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VIVRE POUR AUTRUI

Avis. Li ™*Tnrtriti(m, et, d'une autre part, coordonne la vie de relation en liant ses «««gion active avec les nerfs moteur». Mais m région affective n a de oonneiL . no (tj ^ ^^ y^e ^m (jenl sutres régions. Ce centre essentiel M tou | cnlonD ,je ggg organes. Envers le reste du cerveau, i'Inttrmitlenoe Pe"Uon oérébrile, sons l'impulsion de laquelle les deux antres

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831, démon Système de politique positive. Il Gall.

Amm COMTE,

(10, rue Monsieur-le-Prinoe.)

INTRODUCTION FONDAMENTALE. — iCHÀPOTK TROISIÈME. 72Ï

démontrera de plu» en plus la maxime fondamentale déjà posée, dans mon discours préliminaire*: l'esprit- na peut jamais choisie qu'entee deux sortes de maîtres,, les penchants personnels et les penchants sociaux. Quand il se croit libre», il obéit seulement k l'égoïsme, dont l'ascendanlyplus énergique et plus habituel, est plus spontané et moinssentique celui de L'altruisme. Nonr> seulement l'impulsion morale détermine chaque office intellect tnel, mais elle en stimule toutes les opérations spéciales ; connue raTait très-bien reconnu Broussaisavant mêpae qu'il eût adopté, la doctrine de Gall. La moindre attention» dépend toujours d'une affection quelconque, encore plus indispensable à la mé* ditaftion proprement dite*. D'immenses éYénements, surtout ce-» lestes, s'accomplissent souvent sans attirer les, regards d aucun être vivant r même humain^ quand, ils a'offrent aucune relation* directe ou indirecte, avec sa- vie céelle^ Au contraire, chacun se sent profondément troublé. par toute suspension apparente de Tordre natureL qui règle s* conduite habituelle*. En second, lieu,, l'esprit ne dépend pas .moins, du caractère que du cœur. Car, le courage* la prudence, et . la fermeté sont tout autant indispensables, quoique sous d'autres modes, au vrai théorie cien qu'au pur praticien* Je ferai souvent sentir, en sociologie, que l'avortement de l'esprit est presque toujours dû au dérégie-* ment du cœur ou à l'impuissance du caractère, encore davantage qu'à l'insuffisance, mentale. Tandis qu'on reconnaît la réaction, favorable ou funeste, que les fonctions purement végétatives exercent habituellement sur* l'intelligence, il serait étrange que la région spéculative du cerveau fût jamais indépendante des deux autres.

Néanmoins, quoique cette synergie cérébrale soit la plus complète et la plus importante de toutes, on ne doit pas lui accorder, comme le fit Gall, une attention exclusive. C'est pourquoi ma théorie subjective, an lieu d'isoler le cerveau de.

l'ensemble de l'organisme, tend à mieux spécifier ses rapports nécessaires aux principaux appareils, outre la commune influence du double système vasculaire. Sa région spéculative et sa région active lui fournissent respectivement des liens directs avec les organes sensitifs et les organes moteurs. Loin d'offrir aucun caractère fortuit, ces deux relations spéciales expliquent, dans la théorie que je viens d'établir, l'intermittence qui distingue ces deux ordres de fonctions cérébrales. Ainsi rattachées au monde extérieur, soit pour l'apprécier, ou pour le modifier, l'intelligence et l'activité participent nécessairement aux vicissitudes périodiques qu'éprouvent les appareils externes de la vie animale. Le sentiment, au contraire, constituant le vrai centre de l'existence vitale et l'unique source du plein consensus, n'a que des organes purement intérieurs, sauf leurs réactions directes mais exceptionnelles sur les principaux muscles. Il devient ainsi susceptible de la perpétuité qui distingue cette existence centrale, d'où dépend la continuité totale de la vie cérébrale, malgré l'intermittence nécessaire des autres fonctions de l'âme. Ge caractère rapproche la vie affective de la vie végétative, conformément à leur commune importance. Aussi la nouvelle théorie du cerveau régularise-t-elle leurs liens directs, en faisant spécialement aboutir à la région instinctive les nerfs nutritifs, conducteurs naturels de ces influences réciproques. D'après ces trois ordres de relations étrangères, combinés avec les rapports mutuels des trois appareils cérébraux, cette construction subjective semble donc satisfaire à toutes les conditions essentielles d'un tel problème, qui ne doit pas ici nous occuper davantage.

