionnement des Grandes-Indes en produits européens. . Peut-être, dit l’historien du Ministère, les annales du monde ne présentent pas d’exemple aussi frappant du bénéfice d’un libre intercours.' Néanmoins ce bénéfice aurait été beaucoup plus grand dès l’origine, si l’esprit entreprenant des marchands britanniques ne leur avait pas fait.,^ d’abord, remplir outre mesure les marchés, de l’Inde avec les produits qu’ils avaient enfin la liberté d’y porter. Peu à peu ce commerce a pns son niveau naturel. Il s’élève chaque an-' née à quelque nouveau degré de prospérité. Un périt nombre de faits suffiront pour justifier cette* assertion.
En 1 8 15, l’Angleterre fournissait à l’Inde, d’après l’ancien système de commerce, c’est-àdire, par le moyen de la Compagnie , uné quantité de cotons manufacturés évaluée, en livres à
En 1821 , avec la liberté du conri- " ■ merce, celte fourni tore fut de. . . . 85 o, 8 â<
En 1822, elle fut de i,i 20 , 32 Ôi
Ainsi, dans le court espace de sept années, la liberté du commerce a fait décupler la valeur totale des ventes. Elle a fait bien plus que décujder la quantité des marcbandises vendues, si l’on consulte la diminution des prix , résultat nécessaire de toute libre concurrence-
Cotons imprimés , exportés de la Qrande- Bretagne dans l’Inde. ( En yards de 3 pieds an-
glais. ) .
Eu 181 5 (ancien syst. commercial). 6o4, 800 yards.
i8ai (libre concurrence) 7,6o2,a45
; i8aa.... 9,979,866
Cotons unis , exportés de la Grande-Bretagne dans Vinde.
Eu i8i5 (ancien système) 2i3,4o8 yards.
1821 (libre concurrence) 6,724,0.?!
Malgré l’obstacle que semblent présenter, au débit des lainages, la chaleur du climat de l’Indostan, et les habitudes que ce climat a fait naître, on remarque cependant une améliora-
( loi ) ■ •
tion Irès sensible dans la vente de ce genre de jiroduits.
f^aleur des lainages exportés de la Grande- Bretagne dans l’Inde.
En i8i5 (ancien système) i,o84,434 1. st.
1821 (libre concurrence)...... 1,368,467
Draps en laine.
En i8i5 ( ancien système) 434,68g l.st.
1822 (libre eoncurrehee)
Ainsi le commerce de l’indo qui, dès la (>liie haute antiquité , et durant un si grand nombre de siècles , s’était fait avec, l’or des Occidentaux, échangé contre les'produitÿ précieux du sol et de l’industrie des Orientaux , ce commerce depuis peu d’années a pris une face toute nouvelle. C’est l’Occident qui surpasse l’Orient en industrie ; qui prend à quatre mille lieues de distance, le coton, la laine et la soie; les apporte en Angleterre , les met en œuvre avec le secours des machines; et fabrique avec tant d’économie, malgré le haut prix de la main d’œuvre , qu’en repoiiant à quatre mille lieues les memes matières , transformées eu produits
d’une beauté parfaite , ils se vendent sur les marchés de l’Inde à plus bas prix que les produits du même genre exécutés sur les lieux , par des ouvriers qui ne gagnent que ce qu’il faut à la vie la plus frugale , sous le climat où l’bomme a le moins de besoins. Telle est la puissance de l’industrie britannique.
L’administration , justement persuadée de l’importance d’un commerce libre avec les Gi*andes-Indes, a fait tous ses efforts pour aplanir les obstacles qui pouvaient en retarder la marche. Une mesure spéciale obligeait les marchands libres à ne trafiquer dans les mers de l’Inde qu’avec des navires au-dessus de 35o tonneaux. Les gi'ands .ports de l’Angleterre réclamèrent viveiçent contre cette mesure. Le Mi»
nistère alors tenta d’obtenir de la Compagnie qu’elle abandonnât cette clause de son privilège. 11 offrait des indemnités, mais elles contrariaient les vue^et les intérêts de quelques-uns des commerçants ou des fabricants mêmes qui réclamaient la liberté du commerce. L’administration ne put parvenir à concilier ces difficultés.
Nous allons citer textuellement les 'faits, et les réflexions justes et profondes que le Ministère présente sur la liberté du commerce colonial
Le sucre f ' ce froment des Tropiques y celle production capitale d’une si grande partie des domaines britanniques, est consommé avec une telle abondance , qu’il ne le cède en importance , dans l’Europe même , qu’à la consommation des plantes céréales.
Ein 1821, avant la réduction du droit sur la drècbe , le revenu brut de ce droit était de 4 t millions sterÜngs ; tandis que les recettes brutes de la douane, sur les sucres seulement, sont de 5 milUons sterlings.
