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mentaux de sa foi religieuse, sont établies au même titre de croyance familière et traditionnelle.
Le raisonnement en Cercle, cependant, est un degré plus fort du sophisme. Il ne se réduit pas à admettre passivement une prémisse sans se souvenir comment elle doit être prouvée; il implique le fait de vouloir prouver deux propositions l'une par l'autre. 11 est rare qu'on y ait recours, du moins en termes exprès, dans ses propres spéculations; il est surtout commis par ceux qui, vivement pressés par un adversaire, sont forcés de donner les raisons d'une opinion dont ils n'avaient pas, en la mettant en avant, suffisamment examiné les fondements. L'archevêque Whately en donne cet exemple : « Des mécaniciens veulent prouver (ce qu'ils devraient présenter comme une hypothèse probable (1 ), mais douteuse) que chaque molécule de la matière gravite également. Pourquoi? Parce que les corps qui contiennent plus de molécules gravitent plus fortement, c'est-à-dire sont plus pesants. Mais (dira-t-on) ceux qui sont plus pesants ne sont-ils pas toujours plus volumineux? Non, ils contiennent plus de molécules, mais plus condensées. — Comment savezvous cela? — Parce qu'ils sont plus pesants. — Et comment cela le prouve-t-il ? — Parce que toutes les particules de matière gravitant également, la masse qui est spécifiquement la plus pesante doit en contenir le plus dans le même espace.» Je crois que le raisonneur sophistique, spéculant en luimême, n'irait pas probablement au delà du premier pas du raisonnement. 11 acquiescerait tout d'abord à la première assertion : « les corps qui contiennent plus de particules sont plus pesants ». C'est quand on la conteste et qu'on le somme de la prouver, que, ne sachant comment le faire, il essaye d'étabhr sa prémisse en supposant prouvé ce qu'il voulait
(1) Ce n'est plus môme une hypothèse probable depuis l'établissement de la théorie atomique ; car il est maintenant certain que les particules intégrantes de divers corps ne pèsent pas également. Il est vrai que ces particules pourraient ne pas être les derniers éléments de la substance, bien qu'elles soient des minima au point de vue de la combinaison chimique ; et ce doute seul rend admissible l'hypothèse, même à titre d'hypothè?e.