Mes premières méditations philosophiques avaient profondément senti à la fois la portée et l'insuffisance de la fondation scientifique de Gall, comme de la tentative historique de Gondorcet. Depuis une génération, j'ai toujours poursuivi leur

commune refonte, mais d'abord sans reconnaître assez leur intime connexité, qui m'était encore trop confuse, quand j'écrivis, en 1837, le chapitre qui concerne la physiologie cérébrale dans mon ouvrage fondamental. L'entière terminaison de ce grand traité, par l'irrévocable réalisation du projet de Condorcet, attira seule mpn attention systématique vers sa vraie relation avec l'entreprise, presque autant avortée, quoique sous d'autres formes, de mon second précurseur nécessaire. Quand j'eus fondé la sociologie, je compris enfin que le génie de Gall n'avait pu construire une véritable physiologie du cerveau, faute de connaître les lois de l'évolution collective qui seule en doit fournir à la fois le principe et le but. Je sentis dès lors que cette tâche, que jjattendais auparavant des biologistes, appartenait à la seconde partie de ma propre carrière philosophique. Bientôt je reconnus même que son principal accomplissement devait précéder et préparer mon traité actuel, souvent promis déjà pour la systématisation directe de la science universelle. A la fin de 1846, je commençai cette construction difficile par la composition décisive du tableau précédent, qui n'a reçu ensuite que des améliorations secondaires, tendant surtout à y mieux distinguer l'étude biologique de l'inspiration sociologique. Dès ce début, je ne cessai d'espérer que je parviendrais à fonder une théorie subjective du cerveau, quand le cours normal de mes travaux me conduirait à la partie de ce traité où elle devait être placée. Je suis maintenant convaincu que cet espoir est ici réalisé, du moins pour mon propre usage, et aussi au profit habituel de tous les penseurs qui s'établiront au même point de vue encyclopédique, après en avoir assez rempli les conditions naturelles.

Pendant tout le cours de cette construction, je me suis efforcé de ne jamais excéder les limites normales de positivité que j'avais d'abord assignées à ma méthode subjective. Ma théorie

statique du cerveau se trouve autoi moins précise, et même moins convaincantiyque k théorie dynamique d'efc eHeémane. Sans ce premier état, elle ne comporterait aucune représentation graphique, puisque k forme et k grandeur deoheque siège y restent encore indéterminées. Cette taetasiott des figures, «loin de m'offirir d'ailleurs aucun inconvénient grave, taesembk propre à mieux écarter le charlatanisme et k taédmerité, en concentrant davantage une telle étude shei les seuk penseurs capables dç k suivre aisément sansofe secours fallacieux. H appartient maintenant*» aotftomistes quisattront renoncer systématiquement è leur* dissections arbitraires, dectompléter àpes- 4eriori mes solutions et mes preuves, en réalisant le. eépara&m nécessaire dee dîxvhuit éléments que je vieqji d'établi* è priari dans l'appareil cérébral. L'existence de ces organe* tnè pesait «usai démontrée déjà-que kcomporte k seuk méthode^repe à instituer une teUe doctrine^ Savers^eux, jome àuk unique ment servi du principe de k position, «qoe l'ensemble de Upkh losophie anatomique représente, depuis longtemps, comme h meilleure base de toute construction statique. Je ne cafcins pas que les travaux ultérieurs changent gravement aucune de ose déterminations des sites cérébraux. Mais, dans un: sujet quelconque, la plénitude de la démonstration ne peut jamais résulter que d'un suffisant concours entre k méthode subjective et la méthode objective. La première devait ici prendre l'initiative, et je dois attendre une convenable intervention de l'autre, dont l'emploi ne m'appartient pas. Il ne fout point d'ailleurs attacher une importance exagérée à ce complément anatomique. Quoique la structure du foie soit maintenant connue avec une minutieuse exactitude, sa fonction végétative n'est guère moins obscure qu'auparavant. L'étude totale du cerveau est au fond, plus avancée déjà, malgré l'extrême imperfection de son anatomie spéciale.