Ainsi donc, en Angleterre, le seul impôt sur le sucre produit ime somme presqi^e ' égale à tout l’impôt territorial de la France. • :
On peut juger par là de quelle importance est,' pour la Grande-Bretagne, la valeur d’iin obje^ de consommation 'qui contribue à tel point au revenu public et au commerce de l’Empire* :
11 est impossible de ne pas appbqi^gr, au moins en idée, les principes d’un commerce libre et ceux de la culture sans restriction d’une substance si précieuse ; et de ne pas en tirer la conséquence évidente que le produit et la consommation s’en accroîtraient également par l’efFet d’une telle liberté. 11 est vrai cependant que les conseils humains doivent être pris , raoin»
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surde& raisons abstraites et générales, que sur l’état positif des choses, au moment et dans les lieux pour lesquels il s’agit de tirer une conclusion spéciale. Il n’y aurait aucune difficulté sur le sujet qui nous occupe, s’il s’agissait d’établir une nouvelle branche d’industrie et de commerce. Mais l’ancien ordre des choses, les privilèges , les monopoles , les restrictions ont donné aux capitaux et à l’industrie , une marche particulière ; de grands frais ont été faits , des établissements considérables ■ formés , de granda • intérêts consolidés. Ce n’est qu’avec une extrême circonspection qu’on peut’ porter une atteinte, même indirecte et graduelle, à de ^mblahles intérêts. Ainsi , la question n’est pas de savoir ce qu’il y a de meilleur à pratiquer , absolument parlant; mais ce îju’il y a de mieux et de possible, en prenant toutes les circonstan-t oes déconsidération. En un mot, nous devons regarder au prix dont il faudra payer la réforme, non moins qu’au bien qu’elle devra produire.
I Quand nous pouvons, par voie d’arbitrage, indemniser les parties souffrantes par un sacri- . fice convenable, nous le faisons. Quand l’état des choses , quand la ténacité des parties intéressées ne peimettent pas un tel arrangement, nous
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devons attendre que des volontés récalcitrantes diminuent, par l’effet du temps et des institutions , et par le progrès naturel de l’état social. Tels sont les principes d’après lesquels les tqipistres se sont conduits , et se conduiront dans toutes les questions de cette nature.
On ne peut s’empêcher d’admirer à la fols l’étendue et la sagesse de ces vues. Combien cette modérabon , qui tient à tant de raisons de justice et d’humajiité , et de respect pour les droits acquis , droits qui sont le fondement des . prospérités sociales, combien ces raresqualités des hommes d’Etat ne sont-elles pas préférables au zèle inconsidéré de ces fougueux réformateurs, qui voudraient briser sans égards et sans réserve, tpus les éléments d’un ancien ordre de choses, pour travailler sur des décombres, et bâtir avec <jes débris !
Avant de terminer ce qui regarde le commerce colonial , l’historien de l’Administration pré- ^nte diverses raisons pour justifier le Ministère britannique, sur deun chefs d’accusation.
I*. D’avoir permis aux citoyens des Etats- Unis , de faire un commerce direct et libre avec les Indes orientales, long-temps avant que ce commerce fût permis à d’autres sujets britanni-
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ques , qu’aux agents de la compagnie des Indes.’ 2*. De ne pas permettre à tous les Anglais,’ d’acheter les thés de la Chine j tandis que les Américains en ont la faculté.
Le commerce que font les Américains avec l’Inde biitannique est avantageux à l’Inde et a l’Angleterre. Les progrès de la culture dans l’Inde augmentent, en proportion, les demandes des Indiens sur le marché britannique ; ’et les marchands anglais en retirent un bénéfice.
Tandis que l’Inde n’était qu’une fiictorerié fermée, sa consommation n’était que celle d’une * factorerie. Elle commetice à consommer beauconp, parce qu’elle est approvisionnée à meilleur marché j grâce aux effets de la concurrence, et’ parce que la production est encouragée chez elle, grâce aux demandes du commerce extérieur.
Quant au commerce de l’Amérique avec la Chine, voici ce qu’il est en réalité. D’après les comptes officiels du gouvernement de l’Union le commerce de rAmérlque avec la Chine né surpasse pas une valeur de ( 3 , 111,951 dollars ) ou 700,200 liv. st.
Or la totalité des Impor»
tâtions de la Chine en Angleterre s’ëlè\e à 3,600,000 '
Dt * ; - : by Googli
C’est- à-dire qu’elles surpassent le quintuple des importations américaines.
Si des 700,200 liv. sterl. qui représentent les achats de ce dernier commerce , on ôte la consommation probable des habitants des Etats- Unis, on voit combien faible doit être la vqh leur de ce qui reste, pour transporter en Europe. Ainsi la concurrence de l’Amérique avec l’Angleterre, relativement au commerce des thés, est nulle sur le continent européen.
