XV) DISCOURS
On doit le dire » ce fut une grande et taluiûrè pensée de faire du corps ebargë de rinstrudion pa« blique une haute magisiratui?e civile, tome*puis« saute pour agir dans la sens du Gouveroement qui Ta créée et qui la soutieni, ioipuiasante et ratae pouf agir dans uu sens contraire*
On doit le dire encore, cette idée d'un corps unique et dépendant du Prince , réalisée il y a huit ana par rinstitutîoo de rUoiveraite de France , élan trop éminemment politique pour éire ai moderne. Elle appartient à des temps plus* reculé», et Tautoriié de la raison s'accroit ici de Tautoribé des opinions et des exemples.
C'est ainsi que le clergé lui-^mémé, en 1S79 , d^ mandait au Roi que « les Univerûtéa duf royaume K étant aœurs, ka ^arireii,. édita ^ lettres-patentes c et arrêts octroyés^ k l'une , s'étendissent également « à toutes, mêmemenc lea lettres«>pateotes sur les fr privilèges de l'Université de Paris 9 iilipriniées dans « le corps des ordonnances, pour être lois générales « dansi .toutes les Universités* ^. Tous professeurs et « lecteurs de toutes lettres et sciences,, tant divines « que profanes, diaait*U encore ^ ne pourront lire, « sinon qu'en lieu puUic, et étant sujets attreeSeur, « eut lois^ statuts et coutumes deifUoiverbités ou ils « Uroutk' »
£ii')>&i4) il vouWt encore qiie les Jésuites' ne fessent de nouveau chargés d'instruire la jeunesse, qu'il condition qu'ila se soumettraient ans fois de ces mêmea Université* t tant le principe d'unité en mar
PB.ÉMMINAIRE. xvij
tîére d'éducatîob a toujours para essentiel et f^udamental! et Ton sait qu'à Toulouse , les Domioicaios étaient assujétis aux réglemens et statuts de rUuiversiié.
En 1789, on voit de même le clergé demander « qu^aucune maison d'éducation ne puisse être éta- If blie que conformément aux lois du rojaume^ a et dans la juste dépendance prescrite par ces <c lois ».
Les magistrats ont tenu le tnéjne langage, et en 1763, lun d'eux , gémissant sur la funeste méprise qui avait , pendant trop long-temps y livré les Fran* cais à des instituteurs livrés eux-mêmes à un maître étranger, déclarait hautement; a qu'il revendiquait « pour la natioD une éducation qui ne dépendît que ce de l'Etat , parce qu'elle lui appartient esseniielletf ment, parce que toute nation a un droit inaliéce nable et imprescriptible d'instruire ses membres, (,c parce qu'enfin les enfans de l'Etat doivent être ce élevés par des membres de l'Etat».
Enfin, à une époque plus rapprochée de nous, alors que la France, fatiguée de tant de gouvernemens monstrueux , qui n'avaient de commun que l'a* narchie et le désordre, tendait de toutes parts à l'unité, et s'efforçait de la rappeler dans toutes les institutions , le mêm^e vœu d'un corps enseignant et d'un chef unique, essentiellement dépendant de l'autorité civile, fut de nouveau manifesté. On en trouve l'expression formelle dans le Recueil des délibéra* tions des conseils généraux des dcpartemens^ publié
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DISCUURS FRÉIilMINAlRE.
en 1801 et 1803, au chapitre de l'Instruction pu^ blique{ky
Le Prince éclaire qui trouve enfin établi ce que ses plus dignes ancêtres ont vainement projeté, aimera mieux «ans doute perfectionner que détruire. Certain de recueillir dès- aujourd'hui et d'assurer pour toujours les fruits de cette grande institution , il ne voudra pas en priver, ni la société qui la réclame , ni le trône lui-même , dont elle doit êlre tout à la fois et Fouvrage et l'appui.
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