Je crois avoir ici atteint, à cet égard, mon but essentiel, consistante instituer enfin la théorie positive de l'âme, d'après une oombinaison normale entre le point de vue biologique et le peint de vue sociologique. Désormais liée irrévocablement à l'ensemble delà science finale» cette grande étude ne peut plus être entravée par une ténébreuse théologie, ni par une nébuleuse métaphysique. La vraie connaissance de l'homme intellectuel, et surtout moral, n'a fait aucun pas capital depuis la fin du moyen âge : elle s'est même altérée gravement, à beaucoup d'égards, sauf che* les principaux mystiques, qui seuls nous en ont, à leur manière, dignement transmis l'ensemble. Sous l'admirable impulsion de Gall, cette doctrine a prie enfin un caractère systématique, par une conciliation provisoire entre les conoeptions statiques et les notions dynamiques. Quelque éphémère que dût être cette construction originale, elle me permit 4e fonder la sociologie. Maintenant la science finale vient de xéagir sur la -dernière théorie préliminaire d'où avait dépendu son avènement. Cette réaction normale systématise définitivement une conception d'abord empirique, dont tout le succès était dû au génie de son fondateur, qui ne pouvait avoir de suo- . «esseur spécial. Ainsi constituée, la physiologie du cerveau sortira bientôt de la stagnation où elle se trouve depuis sa première ébauche, malgré les efforts accessoires de Spurzheim, et même de Broussais. L'ensemble de ce Traité la liera profondément au système entier de la vraie religion, et, par suite, à l'intime régénération de l'humanité. Son étude va donc échoir dignement à des penseurs encyclopédiques, sous l'impulsion continue des plus grands intérêts sociaux.

Les principales applications de la théorie cérébrale ne seront pas entravées gravement par l'indétermination secondaire que je devais y laisser. En s'y bornant au nombre et à la situation des organes, sans spécifier leur forme et leur grandeur, on n'ai-

tère nullement son efficacité logique, comme moyen général de résumer et de coordonner toutes les saines études dynamiques, toujours dirigées vers des conclusions statiques. Cet office fondamental ressemble beaucoup à celui que les géomètres retirent des courbes pour mieux penser aux équations, dont la discussion directe resterait incohérente sans la condensation graphique admirablement instituée par Descartes. Toutes les études propres à chaque fonction de l'âme se concentrent de même sur l'organe correspondant, ainsi devenu l'équivalent logique de leur ensemble, qui né comporte aucune autre représentation naturelle. Ce service habituel n'exige point que la détermination statique soit poussée plus loin qu'elle ne l'est ici La courbe perfectionne souvent l'étude générale de l'équation quand son ébauche se borne encore à l'appréciation- initiale, quoique sa figure ne puisse alors être tracée sans hypothèse. Pareillement, la situation et le nombre des organes cérébraux pourront suffire aux penseurs bien préparés pour mieux comparer et caractériser les fonctions de l'âme. Envers les principales, il faut déjà remarquer que les mêmes expressions, inférieurs, moyens, et supérieurs, qualifient à la fois les penchants et leurs sièges, jusque dans le langage usuel. Gela suffit pour indiquer combien la situation est apte à représenter la fonction.

Une telle harmonie entre le cerveau et l'âme peut seule systématiser les observations journalières sur le cœur, l'esprit, et le caractère, des animaux, des hommes, et des peuples; de manière à utiliser des appréciations qui se perdent faute de lien. Après avoir construit mon classement fondamental, j'en ai souvent fait, avec beaucoup de fruit, cette application pratique, en même temps qu'il servait de guide général à mes méditations nouvelles. Cette construction publique de ma théorie cérébrale me permettra d'augmenter son efficacité philosophique, et

même personnelle. Tous les vrais penseurs s'habitueront ainsi, dans ce grand sujet, à passer sans effort de l'acte à l'agent, ou réciproquement, mieux qu'envers les autres études vitales, qui ne comportent ni n'exigent autant de précision. La connaissance, et par suite le traitement, des maladies mentales et morales pourront alors se dégager enfin d'un désastreux empirisme* qui livre trop souvent le plus difficile des offices médicaux aux esprits et aux cœurs les moins dignes. En outre, l'étude intellectuelle et morale des animaux, bornée encore à des travaux isolés, prendra bientôt un caractère normal et une marche continue, de manière à perfectionner graduellement la théorie positive de la nature humaine, ainsi liée à tous les types de vitalité.

Mais l'application la plus directe, la plus étendue, et la plus décisive d'une telle construction biologique doit concerner la sociologie d'où elle émane. Déjà mon discours préliminaire en a souvent fait un usage implicite, qui, devenu désormais explicite, prendra, dès le volume suivant, plus de consistance et de netteté. Je dois ici me bornera signaler la manière dont cette théorie du cerveau perfectionne aussitôt la position fondamentale du grand problème humain, subordonner l'égoïsme à l'altruisme. La question consiste alors à faire que les trois instincts sociaux, assistés des cinq organes intellectuels, surmontent habituellement l'impulsion résultée des sept penchants personnels, en réduisant ceux-ci aux satisfactions indispensables, pour consacrer les trois organes actifs au service de la sociabilité. Ainsi, la biologie aboutit à poser le problème général que la sociologie peut seule aborder, puisque son unique solution normale résulte de l'aptitude nécessaire de l'état social à développer nos attributs supérieurs et comprimer les inférieurs.

