XVI PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION
tions qui sont déjà, du moins sous leur forme élémentaire, familières à l’entendement humain dans quelqu une ou quelque autre de ses applications.
Dans la partie de l'ouvrage qui traite du Raisonnement, l’auteur n'a pas jugé nécessaire d'entrer dans des détails techniques qu'on trouve exposés sous une forme si parfaite dans les traités de logique scolaire. On verra qu'il ne partage nullement le mépris de quelques philosophes modernes pour l'art syllogistique, bien que la théorie scientifique usuelle sur laquelle on appuie sa défense lui paraisse erronée ; et ses vues sur la nature “et sur les fonctions du syllogisme fourniront peut-être un moyen de concilier les principes de cet art avec ce qu'il y a de fondé dans les doctrines et les objections des opposants.
On ne pouvait pas être aussi sobre de détails dans le Premier Livre qui traite des Noms et des Propositions, parce que beaucoup de principes et de distinctions utiles consacrés dans l’ancienne logique ont été graduellement exclus des ouvrages des maîtres qui l’enseignent ; et il a paru désirable de les rappeler, et en même temps de réformer et rationaliser leurs bases philosophiques. Les premiers chapitres de ce Livre préliminaire pourront donc sembler à quelques lecteurs par trop élémentaires et scolastiques. Mais ceux qui savent de quelle obscurité est souvent enveloppée la théorie de la connaissance et des procédés par lesquels on l’acquiert par l’idée confuse qu'on se fait de la signification des différentes classes de Mots et d’Assertions, ne considèreront ces discussions ni