Les deux états suivants font, connaître la va* leur comparative du commerce de l’Angleterre et des Etats-Unis avec les différentes nations. Tous les deux sont tirés des documents officiels foumb par les gouvernements respectifs des deux contrées.
Tableau comparatif des Exportations britan~ niques et américaines., aux principaux Ports et Places de V Europe, pour Vannée 1821.
Exportations britan* Exponatiou ameri''
niques. caines.
fserraanie 9,8f)4, 108 !. st. 479,822!. sL
Russie 3,668,383 >91,501
jsucde. . . . 125,586 48,865
( io8 ) .
* E(porlalioD« briun- Ezportationi amciiniques. eainet.
Report 13,688,077 1. 8t 720,1881,8t.
Dancmarck*. 3o8,575 118,873
Hollande 2,047,612 83i,igG
France 1,162,756 1, 468, 926
Espagne 666,912 149,222
Portugal.* ....... . 1,824,904 33,253
• Italie 3,767,621" 247,425
Turquie et Levant. 961,746 i48,523
Mâlte 528,432 ^oy. Italie.
Gibraltar 1,765,962 330,692
Totaim 26,722,597 4,047,797
Tableau comparatif des Exportations britanniques et américaines .^aux principaux Ports et Places de V univers, Europe exceptée ,
pour Vannée 1821.
, Exportations britan- Exportations améii—
niques, prodbils caines , produits
nationaux et t4ran- nationaux et ètraa-
Indes orientales et
Chine 3,272,817 1. st. 1 ,795,822 1. st,
Nouvelle-Hollànde. 118,086 16,066
Cap de Bonne-Espérance 256,464 3,367
Beport
Exportations britanniques ,'prodnili nationaux et étrangers.
Exportations atnéricainet, protluiu nationaux et étrangers.. •
1,814,7351. St.-
Autres parties de l’Afrique
Colonies britanniques dans l’Amérique du nord.
Indes occidentales britanniques.. . .
lutles occidentales
étrangères......
3,5s6,oo4
Brésil
Colonies espagnoles
et autres , sur le '
continent d’A-
mérique
TotAL
5,425,5oo
Ces deux états ne comprennent pas lé commerce entre la Grande-Bretajjne et les Etats- Unis. En outre, dans la première table , le commerce extérieur de la Grande-Bretagne est pris sans compter le commerce avec l’Irlande.'
Si l’on examine la secondé table, on sera frappé du grand accroissement du commerce dé transport effectué par les Américains. L’appro-
( IIO )
viMonnement de Saint-Domingue, de Cuba, des ïndesr occidentales hollandaises, suédoises, espagnoles, est tombé maintenant presqu’eh to- IdKlé dans' Jesf mains des navigateurs de l’Union américaine.
IndubitàblemMit, dit l’historiéh du Ministère , britannique, la mer est ouverte aux deux nations,- 11 n-y a nulle disposition de la part de 1 Angleterre a s’approprier ce grand chemin de 1 univers High way af ihe world >). Mais , dans un commerce de transport, ainsi libre à touteàleS njitibns, c’éstîe dévoir dè la Grandé- Breta^é d^employer tous ses efforts pour y participer. Si les lois publiées dans la dernière session du Parfement, ne sont-pas contrariées dansdeurê^effets , par une jalousie déraisonnable, elles atteindront ce but. Mais rien ne peut contribuer plus directement à notre participation dans ce commerce, que le bill admirable présenté - au iParlement par le vice-président du Bureau i de îcommerce. Agrandir le système de transit et d’entrepôt, ouvrir les ports de la Grande-Bretagne , et les rendre le dépôts \ emporium, le marché des produits étrangers de toute espèce; donner de la sorte à nps négociants le moyen de prendre les chargements
les mieux assortis , et d’employer les armateurs britanniques pour transporter les produits étrangers, des ports de la mère patrie, chez toutes les autres nations ; ces moyens doivent étendre beaucoup la navigation et le commerce général de l’Angleterre. Ils doivent en particulier donner à cette puissance une part abondante dans le commerce des Indes occidentales étrangères, que possède aujourd’hui , presque en entier, la marine marchande des Etats-Unis.
11 me semble qu’au simple aperçu de ces faits et de ces observations, de ces vues et de ces mesures , nous devons entrevoir une foule d’améliorations possibles, pour le bi^-étre et pour la richesse de nos propres colonies ; ainsi que pour la restauration dp notre commerce 'ex té-
A # J ' 1 • > ' • • . ; .# ‘.iif
rieur , si languissant çncore mdgré sept années de la paix la plus profqndê,! enivré la Frapce et les autres nations. Mais il. faut, pour cela, que le œmmerce;de la France ne soit pas .privé de ce bienfait inestimable de la paix. Jamais un tel bienfait ne fut plus nécessaire à notre indm^e^^ surtout pour, la concurrence que nous .soutenons avec tant de peine, à. l’extérieur, contre ,les Américains et surtout contre les Anglais.