Cette conclusion scientifique justifierait assez l'extension spéciale que je viens d'accorder à ma théorie simultanée du cer-

veau et de l'âme. Hais, en appréciant une telle construction sous le simple aspect logique, elle peut ici servir, comme type fondamental, pour mieux caractériser la systématisation finale de toute la biologie, but essentiel de l'ensemble de ce chapitre. En effet, chaque partie principale de l'étude abstraite de la vie doit, à son tour, comporter une équivalente régénération, d'après une semblable prépondérance de la méthode subjective, convenablement assistée par l'esprit objectif, suivant le plan général que j'ai expliqué. Ce type spontané est surtout propre à bien caractériser l'institution fondamentale des hypothèses, dont la biologie ose à peine s'aider, quoiqu'elle en ait plus besoin qu'aucune autre science préliminaire. La nature du problème cérébral m'obligeait ici à faire l'usage à la fois le plus hardi et le mieux motivé de ce principal artifice logique, si familier à la cosmologie. Son véritable esprit, expression directe du régime relatif, consiste partout à instituer toujours h meilleure hypothèse compatible avec l'ensemble des documents obtenus. Ce mérite, naturellement variable avec la destination, est ordinairement caractérisé par la simplicité, la beauté, ou l'utilité , suivant que les conceptions doivent être scientifiques, esthétiques, ou pratiques. Ici, où les trois ordres de spéculations concourent nécessairement envers leur source commune, il faut que l'hypothèse proposée sort à la fois la plus simple, la plus belle, et la plus utile. Ce cas était donc le plus propre de tous à caractériser une telle institution logique.

J'ai assez apprécié maintenant, sous tous ses aspects essentiels, la systématisation finale que le principe sociologique peut seul procurer à la biologie. En comparant ce chapitre au précédent, son extension supérieure se trouve conforme k h prépondérance que doit acquérir l'étude de la vie dans Je régime définitif de la philosophie naturelle. La marche didactique, nécessairement subordonnée à l'initiation collective, fait d'à-

bord prévaloir l'étude du monde commet première source des, lois et des méthodes positives. Mais ce régime préparatoire est; autant restreint à l'enfance de l'individu qu'à celle de l'espèce* En le régularisant dans ce volume préliminaire, je n'y devais point oublier que l'ensemble de ce Traité se trouve directement consacré à systématiser l'état final de pleine maturité, mentale et morale. Or, sous ce régime normal, l'étude de la vie, immédiatement liée au service, théorique et pratique, du vrai Grand-Être, prévaudra nécessairement sur celle du monde, qui ne s'y rattache qu'indirectement.

D'après l'ensemble de cette Introduction, la philosophie positive se décompose d'abord en philosophie sociale et philosophie naturelle, dont la seconde sert de préambule fondamental à la première, seul objet définitif, de nos spéculations réelles. Cette indispensable préparation, scientifique et logique, exige que la philosophie naturelle se divise, à son tour, en deux grandes sciences, la cosmologie et la biologie, successivement destinées à étudier abstraitement le monde et la vie. Les deux termes généraux de ce dualisme théorique ne peuvent jamais rentrer l'un dans l'autre, puisque l'organisme ne résulte point du milieu,quoiqu'il le suppose. Ainsi la seconde étude repose sur la première, comme leur ensemble sert de base, d'abord indirecte, puis directe, à la science universelle. Dès lors, le dogme positif, d'où résulte la vraie religion, passe de l'état primitif de combinaison binaire à l'état définitif de succession ternaire. La raison publique doit habituellement l'employer sous cette dernière forme, sans le décomposer davantage, quoique l'office sacerdotal exige une série encyclopédique plus développée, surtout pour l'éducation. Il faut donc concevoir enfin l'ensemble de la philosophie positive comme constituant une progression systématique, commençant à la cosmo-

logie, cheminant par la biologie, et aboutissant à la sociologie. Ses deux premiers termes développent séparément, l'un la notion d'ordre, l'autre celle de progrès, dont son terme final in* stitue seul la combinaison générale, sous l'impulsion continue du sentiment fondamental qui dispose chacun à vivre pour autrui.

(iiMooé à la page I7S.)

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