‹ Système de l'Université de France, ou, Plan d'une éducation nationaleChapitre 5 sur 25 · III. L'Instruction publique doit tendre à s'améliorer · texte numérisé non relu

III. L'Instruction publique doit tendre à s'améliorer

sans cesse.

1^. Le droit de faire et de modîGer ses règlement intérieurs pour là. discipline et pour Tes études, à mesure que des abus ou des lacunes se découvrent;

a^. L'inspection habituelle des recteurs sur chaque académie, et l'inspection imprévue et momentanée des inspecteurs-générau!C sur toutes le$ 1 académies ; '

3^. Les comptes annuels rendus au grand-maltre

et.au eoBseil par les inspecteurs et les recteurs,

et enfin le compte général de la situation du

' oorp9 enseignant > présenté au Gouvernement

lui^i^ême; . •

Tels* sont les moyens d'une prospérité toujours t:roi«sante ; et, on peut le dire, ces moyens sont presque infaillibles sous un Roi assez éclairé pour vouloir tout le bien qu'il peut faire, assez puissant pour faire tout le bien qu'il veut.

.MAiNTBNÀHT quo tout Ic système est ' déve-

PRÉIiTMlNAIRE. X7

loppé^ ne' pârattrait - il pas superflu, disons plutôt soandaleux^'de mettre en question sHl appartient au Gouvernement de constituer ainsi l'instruction publique , s'il est bien le maître de confier à un corps , dont il surveillera perpétuellement Taction et dirigera l'influence , le soin de faire observer cette même constitution , en assurant l'existence et la prospérité des diverses écoles, et en maintenant chacune d'elles dans ses attributions comme dan:ts ses limites?

Niera-t-^on l'importance des résultats ^ ou contes* tera-t«on le droit du Souverain 7

Prétendra*t-on , par un abus grossier des textes les plus saints 9 que le clergé , seul chargé de l'enseiguemeoc public et doctoral de la religion , doive également être chargé seul de renseignement des sciences et des lettres, dans un temps surtout où il succombe sous son propre fardeau ^ et se plaint avec tant de raison de ce que le sanctuaire est abandonné ?

A-t-OD oublié tout ce qu'ont prescrit de sage et d'utile pour l'éducation publique les Charlemagne, les François I". , les Henri IV? ou leurs bienfaits envers la )euuesse de leur royaume n'étaient -ils que des usurpations et des sacrilèges?

Tous les législateurs de l'antiquité élaient-ils dans Terreur, lorsqu'ils regardaient l'éducation pUblique comme le moyen le plus propre à perpétuer leurs in^itutions civiles et politiques ,< et qu'ils veillaient avec tant, de soin à ce que les maîtres de la jeu^ nesse ne ihsseist jamais enopposition avec la morale publique et les lois de bi patrie?: . . . . i

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